Quels projets d’urbanisme et de transports doivent transformer le visage de Marseille en 2026 ? Tour d’horizon des chantiers qui se terminent, ceux qui démarrent et ceux à venir.
Ça y est, 2025 est derrière nous ! Cette année aura vu plusieurs projets d’urbanisme se concrétiser à Marseille. Du plus brillant, comme la Bonne Mère redorée, au plus patrimonial, comme la restauration de la plus vieille maison de la ville, l’hôtel de Cabre. Sans oublier une transformation incontournable du centre-ville : la place Castellane, grand rond-point devenu véritable place publique avec terrasses et fontaine avec l’arrivée du tramway.
Place désormais aux grands chantiers qui devraient attirer l’attention des Marseillais en 2026.
La carte interactive des projets d’urbanisme à Marseille
Les inaugurations attendues en 2026
Le nouveau tramway T3 s’étire du Nord au Sud
Après des années de travaux, la première phase du prolongement du tramway T3 vers Gèze au Nord et La Gaye au Sud mené par la Métropole Aix-Marseille-Provence entre en service ce mercredi 7 janvier. La nouvelle ligne se rallonge de plus de six kilomètres supplémentaires avec 11 nouvelles stations.
La seconde phase d’extension, sera la plus importante percée au Nord. Elle vise à relier Gèze à La Castellane en 2029 avec la création de 14 stations, en passant par le littoral.
Rue d’Aubagne : un « lieu ressource » sur le site des effondrements
Un autre projet très attendu, avec un caractère plus symbolique, celui du « lieu ressource » sur le site des effondrements de la rue d’Aubagne. Plus de six ans après le drame, l’espace où s’élevaient les n°63, 65 et 67 ne va pas rester vide.
En 2024, la Ville de Marseille a présenté l’aménagement public qui y prendra place. Ce site est pensé comme un patio méditerranéen avec un jardin partagé, un petit bâtiment public et un lieu de recueillement.
Les travaux compliqués dans ce site contraint doivent aboutir à une livraison au premier trimestre 2026 selon les architectes.

Le premier lifting de Noailles terminé
Dans le même temps, c’est la rue d’Aubagne et Noailles qui sont en chantier pour requalifier les espaces publics du quartier. Les pavés remplacent le bitume avec un rafraîchissement plus général (plantation d’arbres, installation de corbeilles, de fontaines à boire, de bancs, arceaux vélos et mise en valeur des éléments patrimoniaux).
Cette première phase de rénovation à 1,2 million d’euros concerne la rue Méolan-et-du-Père-Blaize, le bas de la rue d’Aubagne, la rue du Musée, et la rue Longue des Capucins. Elle doit être terminée d’ici février ou mars 2026.
Avant une seconde phase qui requalifiera tous les espaces publics du quartier entre mi-2026 et fin 2027. Elle concernera notamment la place du 5-Novembre et la place des Halles Delacroix, qui doivent retrouver un nouvel éclat.
Le grand campus numérique « La Plateforme » à Cazemajou
L’immense campus du numérique La Plateforme est en chantier du côté d’Euroméditerranée 2, dans le secteur Cazemajou (15e). La première phase de ce projet de près de 25 000 m2 doit aboutir fin 2026 avec la livraison d’une école flambant neuve pour 3000 élèves dessinée par Encore Heureux Architectes.
La seconde phase se concentrera sur une grande résidence étudiante de 6000 m2 pour 170 chambres et 230 lits. Toit-terrasse, auditorium, city-stade, restaurant de type food court… le campus accueillera également une antenne de la Cinémathèque française et trois salles de cinéma.
Le campus Omnes en terre crue doit ouvrir aux étudiants en 2026
Autre campus attendu, celui du groupe Omnes Education, du côté de la Porte d’Aix, entre la gare Saint-Charles et la Joliette, sur la place Marceau. Sous la direction de l’agence AT Architectes, ce projet de 6 300 m2, porté par le promoteur Redman et la Caisse d’Epargne Cepac, accueillera près de 2000 étudiants en 2026.
Sa particularité : il est édifié avec des blocs de terre crue préfabriqués pour viser une construction bas carbone, et sera également raccordé à la boucle de géothermie marine Thassalia.
Corinne Vezzoni transforme l’ancienne usine Ricard en campus
Le tiers-lieu de l’innovation éducative l’Épopée va transformer les 4200 m2 l’ancienne usine Ricard de la rue Berthelot à Sainte-Marthe (14e) en campus de formation. Projet à près de 18 millions d’euros, la Factory de l’Épopée devrait ouvrir fin 2026. De la petite enfance à l’insertion en passant par une business school, un large panel éducatif sera proposé.
Le nouveau bâtiment du SAMU de la Timone ouvrira en avril
Côté santé, alors que de nombreux chantiers concernent les hôpitaux de Marseille, les travaux du nouveau SAMU Timone doivent aboutir en avril 2026. Plus moderne et accueillant, le bâtiment de 4 500 m2, réalisé par CRR, UNIC architecture, et le constructeur SPIE Batignoles Sud-Est, doit répondre à la hausse des urgences sanitaires à venir.
L’OM déménage au Prado
Le siège de l’Olympique de Marseille va quitter ses locaux de la Commanderie pour déménager au 480 avenue du Prado, plus près du Vélodrome. Ce bâtiment en « L », de plus de 3 000 m2, au pied de la colline du Roucas-Blanc, se situe à mi-chemin entre les plages du Prado et le stade. Le chantier est en cours pour accueillir dans ce nouveau siège l’ensemble des équipes administratives et corporate de l’OM, ainsi que les collaborateurs de MARS360. Le Centre d’entraînement Robert Louis-Dreyfus restera dédié aux activités sportives.

Un nouvel hôtel avec bar en rooftop boulevard des Dames
Le groupe allemand Ruby Hotels a jeté son dévolu sur Marseille pour ouvrir son premier établissement en France. Avec son concept « luxe abordable », l’hôtel prévoit un restaurant et un bar 24h/24 sur son rooftop vue mer. Pour cela, il transforme un ancien immeuble de bureaux de 8 778 m2 pour huit étages sur le boulevard des Dames. Ouverture prévue dans les prochains mois.
Domaine de la Bétheline : agriculteurs, halles et cuisine de chefs
Comme le Vallon des Hautes Douces du côté de la Treille (11e), le domaine de la Bétheline derrière Château-Gombert (13e) a été préservé de l’urbanisation pour retrouver une vocation agricole. Sur ses 22 hectares, un tiers-lieu agroécologique et inclusif prend forme depuis l’an dernier. Cette année, un laboratoire alimentaire avec une résidence de chefs, des halles de producteurs et un ÉSAT y pousseront.
Aux Crottes, l’ancienne manufacture Moncada reconvertie en logements
À Marseille, l’ancienne manufacture Moncada aux Crottes (15e) fait l’objet d’une grande réhabilitation. « Le Hameau de La Tulipe » doit proposer 40 logements en 2026. Malgré des prix de vente élevés pour ce quartier prioritaire, le promoteur promet des loyers accessibles aux habitants.
Mais c’est tout le quartier des Crottes, unique noyau villageois du secteur d’Euromed 2, qui est en chantier pour être entièrement réaménagé d’ici 2028. En plus des nouveaux espaces publics, autour de la future place Moncada, l’ancienne savonnerie de La Tulipe se transformera en repère hip-hop et un hôtel doit s’élever en face.
> Les infos sur le Hameau de La Tulipe
> Les infos sur la rénovation des Crottes
À Belsunce, l’îlot Velten renaît entre cantine solidaire et logement social
Après l’aventure Coco Velten en haut de Belsunce, portée par Yes We Camp, Marseille Habitat poursuit les travaux de rénovation de l’îlot Velten. Cantine solidaire, hébergement d’urgence et logement social… Le nouveau site de 4 000 m2 doit ouvrir fin 2026 pour un investissement de 17 millions d’euros au total.
L’ex-silo à sucre du port se transforme en data center
En bordure de l’autoroute A55, sur le périmètre du Grand port maritime de Marseille (GPMM), le bâtiment triangulaire des années 1960 était bien reconnaissable. Cet ancien silo à sucre, à l’abandon depuis 2015, a récemment disparu. À la place, le géant mondial des data centers, Digital Realty, y construit son 5e centre de données à Marseille : MRS 5. Le projet n’a pas manqué de soulever des inquiétudes et oppositions de citoyens et associations concernant notamment son impact énergétique.
Au Plan d’Aou dans les quartiers Nord, 71 villas sortent de terre
Une série d’opérations de rénovation urbaine a commencé depuis les années 1990 sur le plateau du Plan d’Aou dans les quartiers Nord (15e). La réhabilitation d’une grande partie des logements, puis l’inauguration de la médiathèque Salim-Hatubou en 2020, avant de nouveaux espaces publics avec jeux d’enfants en 2021.
En 2025 a débuté le chantier de la future résidence « Vision d’Aou ». Un projet à 18,6 millions d’euros, porté par le groupement Érilia, Demathieu Bard Immobilier et Ekinov, qui doit aboutir en 2026 avec la création de 71 maisons individuelles, et 35 appartements dans des immeubles bas, restreints à trois niveaux. Les logements seront proposés en accession à la propriété abordable grâce au bail réel solidaire (BRS).
Au pied du fort Saint-Nicolas, un nouveau collège fait sa rentrée
Depuis 1863, la Caserne d’Aurelle trône au pied du fort d’Entrecasteaux, partie haute du fort Saint-Nicolas, en surplomb du Vieux-Port de Marseille. Après avoir accueilli un temps une base logistique pour le cinéma, le site se transforme désormais en collège pour 720 futurs élèves. Il portera le nom « Gaston-Deferre ». En effet, il accueillera en 2026 les 510 collégiens de l’actuel établissement du même nom, à quelques rues de là.
C’est ce que promet le Département des Bouches-du-Rhône, qui a récupéré ce site municipal pour bâtir le futur collège chiffré à 39,5 millions d’euros.
Les chantiers qui débutent ou se poursuivent en 2026
Le J1 sort enfin la tête de l’eau avec le lancement des travaux ?
C’est un immense hangar qui semble flotter sur l’eau à la Joliette, hérité des grandes heures du port maritime de Marseille, mais à l’abandon. Depuis 2016, le Port travaille sur son avenir. Il a présenté en 2019 le projet de « temple des loisirs » porté par groupement Adim Provence (groupe Vinci) avec l’agence Reichen & Robert.
Mais depuis, les problèmes se succèdent. Un désistement d’investisseur, la hausse des prix des matières premières post-covid, et un recours contentieux ont largement retardé et « rationnalisé » le projet. Un nouveau permis a été accordé en mars 2025. Il prévoit, entre autres, restaurants, bureaux, lieux de formation, une vaste « canopée » où s’installera un jardin de 3 000 m2 entre le J1 et le J2. Mais aussi un espace muséal de 3 500 m2 dédié au monde maritime et un complexe hôtelier haut-de-gamme sur 8 000 m2 pour 196 chambres.
Sauf énième contrecoup, le chantier doit démarrer cette année. Le Port de Marseille-Fos devrait en dire plus à l’occasion de ses vœux à la presse le 20 janvier.
M99 : la dernière grande tour d’Arenc s’élève
Après la tour CMA CGM de Zaha Hadid, La Marseillaise de Jean Nouvel, la Porte Bleue de Jean-Baptiste Pietri et Le Mirabeau de Hala Wardé, la tour M99 devrait être l’ultime immeuble de grande hauteur à s’élever dans la skyline d’Arenc.
Le groupe Constructa et son directeur Jean-Baptiste Pietri ont posé la première pierre officielle de la future tour en mai 2025. Elle s’élèvera à 99 mètres de haut d’ici 2028 et sera « la première tour d’habitation en France depuis 50 ans ». M99 proposera des résidences de luxe, une résidence sociale étudiante et un hôtel quatre étoiles de 130 chambres.
À la Belle de Mai : une médiathèque dans une ancienne usine
Aucune piscine ni bibliothèque dans les 2e et 3e arrondissements de Marseille et leurs plus de 60 000 habitants. Mais plus pour longtemps. Si la piscine de Bougainville n’est pas attendue avant 2027 (voir plus bas), la future médiathèque de la Belle de Mai est en chantier rue Loubon (3e), dans une ancienne fabrique de farine du 19e siècle. Bien plus qu’un espace de documentation, le projet prévoit une salle de concert et un restaurant.
L’ouverture est attendue début 2027.
Le nouvel hôpital femmes-parents-enfants de la Timone en chantier
La première pierre avait été symboliquement posée par la ministre de la Santé et les élus locaux juste avant l’été, et depuis la fin de l’été 2025, les pelleteuses ont démarré leur travail. Le permis de construire du futur hôpital pour enfants de la Timone a enfin été accordé en novembre, et le chantier peut véritablement démarrer.
Avec ses 49 000 m², ses 400 lits et un investissement de 266 millions d’euros, le futur établissement accueillera, d’ici fin 2028, l’ensemble des activités dédiées aux femmes, aux couples et aux enfants actuellement réparties entre plusieurs sites à Marseille.
Une quarantaine d’écoles en projet
Après avoir été qualifiées de « honte de la République » en 2016 par Libération pour leur vétusté, les écoles de Marseille ont vu naître un grand plan de rénovation et de reconstruction estimé aujourd’hui à environ 1,5 milliard d’euros et financé en partie par l’État via le plan Marseille en Grand.
Au-delà des rénovations, 188 établissements seront totalement réhabilités ou construits. La mairie vante déjà l’inauguration d’une quinzaine d’établissements scolaires neufs, même si certains étaient déjà programmés avant le lancement du plan. Désormais, elle indique que près d’une quarantaine sont en travaux ou en phase d’étude. Les premières inaugurations de cette seconde phase sont attendues en 2027.
Les parcs poussent à Bougainville, Foresta, L’Annonciade, Air Bel…
Une série de nouveaux parcs sont en projets, notamment dans les quartiers Nord de Marseille. À commencer par la seconde partie du parc de Bougainville, dont la première moitié a été livrée en 2024, et qui devrait atteindre quatre hectares en 2027.
Mais la Ville vient dernièrement d’acter le principe de rachat de 13,7 hectares du parc Foresta, à la Viste (15e), ainsi que de ses lettres géantes « Marseille », pour « en faire un espace ludique destiné aux habitants ». Le projet pourrait débuter cette année.
Plus au Nord, au pied du massif de l’Étoile, l’ancien domaine de l’Annonciade va entrer en chantier en 2026 pour devenir un parc de deux hectares d’ici 2027.
Parmi d’autres quartiers moins bien dotés, la cité Air Bel va également voir naître un nouveau parc de trois hectares. Les travaux pourraient débuter en « juin 2026 » pour une livraison « en 2027 », selon la maire adjointe Samia Ghali.
L’historique théâtre du Gymnase entame sa rénovation
Fermé depuis 2020, le plus ancien théâtre de Marseille, celui du Gymnase (1804), voit enfin débuter son vaste chantier de réhabilitation. Lancés mi-novembre, les travaux doivent redonner tout son éclat à cette salle emblématique de la Canebière pour un coût de 18 millions d’euros. Réouverture prévue à l’automne 2027, avec une nouvelle brasserie.
Smartseille Odyssée, le futur quartier d’Euromed sort de terre
Un quartier de 42 000 m2, Smartseille Odyssée, va entrer en travaux en mars sur Euroméditerranée. Toit-terrasses, jardins partagés, thalassothermie, récupération des eaux grises, gymnase public… Eiffage porte ce projet de 280 logements (30% sociaux), 19 000 m2 de bureaux et un grand magasin alimentaire de 1 300 m2. Les premières livraisons sont attendues en 2027.
Cazemajou poursuit sa mutation
Juste à côté, c’est tout le secteur Cazemajou qui est en chantier sous la houlette d’Euroméditerranée. Le collège Loyola a vu le jour en 2025, avant l’ouverture cette année du campus La Plateforme et de l’immeuble de bureau Phocéa. Ou encore le programme « Cap M’ » de 130 logements sur 9 000 m2 qui doit aboutir début 2027. Dernièrement, Redman et Icade ont été désignés pour aménager 15 000 m² de bureaux et logements sur 1,2 hectare de l’îlot Château Vert.
La future piscine de Bougainville doit ouvrir en 2027
C’est une piscine très attendue dans le secteur des 2e et 3e arrondissements de Marseille, qui ne compte aucun bassin de natation public. À Bougainville, rue Caravelle (3e), à côté du nouveau parc du même nom et au pied de la cité Félix Pyat, la future piscine municipale est en chantier pour 19 millions d’euros.
Porté par le groupement de RAUM, atelier d’architecture nantais, le projet prévoit un bassin sportif de 312 m² avec 5 couloirs de nage. Mais aussi un bassin d’apprentissage de 100 m², une pataugeoire avec des jeux pour enfants et des aménagements extérieurs comme un solarium végétalisé et 500 m² d’espaces verts seront aménagés.

Le chantier pharaonique de la gare Saint-Charles débute
« Les Halles Saint-Charles ». C’est le nom du projet d’extension à un milliard d’euros de la gare de Marseille. Un chantier pharaonique, lancé en fin d’année en présence du président de la République. Il vise à transformer cette gare en « cul-de-sac » en gare traversante souterraine. En surface, Saint-Charles va subir une immense requalification urbaine avec, notamment, 4 000 m2 de nouveaux espaces verts. La fin des travaux est attendue d’ici 2035.
Ce projet s’inscrit dans celui, plus vaste, de la Ligne nouvelle Provence-Côte d’Azur (LNPCA). Elle vise à rénover et améliorer le réseau de trains de la région. À Marseille, pour traverser la ville et gagner du temps, un tunnel de 8 kilomètres va être percé pour desservir Saint-Charles.
Nouveau siège du Port, hangar J0 : La Joliette change de visage
La place de la Joliette se prépare à changer de visage avec le projet « Le Phare ». Ce vaste programme urbain vise à construire et réhabiliter près de 30 000 m2 de bâti au total. Et reconfigurer ainsi la perspective de la place et du quartier.
L’opération prévoit, en plus du nouveau siège de 8 800 m2 pour le Port de Marseille-Fos, de bâtir ou réhabiliter 20 000 m² d’espaces supplémentaires, comprenant les halles du hangar J0 de 3 000 m2 , rénovées et ouvertes au public avec restos, musée et esplanade, ainsi qu’un grand immeuble de bureaux.
Dessiné par l’architecte marseillaise Corinne Vezzoni et son confrère spécialisé en patrimoine, Philippe Matonti, le projet sera réalisé par un groupement mené par le groupe Eiffage. Une opération à 120 millions d’euros montée en partenariat public-privé qui débute en 2026 pour des livraisons entre 2028 et 2030.
Début du réaménagement de la plage des Catalans ?
Nous en avions fait l’annonce en 2022, la plage des Catalans, espace balnéaire au cœur de Marseille, va subir une grande rénovation. Réhabilitation des arcades, terrains de volley déplacés, plan de sable agrandi, implantation d’activités balnéaires et nautiques… Les grands principes sont actés.
L’avancée du projet s’est heurtée d’une part au projet immobilier voisin, Sea One, et d’autre part, aux études et analyses archéologiques, notamment concernant la tour du Lazaret. La municipalité espère désormais lancer le chantier en 2026, si les élections ne rebattent pas les cartes.
Si c’est le cas, les travaux se dérouleront par phases, pour réduire les fermetures de la plage, avec une livraison espérée en 2028.
Début de l’aménagement définitif de la place Providence
Fini le parking Providence. Depuis le 20 novembre 2024, une grande place publique a remplacé cet espace de stationnement derrière l’Alcazar à Belsunce. Un aménagement transitoire a dégoudronné en partie le site et installé des bancs, pergolas et estrades.
Avant la requalification définitive qui doit débuter en mars 2026 sous la houlette de la Soleam. La livraison de la nouvelle place est prévue fin 2027.
Le tramway des Catalans sur les rails ?
2,1 kilomètres de tracé entre la rue de Rome et le quartier des Catalans. Cette future ligne de tramway doit desservir quatre nouvelles stations, au niveau des places Estrangin, de la Corderie, Saint-Victor et du 4-Septembre, son terminus.
Ce projet n’a pas fait totalement l’unanimité. Mais la municipalité semble avoir fini par accepter l’idée malgré la volonté de prioriser les transports vers le Nord. De leur côté, les comités d’intérêt de quartier (CIQ) craignent un impact important pour la circulation automobile.
L’enquête publique doit débuter au printemps 2026. Si elle est favorable, la Métropole pourrait lancer le chantier « fin 2026 ou début 2027 ». Pour une livraison potentielle en 2029.
Les premières rames du nouveau métro Neomma débarquent
Nouveau style signé Ora Ito, moderne, connecté, climatisé… Le futur métro automatique de Marseille baptisé Neomma doit enfin se montrer dans les réseaux souterrains de Marseille en 2026. Une bonne nouvelle pour les usagers qui sont privés de métro du lundi au jeudi à partir de 21h30 depuis 2023, à cause précisément des travaux de modernisation.
Le projet estimé à 580 millions d’euros, dont 11 millions du gouvernement, vise à automatiser l’ensemble des deux lignes marseillaises pour augmenter leur fréquence et leur amplitude horaire. Le remplacement des anciennes rames par les nouvelles se fera très progressivement, d’ici 2027 ou 2028.
Le cinéma Le César s’apprête à reprendre vie
Le César, cinéma emblématique de la place Castellane, fondé par Marcel Pagnol en 1938, à l’abandon depuis des années, va renaître. La Ville de Marseille a préempté le droit au bail commercial et a sélectionné l’association des sociétés Lucernaire et du Théâtre des Criques pour relever ce défi.
Son projet de lieu culturel « innovant » réunira deux salles de cinéma d’art et essai, dont une de 90 places et une de 50 places. Viendra s’ajouter une salle de 200 places pour animer des projections de grands films ou des représentations de théâtre. L’association veut également y aménager un café-bar avec une restauration méditerranéenne et un espace librairie. Les travaux vont débuter cette année pour une réouverture attendue en 2027.
Les Galeries Lafayette se muent en pôle de culture, science et loisirs ?
Le conseil municipal de décembre a voté le principe d’acquisition des anciens locaux des Galeries Lafayette au Centre Bourse. Il vise à racheter les 30 000 m2 de locaux à la société Citynove en 2026. Une première phase d’occupation transitoire de trois ans doit aboutir à la création d’un « pôle culturel, scientifique et de loisirs ».
Un futur bâtiment signé Ricciotti à Luminy dédié aux biotech
Le chantier concerne le campus de Luminy à l’entrée des calanques de Marseille. Il s’agit de réaliser un nouveau bâtiment de 6 600 m2 signé Rudy Ricciotti, entièrement dédié aux « biotech », innovations qui utilisent les organismes vivants, la biologie et les nouvelles technologies dans la pharmaceutique, l’agriculture ou encore l’industrie.
Cet institut Ben-Ari d’Innovation, nommé Iben, doit voir le jour d’ici 2027. Pour le réaliser, le neuroscientifique de renommée mondiale, le docteur Yehezkel Ben-Ari, s’est associé au groupe Eiffage Immobilier Sud-Est et la société marseillaise d’investissement immobilier Tivoli Capital.
Theodora, l’immense campus du numérique doit s’élever à Gèze
Le groupe Unitel avait annoncé son projet Theodora en grande pompe en 2020. Cet immense campus et pôle urbain d’innovation numérique, étendu sur 35 000 m2, spécialisé dans l’intelligence artificielle, doit redessiner le quartier de Gèze dans le Nord de Marseille, à la lisière du futur grand parc des Aygalades.
Le projet a pris du retard. À la tête du groupe, Kevin Polizzi espérait « la pose de la première pierre en 2025 », mais elle devrait intervenir finalement cette année, après l’obtention du permis de construire en août dernier. La première phase de livraison du chantier pourrait intervenir entre 2028 et 2029, et une deuxième phase autour de 2030.

La grande dépollution du littoral Sud de Marseille se poursuit
Une pollution chimique de plus de 200 ans. Les usines de soude, de plomb, d’acide chlorhydrique, de soufre, de pétrole raffiné… ont poussé comme des champignons dans les calanques et le long du littoral Sud de Marseille, de la Madrague de Montredon jusqu’aux Goudes, Callelongue et même Sormiou.
Il aura fallu attendre longtemps avant que l’État et le pouvoirs publics ne se décident à dépolluer les dépôts toxiques un peu partout dans l’espace naturel. Le chantier sensible a enfin débuté en 2025 afin de traiter 20 sites pour 14 millions d’euros.
La première phase concernant sept dépôts aboutira autour de mars 2026. Avant une seconde phase de septembre 2026 à mars 2027, dans les secteurs de l’Escalette, et plus au sud, des Goudes et de Callelongue.
Dans les tuyaux, les futurs grands projets à suivre
Le boulevard urbain vert trace sa route vers la Pointe Rouge en 2027
Le Boulevard Urbain Vert, c’est l’alternative « mobilités douces » au dernier tronçon du Boulevard Urbain Sud, grande voie de circulation qui devait initialement poursuivre la rocade L2 de Saint-Loup jusqu’à la Pointe-Rouge. En conflit avec la Ville sur ce sujet, la Métropole a décidé que les 1 700 derniers mètres du tracé ne seraient pas dédiés aux voitures et aux bus, mais aux vélos et aux piétons.
Il s’agit d’aménager, pour un budget estimé à 4,8 millions d’euros, un parcours pédestre et cyclable entre le Décathlon du Roy d’Espagne et la mer, à la Point-Rouge avec jeux pour enfants, des tables de pique-nique, des bancs et parcours de santé.
La Métropole prévoit de lancer les études et procédures en 2026, les travaux mi-2027, pour une livraison espérée en 2028.
Le nouveau tramway de la Belle de Mai doit entrer en chantier en 2027
Le projet de tramway vers la Belle de Mai est un symbole du désenclavement des quartiers Nord dans le plan Marseille en Grand. Avec un budget, pour l’heure, estimé à plus de 170 millions d’euros, cette future ligne doit entrer en service d’ici 2030. L’État prévoit de la financer pour 72 millions d’euros.
Les institutions se sont mises d’accord sur le parcours que doit emprunter cette nouvelle ligne d’un peu plus de 3 kilomètres pour une dizaine de stations. Elle partira du boulevard Longchamp et empruntera le boulevard National jusqu’à Arenc. Mais elle bifurquera également de National en remontant la rue Loubon pour desservir le quartier de la Belle de Mai jusqu’à la place du Burel.
Ce tracé entrainera toutefois des démolitions concernant 56 parcelles qui suscitent des discussions. Elles devraient se poursuivre en 2026, alors que la Métropole prévoit de lancer les travaux en 2027.
> Les enjeux et le tracé du projet

Port : nouvelles gares pour la Corse et pour la croisière de luxe
Accueillir mieux et plus de passagers, voilà la priorité du Port de Marseille-Fos qui multiplie les chantiers à Marseille pour la croisière comme les ferries. Le terminal du Cap Janet doit finir sa rénovation en 2027 pour le Maghreb et une nouvelle gare maritime verra le jour en 2028 pour regrouper les départs et arrivées de la Corse à côté des Terrasses du Port à la Joliette.
Un autre projet, qui s’enlise depuis plusieurs mois, est de construire une gare de petite croisière de luxe sur le J4 en face du Mucem. La compagnie Ponant avait répondu au premier appel à projets avant de se retirer. Mais le deuxième appel à projets a également été infructueux.
L’instance portuaire portera donc elle-même ce projet en construisant une gare de 500 m2 pour accueillir 100 escales par an sur le J4. « Une installation modulaire temporaire sera installée en 2026 et une structure bâtie définitive en 2028 », nous affirme le port.
Un téléphérique entre l’aéroport et la gare de Vitrolles en 2030
Cela fait 10 ans que le projet est dans les tuyaux. Mais il doit réellement avancer après être entré dans le plan Marseille en Grand. Le projet de téléphérique entre l’aéroport Marseille-Provence et la gare de Vitrolles bénéficie donc d’un soutien de l’État afin d’entrer en service en 2030 pour un budget d’environ 43 millions d’euros.
Les passagers pourront parcourir le kilomètre qui sépare la gare et l’aéroport à 20 mètres d’altitude pour un trajet estimé à 6 minutes. Avec un départ toutes les 6 minutes, ce nouveau transport par câble, d’une capacité estimée de 1 000 voyageurs par heure, doit encourager à utiliser les transports en commun.
L’immense parc des Aygalades se dessine au Nord de Marseille
L’ancienne gare du Canet et son nœud ferroviaire, qui marquent une immense enclave dans les quartiers Nord de Marseille, se préparent à devenir un des plus grands parcs de la ville. Euroméditerranée a sélectionné le groupement de Michel Desvigne Paysagiste qui a présenté en 2025 son projet sur le thème de la « campagne provençale ».
Ce grand parc public doit atteindre 20 hectares et offrir une grande continuité végétale. Il reliera en effet le nouveau parc Bougainville jusqu’à Capitaine Gèze sur plus d’un kilomètre. Il doit créer une connexion naturelle avec le parc François Billoux à l’extrémité Nord. Sa livraison est attendue autour de 2030.
D’abord chiffré autour de 70 millions d’euros, Euroméditerranée a finalement parlé d’un budget de 166 millions d’euros au total.
> Le projet en détails et en images
La place Sébastopol poursuit sa nouvelle vie avant les grands travaux
Piétonnisation, végétalisation, peinture au sol… la place Sébastopol, auparavant dédiée en majorité au stationnement, a commencé sa nouvelle vie avec des aménagements transitoires depuis 2025. D’ici deux ans, un projet d’aménagement définitif va se dessiner avec la participation des habitants. La Métropole doit lancer les grands travaux en 2027.
La future médiathèque de Gèze bientôt dévoilée ?
Elle est loin d’être livrée, mais elle a été définitivement actée par le conseil municipal fin 2023. Une grande médiathèque de près de 3 000 m² doit voir le jour juste en face de la station de métro Gèze d’ici 2028. Au mieux.
Euroméditerranée est en charge des études et les institutions pourraient dévoiler le projet cette année.
> les dernières infos sur le projet

Une grande cité judiciaire à Arenc attendue en 2031
Annoncée par le garde des Sceaux Eric Dupond-Moretti en 2022, la création d’une immense cité judiciaire de 40 000 m2 à Marseille a suscité beaucoup de débats. Après de nombreuses tergiversations, le projet a été arrêté le 17 juillet 2025 à Paris. Il verra le jour dans le quartier d’Arenc.
Mais études et concours d’architecture n’ont toujours pas été lancés, pour ce projet qui ne verra pas le jour avant 2031.
Le grand projet de transformation du parc Chanot bientôt lancé ?
Ça bouge pour le parc Chanot, mais reste à définir à quelle vitesse. Cet immense site de 17 hectares en plein Marseille, dédié aux grands événements et exposition, a connu une gestion de la Safim durant 40 ans. Avant que le groupe Marseille Events n’en récupère la gestion en 2025.
La mairie souhaite depuis quelques années transformer, moderniser et ouvrir plus au public cet espace inauguré en 1906. Le nouveau gestionnaire a déjà entamé une série d’aménagements. D’abord avec la création d’une palmeraie et d’un nouveau jardin au Palais des Arts. En 2026, Marseille Events doit transformer 13 000 m2 d’esplanade pour un usage mixte loisirs et parking en fonction des évènements.
En 2027, la gestion du parc Chanot sera remise en jeu, mais cette fois, les candidats devront certainement porter aussi le grand projet de réaménagement du site. Peut-être sera-t-il dévoilé en amont.
Les piscines Nord et Luminy vont-elles enfin refaire surface ?
Après plus de dix ans d’abandon, les piscines Nord et Luminy ont espoir de reprendre vie. En 2024, la Ville de Marseille a lancé une consultation pour trouver le partenaire privé pour créer une société d’économie mixte à opération unique (Semop) afin de construire et gérer les deux futures piscines.
Mais le processus semble plus complexe que prévu, alors que la municipalité tablait sur 2027 pour les inaugurations. Le silence règne aujourd’hui sur ces « deux nouveaux équipements sportifs, aquatiques et aqualudiques » dont le coût était estimé autour de 75 millions d’euros. Les élections municipales pourraient être l’occasion d’annonces, ou de mutisme à ce sujet.


