Le groupement d’intérêt public (GIP) dédié aux projets de transports du plan « Marseille en grand » s’est réuni ce matin en préfecture. En question, le fléchage des 256 millions d’euros de subvention de l’État.

C’était en septembre 2021, au palais du Pharo. Le président de la République annonçait 1 milliard d’euros de l’État pour faire avancer les projets de transports dans le cadre du plan « Marseille en grand ». 256 millions d’euros de subventions directes, et 744 en avances remboursables pour 15 projets « prioritaires » dans la métropole.

Un an plus tard, ce jeudi 29 septembre, le groupement d’intérêt public (GIP) créé pour piloter ces grands chantiers se réunissait en préfecture pour faire un point d’avancement avec les différents acteurs impliqués. À savoir ses deux actionnaires, l’État (51 %) et la Métropole Aix-Marseille-Provence (49 %), ainsi que les maires des communes concernées.

Dont Benoît Payan pour Marseille, où 9 des 15 projets du plan sont prévus. « Aujourd’hui, l’État vient de faire des annonces très claires, chiffrées. Les 256 millions d’euros sont déjà sur la table », a-t-il lancé en sortie de cette réunion.

Selon la Métropole, l’État pourrait également augmenter cette enveloppe de subventions directes en réduisant celle des avances remboursables. Ceci pour deux raisons : la hausse des taux d’intérêt qui pourrait s’installer dans la durée, et l’accélération du plan.

80 % des subventions de l’État pour les quartiers Nord

Tramway de la Belle-de-Mai, BHNS, pôles d’échanges… Le développement des transports au Nord de la ville était évidemment au menu. Ces projets, prioritaires pour la municipalité afin de désenclaver ce territoire, semblent l’être aujourd’hui pour l’ensemble du GIP. État en tête, puisque sur les 256 millions d’euros de subventions qu’il débloque, 200 sont directement fléchés pour les quartiers Nord. Soit près de 80 % de l’enveloppe.

Pour arriver à ce chiffre, la Métropole détaille le fléchage de ce financement : 13 millions pour le BHNS B4 Capitaine Gèze – Fourragère, 9 millions pour le pôle d’échanges de Frais-Vallon, 2,9 millions pour celui de Saint-André, 72 millions pour le tramway de la Belle-de-Mai. Et enfin, 103 millions dans la phase 2 de l’extension du tramway T3, qui concernera surtout le nord, pour monter jusqu’à La Castellane en 2029.

L’intercommunalité ne compte pas les 17 millions d’euros de subvention pour la phase 1 de ce projet, même s’il prévoit un prolongement entre Arenc et Gèze, car il s’étend surtout vers le Sud de Marseille. Elle écarte également les 11 millions de l’État pour la modernisation du métro, qui concerne également le Nord.

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Le tramway vers le nord, station Abattoirs © Groupement Egis Rail, Stoa, CARTA Associés, Ora Ito

« Maintenant il faut qu’on accélère sur les études et les travaux », a lancé le maire de Marseille en direction de la Métropole. « On ne peut plus prendre de retard […] De réunion en réunion, on me montre les mêmes schémas depuis un an ».

« Nous n’avons jamais avancé aussi vite », rétorque Martine Vassal. « On est d’accord sur le plan de financement, on est d’accord sur les 15 projets, il faut qu’on avance ensemble. Si des communes veulent participer [financièrement, pour accélérer, ndlr], moi je suis d’accord ».

Prolonger le tramway jusqu’au pied de l’hôpital Nord ?

Des discussions traînent encore entre la Ville et la Métropole. Elles portent sur la phase 2 du prolongement du tramway T3, qui doit relier Capitaine Gèze et La Castellane en 2029. La maire adjointe de Marseille, Samia Ghali, a demandé à revoir le tracé pour qu’il desserve aussi le littoral via Saint-André.

La présidente de la Métropole approuve ce détour, expliquant qu’il ajoute des contraintes « avec deux ponts SNCF à élargir ». Elle ajoute qu’elle a « proposé ce matin une extension après La Castellane, pour aller jusqu’au pôle d’échanges de Saint-Antoine », au pied de l’hôpital Nord, « afin de connecter le réseau marseillais avec la totalité du territoire métropolitain ».

La création du tramway jusqu’à la Belle-de-Mai, projet impulsé par la Ville et attendu pour 2030, est toujours en phase d’étude. Là aussi, la municipalité et la Métropole devront se mettre d’accord sur le tracé.

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