Aménagement du littoral marseillais, Jeux olympiques 2024, « Marseille en Grand », loi 3DS… Le maire de Marseille, Benoît Payan, a reçu Made in Marseille pour un long entretien sur les grands enjeux et l’avenir de la deuxième ville de France.

La pièce a changé. Plus moderne. Plus en accord avec la personnalité du maire de Marseille. Les encriers sont toujours soigneusement disposés sur le grand bureau qui, lui, a changé de place, laissant désormais apparaître la cheminée.

Les invités ont maintenant vue sur le Vieux-Port et la Bonne Mère. Inspirant pour évoquer le rapport à la mer et le grand projet de réaménagement du littoral marseillais qu’entend mener Benoît Payan. « On a besoin de repenser, de réfléchir, de réaménager et de réinventer. Du Sud au Nord, de la Pointe-Rouge à Corbières », livre-t-il, détaillant sa vision. La plaque en mémoire à Ibrahim Ali a pris place dans l’espace. Et comme dans chaque bureau de maire, trône la photographie du président de la République.

Benoît Payan, Benoît Payan : « Je veux me servir de Marseille en Grand pour faire avancer les projets », Made in Marseille
Grand entretien dans le bureau du maire de Marseille. © Maroine Jit.

Emmanuel Macron sera d’ailleurs de retour dans quelques semaines dans la cité phocéenne pour faire un point d’étape de la mise en application du plan « Marseille en Grand » et « faire des annonces », confie Benoît Payan, avec le sourire. « J’ai plein de projets ». Comme un clin d’œil au vaste programme de rénovation/reconstruction des écoles de la ville, une maquette en 3D attise notre curiosité. Le maire ne soufflera mot à ce propos, mais évoquera bien d’autres sujets.

En vue des Jeux olympiques 2024, Benoît Payan ambitionne d’ancrer le Pôle France de voile à Marseille, d’imposer ses priorités en matière de transports et reste résolu à faire entendre la voix de la deuxième ville de France au sein de la Métropole, dont la réforme ne lui convient pas. La loi 3DS « c’est une catastrophe », lâche-t-il, espérant faire évoluer le président de la République sur cette question, « car dans ces conditions, je sortirai de la Métropole ». Entretien.

Vous allez faire quelques annonces, très prochainement, concernant le littoral marseillais. Pouvez-vous nous donner les grandes lignes de votre vision ?

Les Marseillaises et les Marseillais ont un rapport très contrasté à l’accès à la mer, avec la plage, le littoral, avec la biodiversité… Ce n’est pas un rapport naturel comme dans d’autres villes de bord de mer. Nous sommes tous très fiers de notre ville, nous avons la plus belle rade du monde. Pour autant, ce n’est pas facile d’avoir accès à ce littoral, d’y aller en famille, s’y baigner, s’y promener, y passer une soirée… parce que le fruit de l’histoire a fait que la ville a un peu tourné le dos à la mer et pendant trop longtemps.

Comment changer ça ?  Il faut de l’imagination, des moyens, de la volonté et une ambition. Tout ça, on l’a ! On a commencé par réaménager la plage de la Pointe-Rouge, ça va de l’accès aux personnes à mobilité réduite à un accès plus simple pour les familles.

Et puis au fur et à mesure, on va repenser un certain nombre de choses. Par exemple les plages artificielles du Prado, inventées à la fin des années 1970, et créées au début des années 1980 avec les gravats concassés extraits des tunnels creusés pour le métro.

C’est l’un des plus grands espaces urbains de baignade. Autant l’espace de pelouse et arboré reste un espace agréable, autant l’espace concerné par le rivage, les plages, ne l’est pas du tout. Nous allons entamer une grande réflexion. Nous lancerons des études dès l’année prochaine pour avoir un accès à la mer de qualité et ne pas avoir ce sable de piètre qualité. Pour que cela devienne agréable, un lieu où il y a de la place. Que l’on puisse s’y tenir en famille, avoir de l’ombre, des sanitaires.

Lorsqu’on avance un peu plus sur le littoral, il y a le vallon des Auffes. Qu’en est-il pour ce spot ?

C’est un spot qui est très prisé. Quand j’étais petit, c’était un lieu où peu de gens allaient et où seuls les cabanoniers ou les gens qui habitaient au Vallon se retrouvaient. Aujourd’hui, comme il y a des photos sur Instagram, et que tout le monde trouve que c’est absolument merveilleux, c’est de plus en plus fréquenté. Cela crée quelques tensions, quelques nuisances et conflits d’usages.

J’ai demandé à la Police Nationale de faire et d’organiser des rotations de plus en plus fréquentes. J’ai aussi demandé à la police municipale de multiplier les brigades à cet endroit-là. Parce qu’avec les médiateurs, ça ne peut pas suffire. Il faut y organiser la vie, car nous ne sommes pas sur une plage, nous sommes sur un site où des gens vivent.

En remontant, on tombe sur la plage des Catalans, qui doit être aménagée depuis longtemps…

Dans les prochains jours, nous allons ouvrir la concertation avec la mairie de secteur et la mairie centrale à tous les usagers de la plage. Il y a des familles, du sport de plage, du sport balnéaire. C’est une plage qui concentre plein de choses et lorsqu’on a lancé la réflexion sur le réaménagement, l’idée était de se dire : comment mixer les usages, comment est-ce qu’on s’y promène et comment on y vit ?

Réhabilitation des arcades historiques, de la tour du Lazaret, agrandissement de la plage, déplacement des terrains de volley… Nous souhaitons lancer ce grand réaménagement dès 2023. Le chantier devrait durer 18 mois.

Depuis plus d’un an, des habitants et associations souhaitent créer un site de baignade en eaux libres sur le plan d’eau au pied du Mucem. Et vous ?

De plus en plus de gens, de familles, de jeunes, disent que c’est un endroit merveilleux. Il y a un endroit qui ressemble à une piscine naturelle en eau de mer au pied du Mucem. Je souhaite que ce soit un endroit qui permette un accès au rivage, un bassin de baignade (…) Je souhaite que ce soit aménagé.

On a déjà commencé à tester la qualité des eaux. Les résultats sont aujourd’hui positifs et laissent penser qu’on va y arriver. Pour que l’année prochaine on ouvre ça. Ça va être le plus beau spot de baignade du monde.

Et tout au nord de la ville, que réservez-vous à la plage de Corbières ?

Côté nord, je vous annonce qu’on va refaire complètement Corbières [à lire ici], comme ça va être fait pour les Catalans. Il va y avoir un réaménagement complet. Je souhaite qu’on ait là aussi un accès au littoral et à une plage qui soit refaite et repensée, dans laquelle on puisse regagner l’espace et multiplier les usages.

On va lancer l’étude assez rapidement, dans les prochaines semaines, car pour moi, quand on fait des travaux au sud, on fait des travaux au nord. On ne pouvait pas avoir sous les radars cet endroit qui a été délaissé. On sait que l’on sortira de ce mandat avec cette affaire complètement lancée.

Marseille va accueillir les Jeux olympiques de voile en 2024. Où en êtes-vous des projets d’aménagement, notamment celui de la Marina ?

Les marchés pour la Marina sont lancés [comme les travaux]. Il y avait deux objectifs : la requalification complète et totale du site, pour permettre l’accueil des épreuves olympiques, des test events, des entraînements et des délégations internationales dans les meilleures conditions.

Mais aussi anticiper l’après-Jeux olympiques. Il n’était pas question de mettre des millions d’euros pour refaire une Marina, pour ensuite n’avoir plus rien.

Le Pôle France devrait probablement rester et s’installer.

Le projet a évolué depuis votre prise de fonction. Qu’envisagez-vous concrètement pour pérenniser les aménagements réalisés ?

Ce sera un endroit extrêmement ouvert avec un usage pour les Marseillaises et les Marseillais. Les aménagements permettront d’accueillir des associations, le centre municipal de voile de très haute qualité qui permettra l’apprentissage de la voile à des personnes qui jusqu’ici n’y avaient pas accès. Le Pôle France devrait probablement rester et s’installer. C’est en tout cas ce que je souhaite.

Et, il faut investir à fond là-dessus. Cela va nous permettre d’accueillir des athlètes de très haut niveau, des médaillés olympiques à Marseille, toute l’excellence autour de la filière « compétition voile en France ». Ce qui veut dire aussi que des petits Marseillais pourront apprendre à faire de la voile et parallèlement nous aurons des sportifs qui pourront s’entraîner pour devenir des champions. C’est aussi ça le but du jeu.

Les discussions avec le Pôle France sont bien avancées alors ?

Oui (sourire).

Ces Jeux olympiques se veulent aussi durables. Comment avez-vous intégré l’aspect environnemental ?

En termes de qualité environnementale, de biodiversité marine, de biodiversité terrestre, tout est pensé. Toute cette Marina est repensée de manière intelligente avec des matériaux de construction de haute qualité, un dragage et des travaux d’enrochement intelligents, qui permettront une circulation des courants marins qui éviteront de faire des travaux tous les cinq ans.

Les choses ont été pensées pour tenir compte de la biodiversité dans un endroit qui était une espèce de circuit fermé, clos, où la biodiversité s’était éteinte au fur et à mesure. Il y a une prise en compte de la faune et de la flore, pour qu’elles puissent se multiplier.

Dans l’optique de réduire les coûts liés à cet événement, il avait été évoqué l’installation de conteneurs transformés en logements pour accueillir les équipes olympiques. Est-ce toujours d’actualité ?

Non, ça ne se fera pas. Les équipes seront accueillies grâce à l’offre suffisante d’hôtels dans le secteur. Le Cojo [Comité d’organisation des Jeux olympiques et paralympiques d’été de 2024] a revu ses ambitions à la baisse. Tout augmente, les coûts explosent. J’ai fait de l’économie de coûts une priorité quand j’étais dans l’opposition. Je considérais que mettre 30 millions d’euros sur la Marina, ce n’était pas acceptable.

Arrivé en responsabilité, nous sommes donc allés chercher de l’argent, j’ai trouvé des partenaires. Il a fallu que la Métropole, le Département, la Région, et l’État viennent autour de la table pour apporter leur contribution. Ce qui veut dire que nous avons fait baisser la facture. Aujourd’hui, elle s’élève à 10 millions d’euros pour la Ville de Marseille. C’est autant d’économies faites pour les Marseillaises et les Marseillais.

La Ville de Marseille souhaite inscrire la rade de Marseille au patrimoine mondial de l’Unesco. Comment avancez-vous sur ce projet ?

C’est long, c’est un processus d’adhésion qui va être compliqué, mais on ne lâche pas l’affaire. Nous avons des interlocuteurs face à nous pour classer la rade.

Lors de sa venue à Marseille le 2 juin dernier, Emmanuel Macron a annoncé son retour dans quelques semaines pour faire un point d’étape sur « Marseille en Grand ». Comment avancez-vous sur le plan école ?

On avance. On n’a jamais vu des choses aussi incroyables, innovantes se mettre en place de manière aussi rapide. Objectivement, c’est la première fois dans l’histoire du pays qu’une ville et l’État décident de fabriquer ou refabriquer en commun des écoles. De mettre 1,2 milliard d’euros sur la table, pour fabriquer le plus grand plan de rénovation urbaine, d’équipements scolaires depuis 1945.

À quelle date sera nommé votre directeur ou directrice de la société locale d’intérêt national dédiée aux écoles ?

Le directeur va être nommé. Évidemment, c’est un poste très important, mais si les directeurs sont bons je les garde, s’ils ne sont pas bons, je les fais partir. Je reste président de la société. Ce qui m’intéresse ce n’est pas la directrice ou le directeur.

Ce qui m’intéresse c’est que cela fonctionne. Pas plus tard que cet après-midi [jeudi 9 juin] j’ai un conseil d’administration dans lequel je vais engager des études, des travaux, lancer des marchés, donc on avance.

« Tu te rends compte que celui qui a inauguré ces deux lignes de métro l’a fait avant qu’on naisse. Depuis, il ne s’est rien passé ».

Au-delà du plan école, « Marseille en Grand » c’est aussi des projets de transports. Êtes-vous désormais sur les bons rails avec la Métropole, où allez-vous profiter de la visite d’Emmanuel Macron pour ajuster ou réaffirmer vos priorités ?

Le président de la République a fixé des objectifs. Il a dit à la Métropole qu’il souhaitait désenclaver les quartiers Nord. Ces objectifs correspondent à ma volonté politique et à la volonté politique de cette majorité.

Les Marseillaises et les Marseillais ont été très clairs, la priorité c’est de fabriquer des transports dans cette ville. Elle est grande, étendue, on ne peut pas considérer que c’est une ville classique. C’est deux fois et demie Paris, avec deux lignes de métro. J’ai toujours dit au Président : « Tu te rends compte que celui qui a inauguré ces deux lignes de métro l’a fait avant qu’on naisse. Depuis il ne s’est rien passé ».

Vous vous souvenez qu’on a inauguré les lignes de tramway il y a quelques années, qui ont doublonné les lignes de métro. Vous avouerez que peu de villes dans le monde font ça. C’est-à-dire mettre des millions d’euros d’argent public pour mettre un tramway au-dessus d’un métro. On peut d’ailleurs se demander qu’est-ce qui a bien pu passer par la tête des gens qui ont pensé ça. Donc s’il y a bien un endroit en France où les choses devaient changer, c’est ici.

C’est ce que j’ai convenu avec le Président, en lui disant : « maintenant il faut absolument que tu m’aides à ce que l’on change de paradigme ». Il a dit : je mets de l’argent sur la table, je prête de l’argent à la Métropole à la condition qu’elle écoute ce qui se passe, qu’elle écoute le maire de Marseille, qu’elle écoute un peu cette majorité, à la condition que la volonté des Marseillaises et Marseillais soit respectée.

Et selon vous, la Métropole écoute « un peu cette majorité » et la volonté des Marseillais ?

Les Marseillaises et les Marseillais nous disent qu’il y a toute une partie de la ville qui n’est pas connectée à l’autre partie de la ville. C’est quoi cette partie ? C’est le nord. C’est là où l’on trouve les gens les plus jeunes, les gens les plus excentrés, les gens les plus éloignés de l’emploi, de la formation, de l’éducation. Le président de la République a raison de me suivre là-dessus. Maintenant, on dit à la Métropole, que c’est un sujet sur lequel il faut travailler.

C’est-à-dire mettre la priorité sur la ligne de tramway vers le Nord ?

On souhaite commencer par une ligne de tramway, qui arrive jusqu’au Merlan en passant par la Belle de Mai. Je souhaite que ce soit une priorité. Je ne souhaite pas que cela se fasse après une ligne de tramway qui va aux Catalans. C’est dingue !

C’est mon quartier les Catalans, on n’a pas besoin de tramway. Les habitants n’en veulent pas, le maire du 6-8 n’en veut pas, la maire du 1-7 n’en veut pas, le maire de Marseille n’en veut pas. Le président de la République a essayé d’expliquer ça. Il reviendra dire que nous souhaitons que la priorité soit donnée aux désenclavements des quartiers Nord.

Je veux me servir de « Marseille en grand » pour continuer de fabriquer des projets, pour continuer d’apporter aux Marseillaises et Marseillais des choses qu’ils n’avaient pas jusqu’à présent ».

Nous avons compris que ce sujet sera discuté avec Emmanuel Macron. De quels autres projets allez-vous discuter ?

J’ai plein de projets que j’ai partagés avec Emmanuel Macron et on a convenu d’y travailler, comme on a toujours fait. C’est-à-dire qu’avant de faire les annonces, on a toujours tenu à se dire « est-ce que c’est possible, comment est-ce qu’on fait, comment est-ce qu’on y va ? ». Là, c’est pareil.

Benoît Payan, Benoît Payan : « Je veux me servir de Marseille en Grand pour faire avancer les projets », Made in Marseille
Prise de parole du maire de Marseille, Benoît Payan, à l’occasion de la présentation du plan “Marseille en Grand” du président de la République, en septembre 2021, depuis les jardins du Pharo. © NK.

Sur quels sujets portent les annonces du président de la République ?

Pour l’instant, je ne veux pas aller plus loin, mais je veux me servir de « Marseille en grand » pour continuer de fabriquer des projets, pour continuer d’apporter aux Marseillaises et Marseillais des choses qu’ils n’avaient pas jusqu’à présent ; des « plus » en termes de qualité de vie, en termes de sécurité publique, de services publics, d’équipements.

Je ne suis absolument pas content de la loi 3DS. Le chef de l’État s’est engagé à ce que l’on continue de modifier tout ça car, moi, dans ces conditions, je sortirai de la Métropole ».

Vous parlez d’écoute, mais la voix de Marseille ne semble pas avoir été entendue dans le cadre de la loi 3DS. Les conseils de territoires disparaîtront au 1er juillet. Pensez-vous qu’il peut toujours y avoir une spécificité marseillaise ?

Cette loi 3DS, c’est un naufrage. C’est une catastrophe. Quand j’ai poussé mon coup de gueule parce que la ville était dans un état chaotique après la grève des poubelles, le président de la République a considéré qu’on devait en passer par la loi, que l’on devait simplifier le fonctionnement d’un espace métropolitain improbable, où il y a des conseils d’arrondissements, le conseil municipal, le conseil du territoire, le conseil métropolitain, qu’est-ce que ça veut dire ça ?

J’ai dit : « on simplifie et on renforce ». Il faut que ce soit simple et fort. Plus de pouvoir, moins de dilution. C’est-à-dire passer de quatre à deux strates, qui sont largement suffisantes, et on concentre les pouvoirs. Le président a passé commande, en demandant à ce que ce soit fait.

Force est de constater que le Parlement a extrêmement mal travaillé. Il n’a soit pas compris, soit a fait exprès de ne pas comprendre. Je ne suis absolument pas content de la loi 3DS. Le chef de l’État s’est engagé à ce que l’on continue de modifier tout ça. Car moi, dans ces conditions, je sortirai de la Métropole.

Sortir de la Métropole, c’était le grand combat de Maryse Joissains, ex-maire LR d’Aix-en-Provence qui n’y est jamais parvenue, malgré ses multiples actions en justice. Quels sont aujourd’hui les leviers dont vous disposez pour réussir à faire sortir la ville centre de la Métropole Aix-Marseille Provence ?

Je n’ai pas dit que j’allais sortir demain. Je dis que nous ne resterons pas dans cette situation.

Lors de son élection à la mairie d’Aix, Sophie Joissains a déclaré en conférence de presse avoir « pour la première fois de façon séculaire des intérêts communs métropolitains » avec Marseille. En avez-vous discuté ?

Moi je m’occupe de Marseille. Je considère qu’on ne peut pas rester dans cette situation.

Sur le retour des compétences aux communes et des attributions de compensation…

C’est le flou le plus total. Ça ne veut rien dire. C’est-à-dire, qu’il y a des rues qui vont être nettoyées par la Métropole, d’autres par la Ville de Marseille. Il y a des rues qui vont être refaites par la Métropole, d’autres par la Ville de Marseille. Mais ils se sont moqués de nous là les députés, non ?

Quelle était alors l’urgence de faire cette loi ?

Quand je vous dis que c’est une farce, et une catastrophe, je pèse mes mots.

Jacqueline Gourault, la ministre de la Cohésion des territoires s’était pourtant engagée à écouter la voix des élus locaux. Que s’est-il passé ?

Jacqueline Gourault a été dépassée par les scrutins qui arrivaient et par le fait qu’il faille ménager la chèvre et le chou avant les élections. Le problème de mélanger les élections et l’intérêt général nous saute aux yeux.

Vidéo – Lois Elzière – Maroine Jit
Photos – Narjasse Kerboua
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