Tir à l’arc, sarbacane, fléchettes… La malvoyance n’est pas une limite pour les Cannes Blanches. L’association marseillaise fête ses 100 ans de travail autour du handicap, avec notamment son Ehpad inclusif.
« La sarbacane, le tir à l’arc, j’en avais jamais fait. J’ai dit : ‘Je suis aveugle hein !‘, il m’a dit : ‘oui mais vous verrez, ce n’est pas un problème’ ». Sa longue sarbacane à la main, Jean-Luc, 71 ans et non-voyant, vient de perforer un ballon de baudruche à 10 mètres. Après avoir subitement perdu la vue, il y a un an et demi, il a rejoint les Cannes Blanches et son Ehpad adapté dans le quartier des Olives (13e) à Marseille.
L’association marseillaise vient de fêter son centenaire. « 100 ans d’activité et de militantisme », retrace Olivier Lèbre, le président de la structure. « De la réinsertion professionnelle à la rupture d’isolement social, des activités de culture, de loisirs, de sport », que les Cannes Blanches proposent à leurs adhérents porteurs de handicap.
À commencer par le tir à l’arc, dont Olivier Lèbre est champion en handisport. Cette discipline, comme la sarbacane et les fléchettes, sont fréquemment proposées aux adhérents grâce au partenariat avec le Club des Archers Pennois, très engagé pour l’inclusivité. Comme le décrit sa présidente, Odette Tamisier, « au départ, ils sont dans l’appréhension. Après ils sont dans le jeu, ils se donnent à fond ! C’est merveilleux ».