Dans son discours présentant ses ambition pour le projet « Marseille en grand », le Président de la République a affirmé l’engagement d’un milliard d’euros de l’État pour les projets de transports du territoire. 250 millions sont déjà engagés pour l’automatisation du métro, et l’aménagement de 4 lignes de tramway.

Après deux jours de visite à Marseille et de prises de contact avec les problématiques locales de la ville, Emmanuel Macron annonce une série de mesures et d’investissements de l’État pour la cité phocéenne dans le cadre de son plan « Marseille en grand ».

En ce qui concerne la mobilité, après une rencontre cet après-midi avec la présidente (LR) de la Métropole Aix-Marseille-Provence, Martine Vassal, en charge des transports, Emmanuel Macron annonce que l’État est prêt à investir « 1 milliard d’euros, dont 250 millions d’euros en subventions » sont déjà engagés sur des projets précis. Il fait référence au métro automatisé, et à « quatre lignes de tramway et cinq lignes de bus à haut niveau de service ».

Pour rappel, la présidente de la Métropole avait demandé que l’État finance 80 % des 180 projets de mobilité du territoire, estimés à 2,3 milliards d’euros, dans le cadre du Plan de relance. Emmanuel Macron a précisé : « Je suis même prêt à ce qu’on fasse davantage et qu’on monte la part de contribution de l’État sur les projets de transports qui permettent de désenclaver les quartiers Nord et de relier le Nord au Sud ».

Le Président de la République a également déclaré que « la mise en place d’un RER à la marseillaise va s’accélérer avec 300 millions d’euros dont 115 de la part de l’État ».

Création d’un Groupement d’intérêt public (GIP) pour les transports

Le chef de l’État souhaite toutefois que « cet effort ne se disperse pas en redistributions inutiles mais garantisse des réalisations concrètes ». Il a clairement pointé le mode de fonctionnement institutionnel et de gouvernance « complexe » de la Métropole, notamment concernant les attributions de compensation aux communes que l’État voudrait voir diminuer au profit de projets structurants. Le gouvernement devait conditionner sa participation financière à des garanties sur ce sujet.

Dans ce sens, Emmanuel Macron annonce la création d’un Groupement d’intérêt public (GIP) dédié aux transports métropolitains afin de permettre aux partenaires publics et privés de mettre en commun des moyens pour le développement de la mobilité. Il donne « 3 mois » pour dessiner les contours, les mécanismes, les méthodes et recruter les premiers directeurs de la future institution.

Ligne nouvelle Paca

C’est le « chantier ferroviaire le plus important du XXIe siècle pour la région Provence-Alpes-Côte d’Azur » lançaient la préfecture des Bouches-du-Rhône et le Conseil régional par communiqué commun. Ils évoquaient la Ligne nouvelle Paca, tant attendue, qui doit relier Marseille à Nice. Ce chantier doit résorber le nœud ferroviaire de la gare Saint-Charles en la doublant en souterrain et en permettre la traversée de la ville aux trains en tunnel.

« 1,4 milliard d’euros sur les 3,5 milliards d’euros de budget seront bien apportés par l’État. J’en prends ici l’engagement. L’ordonnance pour la création d’un établissement public sera mise en chantier dès le mois prochain », a assuré le Président de la République.

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