La Métropole vient de dévoiler le design des rames du futur métro automatique et climatisé de Marseille, qui devrait être sur les rails en 2023.

La Métropole Aix-Marseille-Provence avait souhaité faire participer les habitants au choix du design des rames de nouvelle génération du métro de Marseille fin 2019. Elle avait lancé sur le site marseillechange.fr une consultation auprès de la population. Plus de 17 000 personnes avaient ainsi pu s’exprimer. Et le choix c’était porté sur le projet « Écouter la ville », imaginé par les designers Ora Ïto et Fabien Bourdier.

« Ce métro, on le voulait intemporel, pour qu’il puisse traverser les époques, tout en préservant l’origine sous le prisme de la modernité. Avec sa forme hexagonale, on a voulu l’épurer un maximum, avec un intérieur très clair à l’image de Marseille, avec des touches de bleu. Le blanc est une coulure pure qui peut traverser les époques. On a aussi voulu renforcer les fenêtres sur les côtés pour avoir l’impression d’avoir d’immenses fenêtres » explique le designer marseillais Ora Ïto. 

Le futur métro de Marseille en images

© ALSTOM SA 2021. Tous droits réservés. Design&Styling, Ora ïto, Fabien Bourdier, METROPOLISTM


430 millions d’euros pour un métro automatique et climatisé, avec wifi

C’est le constructeur spécialiste des transports Alstom qui a été choisi pour assurer le renouvellement et l’automatisation des 38 rames du métro de Marseille, pour un montant de 430 millions d’euros financés par la Métropole. « Il y a dizaine d’années, on aurait dû commencer le remplacement de ces rames, je regrette que ça n’ai pas été fait, mais nous n’étions pas en responsabilité », rappelle Martine Vassal, présidente (LR) de la Métropole Aix-Marseille-Provence.

D’ici 2 ans et progressivement jusqu’en 2026, l’ancien métro aux rames oranges très marquées 70’s, cédera la place à un métro automatique sans conducteur, climatisé, accessible aux personnes à mobilité réduite depuis le quai, et bénéficiant des technologies de pointe améliorant la souplesse d’exploitation, la qualité de service et le confort du voyageur.

Les quais seront équipés de façades automatiques. Les nouvelles rames consommeront 25 % d’énergie en moins que les rames actuellement en service, grâce notamment au freinage électrique, à l’éclairage LED et à d’autres optimisations. La 4G, voire la 5G, et le wifi seront déployés dès 2023, sans attendre la mise en service de toutes les rames.

Quant à l’avenir des 80 conducteurs du métro, ils seront conservés au sein de la RTM, « ils deviendront des agents aptes à intervenir en 10 minutes sur le terrain », en cas de problème technique, assure Catherine Pila.

 

Des stations accessibles aux personnes à mobilité réduite

À l’horizon 2023, sept stations supplémentaires (Vieux-Port, La Rose, Timone, Jules Guesde, Rond-point du Prado, Castellane, Saint-Charles) seront accessibles aux personnes à mobilité réduite. Les 16 autres stations du réseau entameront leur transformation à partir de 2024. Des premières réalisations vont déjà dans ce sens, comme la station Sainte-Marguerite, désormais équipée d’un ascenseur pour les personnes à mobilité réduite, et la nouvelle station Capitaine Gèze, terminus de la ligne 2, ouverte depuis décembre 2019. Des réalisations qui s’ajoutent aux stations déjà accessibles (La Blancarde, Louis Armand, Saint-Barnabé et La Fourragère).

« La livraison de la première rame aura lieu en janvier-février 2023, avec un passage en tout automatique pour la ligne M2 en octobre 2025 et en novembre 2026 pour la ligne M1. Les délais peuvent paraitre longs, mais au regard de la prouesse technique, ce sont des délais extrêmement courts. Il faut rappeler que l’exploitation du métro restera continue tout le long des travaux » explique Catherine Pila, présidente de la RTM.

« Pendant plusieurs années, nous allons devoir faire la transition vers un système plus moderne, sans gêner le bon fonctionnement du métro existant. Nous allons travailler la nuit, on attendra 1h du matin que le métro soit arrêté, pour rebasculer sur le système existant vers 5h du matin » précise le président d’Alstom France, Jean-Baptiste Eyméoud.

Les deux autres projets en compétition à retrouver ci-dessous

 

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