Le conseil régional de Provence-Alpes-Côte d’Azur a validé le dépôt des quatre projets de Services express régionaux métropolitains (SERM). Une étape vers la réalisation de ces « RER métropolitains », qui sera toutefois encore longue.

Les Services express régionaux métropolitains (SERM), ou « RER métropolitains », pour résumer l’idée lancée par Emmanuel Macron en 2021. Il s’agit de proposer, comme pour Paris et sa périphérie, un service de trains interurbains circulant à fréquence élevée dans les grandes métropoles françaises

Notamment « sur les axes reliant Marseille à Aix-en-Provence, Aubagne » décrit le conseil régional de Provence-Alpes-Côte d’Azur. Son assemblée plénière a voté ce vendredi 25 octobre « le dépôt des quatre projets de SERM pour Aix-Marseille, Avignon, Toulon et Nice ».

Cette nouvelle étape consiste à « approuver ces dossiers et autoriser leur transmission au ministre des Transports dans le cadre de la procédure prévue par le Code des transports », afin de valider le statut de ces quatre projets.

Une « nouvelle étape décisive »

« Une nouvelle étape décisive » selon le vice-président Ludovic Perney (LR), qui a présenté le texte au conseil régional. Son adoption permet de confirmer l’engagement de la Région auprès de l’État, qui a reçu à la rentrée les dossiers de demande de statut pour ses quatre projets de SERM.

Il ne s’agit toutefois que d’une étape administrative parmi tant d’autres à venir dans les prochaines années. À ce stade, aucun programme d’investissement n’est acté, ni aucun engagement financier de la Région comme de l’État ou leurs partenaires (SNCF, métropoles, agglomérations, etc.) pour réaliser les RER métropolitains.

« Les modalités de gouvernance, de financement des investissements et de l’exploitation devront faire l’objet de travaux complémentaires et de décisions ultérieures », rappelle le rapport.

rer, Nouvelle étape pour les projets de « RER métropolitains » Aix-Marseille, Toulon, Nice…, Made in Marseille

Le chemin est encore long

La conseillère régionale d’opposition Anne-Sophie Rigault (RN) a pour sa part pointé un « projet pharaonique au coût exorbitant », qu’elle rappelle être estimé « à 2,6 milliards d’euros, rien que pour le RER marseillais ». Elle déplore qu’il n’en soit qu’à l’état de « premières hypothèses et trajectoires financières […] Le réseau de SERM ne sera pas pleinement déployé avant 2050, au mieux ».

Elle évoque ici le calendrier de la Ligne nouvelle Provence-Côte d’Azur (LNPCA), qui vise à moderniser, fluidifier et intensifier le réseau de train régional. Notamment les noeuds ferroviaires de Marseille, Toulon et Nice, pour la première phase à horizon 2035. Le déploiement des RER métropolitains s’appuie en grande partie sur la réalisation de la LNPCA.

« On est en train de repenser toute la mobilité du territoire, sur tous les moyens de transport, autour d’une épine dorsale ferroviaire que sera la LNPCA. C’est un énorme travail qui ne se fait pas du jour au lendemain », recadre Jean-Pierre Serrus (Renaissance), vice-président délégué aux transports de la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur.

Pour autant, concernant les SERM, il estime que « nous avons dernièrement franchi des étapes cruciales grâce à la convergence de tous les partenaires. Le concept de RER, c’est-à-dire d’une ligne à haute fréquence dans un bassin de vie comme Aix, Marseille et Aubagne, ne sera pas lancé du jour au lendemain en 2050. Il s’agit plutôt d’une montée en puissance progressive, qui interviendra avant ».

La patience reste toutefois de mise, et les précisions de calendrier, de mise en oeuvre et de financement seront au coeur des prochaines étapes.

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