Marseille est nommée « Capitale Française de la Biodiversité » 2026. Friches urbaines naturelles, plan Posidonie, récifs artificiels, restauration des grottes Loubière pour les chauves-souris… Ce label récompense dix projets déployés ces dernières années.

Fait-il bon vivre aujourd’hui à Marseille pour les animaux et végétaux ? C’est ce qu’estiment l’Office français de la biodiversité et les ministères de l’aménagement du territoire et de la transition écologique. Ils ont décerné à la cité phocéenne le prix “Capitale Française de la Biodiversité” 2026.

« C’est une très belle récompense du travail accompli ces dernières années, et des ambitions à venir », se réjouit Hervé Menchon (Les Écologistes), adjoint au maire en charge de l’environnement et de la biodiversité. Il rappelle la composante naturelle inséparable de la ville, avec « 57 kilomètres de littoral, quatre massifs forestiers, un archipel, un Parc national… c’est « la ville nature, Marseille ».

L’élu a porté la candidature en mettant en avant dix grands projets (voir encadré) menés pour favoriser ou réimplanter la nature en ville. Parmi eux, on retrouve les « 200 friches urbaines naturelles (FUN) créées depuis trois ou quatre ans ». Il s’agit d’espaces urbains à l’abandon, des « dents creuses », renaturées et protégées pour que le sauvage les réinvestisse.

Des chauves-souris sur terre à la posidonie en mer

Du plan de restauration de la posidonie à la renaturation des berges de l’Huveaune et du Jarret, en passant par les dispositifs de préservation de la calanque de Sugiton ou les actions pour faire labelliser le Frioul « île durable », divers projets ont permis d’obtenir le titre de Capitale française de la biodiversité.

Certains remontent à l’ère Gaudin, comme les récifs artificiels du Prado. Une véritable cité sous-marine de 220 hectares pour 400 structures dédiées à la faune aquatique. « Désormais, elle s’intègre à la plus grande aire marine protégée du département que l’on a inaugurée en 2023 », ajoute Hervé Menchon.

Mais des actions plus récentes en faveur de la nature ont aussi tapé dans l’œil de l’Office français de la biodiversité. Par exemple : le lancement d’un plan de restauration des Grottes Loubière pour en faire un site protégé pour les chauves-souris. Situées dans les quartiers Nord, ces cavités à forte valeur archéologique, sont devenues un site touristique, puis une boîte de nuit, avant leur fermeture définitive en 1989.

Les 10 projets de la candidature marseillaise

  • Trame turquoise du Jarret
  • Aménagement des berges de l’Huveaune
  • Restauration des grottes Loubière
  • Conservation de l’archipel du Frioul, objectif labellisation “île durable”
  • Récifs artificiels du Prado
  • Plan Posidonie
  • Une équipe dédiée aux forestiers municipaux
  • Restauration des habitats et gestion de la fréquentation à Sugiton
  • Les Friches urbaines naturelles (FUN)
  • Restauration post-incendie de la friche urbaine naturelle des Iris
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