Depuis 2025, Centrale Méditerranée, l’une des principales grandes écoles publiques d’ingénieurs de la région, déploie de nouvelles formations pour répondre au besoin de recrutement en Paca.

D’ici 2030, la Région Sud s’est fixée un objectif ambitieux : former 1 000 ingénieurs supplémentaires par an pour accompagner les transformations industrielles du territoire. Avec près de 7 800 offres de recrutement d’ingénieurs, la région figure parmi les territoires français où les besoins sont les plus importants, derrière l’Île-de-France.

À Marseille, Centrale Méditerranée, qui fête ses vingt ans en 2026, veut répondre à cette demande sous l’impulsion de sa directrice, Carole Deumié, nommée en 2019. Sur les 1 500 diplômés annuels, 25% font le choix de rester travailler dans la région.

« Nos 70 entreprises partenaires expriment des besoins croissants. Chaque année, 150 apprentis effectuent une alternance au sein de ces entreprises, ce qui permet de créer un lien direct entre la formation et les réalités industrielles », souligne Carole Deumié.

Éolien, énergies marines renouvelables… Les filières d’avenir

Parmi les secteurs où les besoins explosent figure celui des énergies marines renouvelables. Historiquement, Centrale Méditerranée a développé une expertise reconnue autour de l’éolien offshore, notamment à travers son mastère spécialisé « Ingénierie marine et éolien offshore ». Ce diplôme permet de former des ingénieurs aux métiers liés à la conception, au développement et au pilotage de projets maritimes complexes comme les structures offshore ou les infrastructures marines.

Et pour la direction, cette spécialisation trouve un écho direct dans les projets industriels qui émergent autour du bassin Marseille-Fos, et la ferme d’éoliennes flottantes Provence Grand Large, au large de Port-Saint-Louis-du-Rhône.

Si la maîtrise scientifique reste essentielle, le rôle de l’ingénieur a quant à lui évolué. « Il ne s’agit plus seulement de résoudre un problème technique, mais de développer une approche systémique. Le professionnel doit désormais être capable de concevoir des solutions qui répondent aux enjeux de la réindustrialisation décarbonée. C’est avec cette approche que nous formons nos étudiants », détaille Carole Deumié.

Pour adapter les formations aux évolutions rapides des métiers, 20% des enseignements sont assurés par des intervenants issus des entreprises.

L’école continue de diversifier son offre de formation en développant notamment des enseignements autour des énergies renouvelables en partenariat avec le centre de recherche, le CEA de Cadarache.

Centrale Méditerranée soutient la recherche depuis Marseille

Installée au cœur du technopôle de Château-Gombert (Marseille, 13e), Centrale Méditerranée s’appuie sur huit laboratoires de recherche lui permettant de développer des expertises dans les domaines scientifiques et technologiques émergents. Les personnels de l’école représentent entre 15 et 20% des effectifs des laboratoires de tutelle.

Avec son plan stratégique à l’horizon 2030, Centrale Méditerranée vise désormais un objectif de 2 000 diplômés ingénieurs.

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