Après le retrait de Nice, la cérémonie de clôture des Jeux olympiques d’hiver 2030 cherche un nouveau point de chute. Le président de la Région Sud, Renaud Muselier, plaide désormais pour l’organiser au stade CEPAC Vélodrome. La Ville de Marseille se dit ouverte aux discussions.

Ce lundi après-midi, la carte officielle des sites des Jeux olympiques d’hiver 2030 a été dévoilée lors d’une conférence de presse organisée au campus numérique de la Région Auvergne-Rhône-Alpes, dans la foulée du conseil d’administration du Comité international olympique (CIO). Une présentation technique qui a rapidement laissé place à un sujet plus politique et plus sensible : la répartition géographique des cérémonies d’ouverture et de clôture des Jeux.

Quatre pôles en France, un partenaire aux Pays-Bas

La compétition olympique de 2030 se déploiera sur quatre sites français : Lyon, la Savoie, la Haute-Savoie et le Briançonnais, complétés par un pôle néerlandais dédié au patinage de vitesse, installé à Thialf, sur la commune d’Heerenveen. Côté paralympique, trois pôles se partageront les épreuves, entre l’agglomération lyonnaise, la Haute-Savoie et la Savoie.

L’organisation désormais validée par l’instance olympique a toutefois été bouleversée par le retrait de Nice du projet. La cité azuréenne devait initialement accueillir l’intégralité du pôle glace, le pôle médias, mais aussi la cérémonie de clôture, sur un site emblématique de la Baie des Anges. Le désengagement de son nouveau maire, Éric Ciotti (UDR), a rebattu les cartes et ouvert la porte à de nouvelles hypothèses.

Vélodrome Marseille, JO 2030 : le Vélodrome dans la course pour accueillir la cérémonie de clôture à Marseille, Made in Marseille
Edgar Grospiron et Renaud Muselier © Laura Balais

L’ouverture attendue dans le nord, la clôture encore en discussion

C’est Fabrice Pannekoucke, président de la Région Auvergne-Rhône-Alpes, qui a apporté les premiers éléments de clarification sur la répartition des cérémonies : « Je vous confirme la cérémonie d’ouverture sur le territoire du nord et vous poserez la question à Renaud s’agissant de la clôture ».

La logique voudrait que la cérémonie d’ouverture se tienne à Lyon, ville qui concentrera l’ensemble du pôle glace, hommes et femmes confondus, en patinage comme en hockey sur glace. Deux enceintes lyonnaises pourraient se disputer cet honneur : le Groupama Stadium, candidat de longue date, et le stade de Gerland, exploité par GL Events, acteur majeur du sport business à l’échelle mondiale.

Marseille et le CEPAC Vélodrome, la piste inattendue de Renaud Muselier

Interpellé sur la question de la clôture, Renaud Muselier n’a pas caché son ambition pour sa région : « La cérémonie de clôture est chez moi, normalement », a-t-il lancé.

Le président de la Région Sud a ensuite détaillé les deux options désormais envisagées pour dissocier la cérémonie de clôture du pôle glace qui a déménagé de Nice à Lyon. La première concerne le secteur du lac de Serre-Ponçon et d’Embrun, dans les Hautes-Alpes : « Il y a la place et il y a le nombre, il y a 15 000 personnes, on peut les mettre. Mais il y a un problème de train, il y a un problème de route, il y a un problème d’hôtel. Et là, on sent bien que le dossier est plus difficile ».

La seconde option, clairement privilégiée par l’élu, est marseillaise. Renaud Muselier s’appuie sur le souvenir de l’arrivée du Belem sur le Vieux-Port lors des Jeux de Paris 2024. « À la fin des Alpes françaises, on peut peut-être rendre les anneaux à Marseille. C’est peut-être une belle histoire. J’essaie de vendre ça, je pousse un peu l’idée ».

Vélodrome Marseille, JO 2030 : le Vélodrome dans la course pour accueillir la cérémonie de clôture à Marseille, Made in Marseille
Crédit : Ville de Marseille

Marseille confirme : « On a démontré qu’on savait organiser de grands événements »

En effet, la Ville de Marseille confirme « qu’une piste nous a été présentée » en ce sens. Et que désormais, les discussions doivent s’ouvrir « sur les modalités de mise en œuvre et le financement » avant que le maire n’émette un avis, favorable ou non.

Mais sur le fond, la municipalité semble bien disposée. « C’est bien normal qu’on nous l’ait proposé, puisqu’on a déjà démontré qu’on savait organiser de grands événements populaires ».

Si la cité phocéenne était finalement retenue, elle pourrait s’appuyer sur de nombreux atouts : son stade avec près de 70 000 places, son accessibilité en transports et surtout son offre hôtelière. Une configuration semblable à celle de Milan qui avait accueilli la cérémonie d’ouverture à San Siro lors des derniers Jeux d’hiver.

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