Danielle Jacqui est une artiste emblématique de l’art singulier, un mouvement issu de l’art brut. Depuis 1985, elle transforme sa maison de Roquevaire en véritable musée habité. Petite visite guidée en vidéo.

Danielle Jacqui a emménagé en 1985 dans sa maison de Roquevaire avec son mari. Artiste “entière”, voilà 33 ans qu’elle transforme son lieu de vie en oeuvre d’art. Aujourd’hui, sa maison est un véritable musée habité qu’elle fait visiter aux passants curieux, comme aux amateurs d’art venus de loin pour admirer son travail.

En moyenne, cinq personnes frappent à sa porte chaque jour pour visiter ce qu’elle ne considère pas vraiment comme un musée : « Lorsque les gens admirent mon oeuvre, ils viennent dans ma chambre à coucher, mon salon, ma salle de bain. C’est un lieu vivant. Ce que sont rarement les musées ».

Découvrez “la maison de celle qui peint” en vidéo :

ORGANuGAMME – le concept d’une vie d’artiste

Aussi accessible et accueillante que soit Danielle Jacqui, elle n’en est pas moins une artiste majeure, reconnue en France comme à l’étranger. Ses œuvres sont exposées dans le monde, et un musée permanent lui sera prochainement consacré à Draguignan (Var).

Alors que beaucoup la rangent dans l’Art brut, elle ne souscrit pas entièrement à l’appellation. « Contrairement à la définition qui est faite de l’Art brut, qui consiste à parler de gens qui sont retranchés de tout l’extérieur, moi je suis en état d’art brut car je suis retranchée par nécessité sur mon site, et noyée dans mon oeuvre ». Mais sa maison, son oeuvre, et Danielle Jacqui elle-même, sont ouvertes, et aiment à rencontrer leur public.

Elle se situerait plus volontiers dans l’Art singulier, issu de l’Art brut, dont elle est une figure emblématique et a fondé un festival dédié à Aubagne. Une mouvance en distance avec l’art académique, dont les artistes sont souvent des autodidactes, à l’image de Danielle Jacqui.

Elle a d’ailleurs inscrit toute son oeuvre dans un concept : l’ORGANuGAMME. Une approche de l’art ouvert à tous, mais vécu presque comme un sacerdoce : « celui qui sait se dépasser, aller au-delà de toute imagination, au-delà de lui-même, même s’il doit en mourir. »

Quelques œuvres qui composent la Maison de celle qui peint (cliquez pour agrandir) :

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.

Bouton retour en haut de la page

Restez informé !

Inscrivez-vous et recevez nos newsletters !

Vous pourrez vous désinscrire à tout moment !