Après trois ans d’expédition en mer à sillonner les zones les plus touchées par la pollution plastique, Plastic Odyssey revient à Marseille le 2 avril pour sensibiliser les habitants.

Voilà plus de trois ans que le navire-laboratoire Plastic Odyssey avait quitté le port de Marseille, le 1er octobre 2022, pour entamer son tour du monde. Son objectif ? Parcourir les mers pour référencer des solutions concrètes face à la crise planétaire des déchets plastiques.

À son bord, une vingtaine d’ingénieurs, scientifiques et pédagogues ont testé des technologies de recyclage et documenté plus de 300 initiatives locales dans 40 pays.

Plastic Odyssey, Plastic Odyssey, le navire qui fait la chasse au plastique bientôt de retour à Marseille, Made in Marseille
© Plastic Odyssey

Une première escale à Marseille

L’équipage débute une nouvelle phase de son aventure avec un grand tour de France qui l’emmènera dans plusieurs ports de la côte ouest du pays, de Bordeaux au Havre. Mais avant cela, le cap est mis sur Marseille pour une toute première escale. Son arrivée dans la cité phocéenne est annoncée le jeudi 2 avril.

Les habitants pourront l’accueillir en fin d’après-midi, vers 17h30, sur l’esplanade du J4, dans une ambiance festive, avec des chants marins et aux côtés du bataillon des marins pompiers. Les co-fondateurs de Plastic Odyssey prendront la parole à 19h avant une conférence organisée le lendemain à la Grotte Cosquer pour un grand retour d’expérience.

Enfin, le samedi 4 avril, un « clean up » du littoral devrait être mis en place. Un « village des solutions » devrait également voir le jour. Le programme sera détaillé prochainement, nous informe-t-on. Le navire a en tout cas vocation à devenir un véritable point de rencontre avec le public, les écoles et les acteurs locaux.

Plastic Odyssey, Plastic Odyssey, le navire qui fait la chasse au plastique bientôt de retour à Marseille, Made in Marseille
© Plastic Odyssey

« Chaque minute, 19 tonnes de plastique se déversent dans l’océan »

L’organisation ambitionne également de structurer des antennes locales, chargées de former des éducateurs et des bénévoles, afin de poursuivre les actions après le départ du bateau. Comme la mise en place de projections, d’ateliers ou d’opérations de nettoyage.

Face à une pollution toujours plus massive – « chaque minute, 19 tonnes de déchets plastiques se déversent dans l’océan », rappelle Plastic Odyssey – l’enjeu est aussi de faire appliquer à grande échelle les solutions recensées. « Le monde n’a pas besoin de nouveaux projets pilotes. Il a besoin de répliquer ce qui fonctionne », souligne l’association.

Des actions concrètes sont déjà mises en place, comme le déploiement de quinze unités de recyclage dans plusieurs pays, transformant les déchets plastiques en briques ou du mobilier. Le projet vise à terme un réseau de plus de 200 micro-usines, capables de recycler 100 000 tonnes de plastique par an et créer des milliers d’emplois. Un partenariat a aussi été noué avec l’UNESCO pour restaurer des sites naturels majeurs de la planète.

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