Après Marseille, le Musée subaquatique prépare l’installation d’un deuxième site à La Ciotat. Une trentaine de sculptures devraient être immergées au large de la plage Lumière à partir de l’été prochain.
Après les Catalans à Marseille, le Musée subaquatique veut prendre le large à La Ciotat. Un nouveau parcours composé d’une trentaine de sculptures pourrait voir le jour au cours de l’été 2027, face à la plage Lumière. Immergées au large du littoral, les œuvres auraient également vocation à servir de récifs artificiels et ainsi favoriser la biodiversité marine.
Selon Richard Molines, adjoint (LR) de la commune délégué aux affaires maritimes et portuaires, le projet est notamment né d’un constat : les fonds marins de cette plage sont essentiellement sableux. Installer des oeuvres permettrait de “donner de la vie” en créant un espace à vocation pédagogique et scientifique pour les habitants.
Le projet, qui vient de nous être dévoilé, entre désormais dans une phase d’études de faisabilité. Sa réalisation reste notamment conditionnée à l’obtention des différentes autorisations administratives nécessaires.
Des prémices lors du Comité citoyen de la mer
L’idée d’un musée sous-marin avait déjà été évoquée par la Ville en juillet dernier, lors de la création de son Comité citoyen de la mer. Présidée par Richard Molines, cette nouvelle instance réunit associations et acteurs locaux avec l’objectif de faire émerger des projets autour du patrimoine maritime ciotaden.
Parmi les premières pistes alors avancées figuraient la création d’une « maison de la mer, de la pêche et de la plongée », l’organisation d’une fête annuelle consacrée à la mer, mais aussi « un projet de musée sous-marin ». La municipalité annonçait alors que les premières initiatives appelées à voir le jour en 2027 seraient présentées à l’automne lors d’une « Soirée de la mer », comme le rapporte le quotidien La Marseillaise.
Le projet se précise donc aujourd’hui avec le Musée subaquatique de Marseille et son fondateur Antony Lacanaud. Marc Mannoni, vice-président du Comité citoyen de la mer et président du club de plongée, ainsi que Richard Molines sont également associés à la démarche.

Un parcours inclusif pour les personnes à mobilité réduite
Labellisée « Tourisme & Handicap », la plage Lumière est déjà équipée pour accueillir les personnes à mobilité réduite, notamment grâce à des fauteuils adaptés. Une dimension inclusive qu’Antony Lacanaud, fondateur du Musée subaquatique de Marseille, souhaite prolonger au sein du futur site. Des conteneurs spécialement aménagés permettraient ainsi aux personnes ne pouvant pas plonger de découvrir les œuvres et l’univers du musée.
Le parcours sous-marin pourrait également trouver un prolongement sur la terre ferme, à travers des événements et des installations faisant écho aux sculptures immergées. « Leur vocation ne sera pas d’abord touristique mais pédagogique et scientifique, avec l’objectif de sensibiliser les habitants à leur environnement marin » précise l’adjoint au maire.
La municipalité aurait quant à elle avant tout un rôle d’accueil. « Le futur parcours devra être installé dans la bande littorale des 300 mètres« , comme nous le confirme Richard Molines.
Un calendrier encore à préciser
Si Antony Lacanaud confirme qu’il a reçu « le feu vert » du maire Alexandre Doriol, le calendrier reste encore incertain.
Le dossier sera présenté aux habitants lors d’une réunion publique, avec l’objectif d’une « ouverture en juin 2027, ou au plus tard en septembre, selon l’avancée des démarches administratives », nous précise-t-il. Le budget n’est pour l’heure pas arrêté.
Un appel à projets devrait être lancé pour sélectionner des artistes locaux comme internationaux. Certains ont été d’ores et déjà approchés. Les oeuvres seront ensuite immergées progressivement sur plusieurs années.