Face aux difficultés rencontrées par le monde agricole, le Département des Bouches-du-Rhône se mobilise pour préserver notre capacité de production, soutenir nos maraîchers, nos éleveurs, nos pêcheurs et le fruit de leur travail. Une politique ambitieuse qui repose sur six engagements majeurs : préserver notre capacité de production, soutenir les nouvelles générations de producteurs, accélérer la transition écologique, garantir la souveraineté alimentaire, valoriser les produits du terroir et protéger les exploitations face aux risques naturels, climatiques, sanitaires et sociaux. Rencontre avec des éleveurs Au Puy-Sainte-Réparade, sur le domaine départemental de la Quille, Jeanne et Bruno Isirdi (photo de Une) illustrent cette politique. Initialement dans le domaine de l’audit, ils ont quitté leurs bureaux pour s’installer comme éleveurs. Le couple élève aujourd’hui 400 brebis sur 300 hectares en colline. Spécialisés dans la production de viande ovine bio, ils mettent en avant un double objectif : « On entretient le site et on sensibilise le public, surtout les plus jeunes qui sont très réceptifs. Cela nous permet aussi de nourrir les brebis à moindre coût et de préserver la biodiversité », explique Bruno. L’accompagnement du Département a été déterminant : aide à l’installation, acquisition de matériels pour réduire la pénibilité du métier, ou encore subvention des analyses annuelles obligatoires. « Au-delà des aides financières, nous avons été très bien conseillés par les agents », précisent-ils. Le partenariat avec la collectivité est « gagnant-gagnant », avec une volonté commune de préserver la biodiversité, de développer l’agriculture biologique et les circuits courts. Et le couple envisage désormais une diversification avec l’ouverture d’un laboratoire pour produire du fromage de brebis directement à la bergerie. Sur le domaine, randonneurs, écoliers et sportifs côtoient les éleveurs. Ces derniers sensibilisent les visiteurs aux bonnes pratiques, notamment face aux chiens de protection. Les échanges permettent aussi de limiter les nuisances et de renforcer l’intérêt du public pour l’activité agricole. Le rôle des brebis dépasse la production : en se nourrissant, elles retirent mauvaises herbes et sous-bois combustibles, contribuant ainsi de façon naturelle à la lutte contre les incendies. Un soutien élargi à l’ensemble des filières Le Département consacre 9 millions d’euros par an au soutien de l’agriculture et de la pêche, avec notamment 5 000 hectares en friche reconquis et 90 000 ovins vaccinés en 2025. À Port-Saint-Louis-du-Rhône, Guillaume Casimir, ancien matelot devenu pêcheur, a pu lancer son activité grâce à cet appui. « Grâce au Département, j’ai pu financer mon premier bateau de pêche, lancer pleinement mon activité et devenir mon propre patron », explique-t-il. Après l’acquisition d’un second bateau plus moderne, il souligne également « la réactivité des services et la qualité des échanges avec les agents ». Désormais équipé, il pêche daurades, thons et autres poissons, revendus localement à des particuliers et des professionnels. Un laboratoire de pointe pour protéger les élevages Le Laboratoire départemental d’analyses des Bouches-du-Rhône (LDA13), basé à Château-Gombert à Marseille, joue un rôle clé dans la prévention des maladies animales. Plus de 80 professionnels y assurent des missions de dépistage et de surveillance. Seul laboratoire du département agréé en biologie vétérinaire, il détecte notamment les virus émergents pouvant impacter la santé des élevages et les finances des éleveurs. En partenariat avec le Groupement de défense sanitaire, le Département prend en charge les frais d’analyses et d’interventions sanitaires pour 500 éleveurs ovins et bovins.