Entre gilets jaunes, étudiants et citoyens, une nouvelle mobilisation est prévue ce samedi 24 octobre. Cet « acte II » est incertain et sous haute tension après les violences de samedi dernier. Des impacts sont à prévoir sur les transports en commun.

À quoi s’attendre pour l’acte II de la mobilisation sociale ce samedi 24 octobre à Marseille ? Les appels aux actions et manifestations se poursuivent en France et à Marseille. Malgré les scènes d’émeutes et de pillages qui ont choqué la ville samedi dernier, le mouvement compte toutefois des dizaines de milliers de manifestants qui pourraient revenir défiler ce week-end.

Notamment les lycéens et étudiants, déjà mobilisés depuis des semaines concernant leurs conditions d’apprentissage, réclamant plus de moyens, d’enseignants, des établissements en bon état et la révision de Parcoursup.

Le mouvement des gilets jaunes est aussi au cœur de la mobilisation, avec des revendications autour du coût de la vie, de l’énergie et du carburant. Il appelle à « l’acte II » ce week-end.

Certains syndicats, dont la CGT, ont exprimé leur soutien au mouvement du 24 octobre. Mais les principales organisations ciblent plutôt le jeudi 5 novembre pour une grande journée de mobilisation sociale et une grève générale.

Rond-point, péage, manifestation… des actions prévues dans toute la ville

Pour l’heure, la préfecture ne fait part d’aucune déclaration officielle de manifestation. C’était déjà le cas samedi dernier, ce qui n’a pas empêché une forte mobilisation dans la rue.

Un site dédié à la mobilisation du 24 octobre, se revendiquant des gilets jaunes, répertorie l’ensemble des actions. On en dénombre à cette heure plus de 500 en France, dont plusieurs dizaines à Marseille. Certaines concernent le péage du tunnel Prado-Carénage, d’autres des stations-service, de nombreux lycées et universités… Mais aussi des manifestations et rassemblements en ville.

Trois cortèges sont répertoriés dans le centre de Marseille : le premier aux Réformés à 10h, et trois autres à 14h devant la préfecture, sur la Canebière et place Castellane. La semaine dernière, le principal défilé avait remonté la Canebière jusqu’aux Réformés, Saint-Charles et la Porte d’Aix.

24 octobre, À quoi s’attendre pour la mobilisation du samedi 24 octobre à Marseille ?, Made in Marseille

Ni trottinette, ni vélo, risque de fortes perturbations dans les transports

Pour l’heure, en l’absence de déclaration officielle de mouvement, la Régie des transports métropolitains (RTM) ne communique pas sur les perturbations à prévoir dans le réseau marseillais de transports en commun.

Mais, si la mobilisation se maintient à Marseille, il est fort à parier que le réseau soit largement impacté. Samedi dernier, les tramways avaient cessé de circuler dans le grand centre-ville, tout comme de nombreux bus. Et le métro ne desservait plus les stations au cœur de la commune.

Par ailleurs, depuis plusieurs semaines déjà, suite aux dégradations, la Métropole a retiré ses vélos en libre-service de son service Levélo. Les opérateurs privés (Lime, Voi, Pony) emboîtent le pas. Ils doivent retirer les trottinettes et vélos électriques des rues du centre-ville. Beaucoup de ces véhicules avaient été brûlés le 17 octobre.

24 octobre, À quoi s’attendre pour la mobilisation du samedi 24 octobre à Marseille ?, Made in Marseille
Trottinette brûlée et arrêt de tram dégradé à Belsunce.

Vers une interdiction de manifester ?

Après avoir encouragé les préfets à interdire des manifestations, le président de la République a pris la parole ce jeudi 22 octobre. Emmanuel Macron semble affirmer que seules les manifestations organisées à la demande des syndicats seront autorisées.

Or, ces derniers ne sont pas à l’initiative du mouvement de ce week-end. Le chef de l’État propose aussi des tracés alternatifs et excentrés pour protéger les centres-villes et les commerces. Des villes ont déjà interdit les manifestations dans leurs centre, comme Lyon, Nice, Lille ou Grenoble.

À Marseille, la préfecture n’a pour l’heure émis aucune interdiction de manifester.

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