Le préfet autorise finalement une manifestation ce samedi 24 octobre à Marseille. Elle devrait se dérouler entre les Réformés et la Porte d’Aix*.

* : mise à jour de l’article à 14h30 concernant l’itinéraire, après des précisions du préfet.

Alors qu’il avait interdit toutes les manifestations, déclarées ou non déclarées, dans tout le département, le samedi 24 octobre, le préfet des Bouches-du-Rhône Jacques Witkowski autorise finalement un cortège. La CGT annonçait déjà ce vendredi matin dans La Marseillaise des discussions avec le préfet permettant d’aboutir à l’organisation d’une manifestation autorisée.

La préfecture confirme que « ce matin, une organisation syndicale a demandé à rencontrer le préfet des Bouches-du-Rhône, afin de pouvoir manifester demain, samedi 24 octobre, à Marseille ».

Elle annonce que « à l’issue de ces échanges, parce qu’un parcours a été identifié et partagé et qu’un service d’ordre est mis en place par cette organisation syndicale, le préfet a accepté leur demande. Leur manifestation, qui se déroulera à Marseille, est donc autorisée à titre dérogatoire ».

Ce défilé, soutenu aussi par les syndicats FSU et Solidaires, est prévu à 14 heures au départ de la Porte d’Aix, indique la CGT. « Elle aura lieu entre la Porte d’Aix et les Réformés. Elle évitera l’hypercentre », précise Jacques Witkowski lors d’une prise de parole en début d’après-midi devant des médias choisis*. « Seule cette manifestation sera autorisée sur l’ensemble du département », ajoute la préfecture.

Recours au tribunal et double marche arrière pour le préfet

Un recours avait notamment été déposé au tribunal administratif de Marseille contre la décision préfectorale d’interdire les manifestations, ainsi que le couvre-feu, comme le rapporte Marsactu. Il est porté par la FSU, la CGT, mais aussi par la Ligue des Droits de l’Homme, le Syndicat de la magistrature, le Syndicat des avocats de France et le Parti communiste français (PCF).

Ce recours met en avant la convention européenne des droits de l’homme, des libertés fondamentales, dont celles de manifester, d’expression collective, de réunion, ainsi que de déplacement. Un rappel qui semble avoir fait mouche auprès du préfet.

C’est d’ailleurs la deuxième marche arrière de Jacques Witkoswki ce vendredi matin, puisqu’il est également revenu sur sa volonté de suspendre tous les transports en commun à Marseille ce samedi.

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