Les bus et le tramway du Pays d’Aubagne resteront gratuits dans l’immédiat, le temps de la mise en place du retour au service payant. Le maire Jean-Pierre Squillari revendique une première victoire.

La fin de la gratuité va devoir attendre. Annoncé le 24 septembre par Nicolas Isnard (LR), président de la Métropole Aix-Marseille-Provence, le retour aux transports payants dans le Pays d’Aubagne et de l’Étoile ne devrait pas intervenir avant plusieurs mois. Un répit que la municipalité aubagnaise présente comme le résultat de la mobilisation engagée contre cette décision.

Après un échange avec l’exécutif métropolitain lundi 5 octobre, le maire d’Aubagne, Jean-Pierre Squillari (DVG), a annoncé le lendemain avoir obtenu un « moratoire », autrement dit une suspension de la masure sans échéance fixée.

Près de 15 000 signatures, selon la mairie

Pour la municipalité, ce maintien de la gratuité, pour le moment, constitue une « première victoire d’étape ». Elle met en avant près de 15 000 signatures recueillies en quelques jours sur sa pétition en ligne, ainsi que la mobilisation des élus du territoire, au-delà des appartenances politiques.

« Ce moratoire est une première victoire majeure. Mais que l’on soit clair : nous n’accepterons aucun sursis en trompe-l’œil », déclare Jean-Pierre Squillari. Le maire entend obtenir une garantie durable : « Ni en 2026, ni en 2027, ni avec la mise en service du Val’Tram, nos transports ne deviendront payants ».

Un « délai technique » pour la Métropole

Du côté de l’institution métropolitaine, la lecture est différente. Selon Marsactu, l’exécutif évoque un « délai technique » lié au passage à un réseau payant. Le temps nécessaire à la mise en œuvre de la mesure explique donc ce maintien provisoire, sans remettre en cause son principe. Le retour à une tarification suppose notamment d’organiser la vente et le contrôle des titres de transport.

Comme nous le rapportions le 24 septembre, Nicolas Isnard souhaite remplacer les dispositifs de gratuité par une tarification sociale, adaptée aux ressources des voyageurs. « La gratuité n’existe pas, il faut assumer de prendre en charge un service », avait-il justifié, estimant plus équitable de faire contribuer les usagers selon leurs moyens plutôt que les seuls contribuables.

Cette réforme s’inscrit dans un plan d’économies destiné à trouver les 53 millions d’euros qui manquent encore pour équilibrer le budget métropolitain de 2026.

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