Le grand chantier de dépollution du littoral Sud de Marseille et des Calanques entre dans sa deuxième phase pour traiter 20 sites contaminés par des usines chimiques et métallurgiques du 19e siècle.

Plomb, arsenic, mercure, cadmium… Sur plus de 29 hectares, les sols des Calanques restent lourdement contaminés. Depuis le 19e siècle, les activités des usines chimiques et métallurgiques ont laissé derrière elles des sols durablement pollués, du sud de Marseille jusqu’à Callelongue.

L’historien et chercheur d’Aix-Marseille Université, Xavier Daumalin, avait notamment retracé cette histoire industrielle dans un article de Made in Marseille, en juin 2024.

Après des décennies d’alertes et de procédures, l’État et l’Ademe (Agence de la transition écologique) ont engagé un grand chantier, doté de 14 millions d’euros. La première phase de cette opération de dépollution s’est déroulée entre septembre 2025 et mai 2026.

6 000 tonnes de déchets industriels à traiter

La deuxième phase a débuté en septembre et doit ainsi concerner dix dépôts sur huit sites, principalement dans les secteurs de l’Escalette, des Goudes et de Callelongue. Au total, quelque 6 000 tonnes de scories doivent être traitées, réparties sur neuf zones.

Il s’agit parfois de retirer la pollution présente dans les sols ou de la confiner pour éviter qu’elle ne continue à se disperser dans l’environnement, notamment sous l’effet du ruissellement, du vent ou de l’érosion.

dépollution, Après des décennies de contamination industrielle, la dépollution des Calanques se poursuit, Made in Marseille
L’Ademe expose les détails du chantier de dépollution sur un site dédié.

Comme lors de la première phase, l’intervention devra composer avec un terrain particulièrement contraint. Les sites sont implantés dans un environnement naturel escarpé, parfois difficilement accessible, et à proximité du littoral.

Vingt sites au total sont concernés par les deux phases de ce vaste chantier de dépollution qui s’achèvera en mars 2027. Une opération sensible et sous tension, particulièrement suivie par les associations de riverains et environnementales, qui réclament depuis des années le traitement des pollutions héritées de l’histoire industrielle du secteur.

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