Née d’un constat fait après des sessions de kitesurf, la marque marseillaise Kima Rolls développe des serviettes et ponchos de plage en microfibre recyclée. Quatre ans après ses débuts, l’entreprise poursuit son développement jusqu’en Corée du Sud.
Les serviettes, roulées en boule dans un sac en plastique de fortune, prennent la moitié de la valise. Les ponchos en coton imbibé d’eau de mer détrempent tout le coffre de la voiture. De ces problèmes assez anodins naquit Kima.
« Mon associé faisait beaucoup de kitesurf et partait régulièrement faire du surf au Maroc. À chaque retour de session, son poncho humide et lourd encombrait ses journées », raconte Nicolas Zimmer, l’un des deux fondateurs de la marque.
En 2022, les deux amis marseillais imaginent alors un premier poncho en microfibre. Pensé pour sécher rapidement, il se replie dans une pochette compacte. L’idée simple devient l’ADN de Kima Rolls.

Une serviette pensée pour voyager
« Le poncho s’adressait surtout aux pratiquants de sports nautiques. Avec la serviette, Kima vise tout le monde ». Le principe reste le même. La serviette se replie dans un étui ergonomique permettant un transport sans mouiller le reste des affaires.
La microfibre s’impose dès le départ comme choix évident face au coton. Plus légère, la matière synthétique sèche rapidement et permet surtout une liberté graphique beaucoup plus intéressante.
« Avec le coton, on est limités par le tissage. Alors que la microfibre est une page blanche sur laquelle on peut imprimer quasiment tout ce que l’on veut ».
Une identité graphique marseillaise
Si la fabrication de cette microfibre 100% recyclée réside en Asie, tous les motifs se dessinent dans les bureaux de Kima, installée à Vitrolles. Lou Maurin, graphiste de Mauresque Club, développe en interne les visuels, en collaboration avec les deux entrepreneurs.
Cette année, Kima Rolls signe une collection capsule avec le graffeur marseillais Azed. « Depuis le début, on essaie de s’inspirer de notre quotidien et de nos origines », confie Nicolas Zimmer. Une serviette flanquée de la Bonne Mère est d’ailleurs déjà prévue pour la prochaine saison estivale.

Une matière première recyclée
Dès sa création, Kima cherche à limiter l’impact environnemental de ses produits. Le premier réflexe européen se tourne vers le Portugal, l’Espagne puis l’Europe de l’Est. « Au final, le tissu fait exactement le même trajet. La différence, c’est qu’en allant directement en Asie, nous pouvions sélectionner l’usine productrice ».
Fabriquée à partir de bouteilles plastiques et fibres textiles entièrement recyclées, la microfibre est ensuite acheminée par bateau ou train. L’avion n’étant réservé qu’en cas d’urgence de livraison.
De Marseille à Séoul
En quatre ans, la petite marque marseillaise a bien grandi. Aujourd’hui plus de 200 points de vente, des concept stores aux magasins de sport distribuent Kima, passant même par les enseignes Printemps et Sun Valley. « Rentrer au niveau national chez Printemps a été un vrai tournant. Chaque année, il y a un nouveau cap qui nous confirme que le projet fonctionne ».
La marque est également présente dans les boutiques de Ricard, une consécration pour les deux Marseillais. Kima s’exporte à l’international en Espagne, en Italie, en Grèce ou encore en Corée du Sud.

Une marque marseillaise qui voit plus loin que sa serviette
Après son récent lancement de la serviette hybride coton-microfibre transformable en coussin, Kima prépare déjà la suite.
« Notre ambition, c’est de devenir une véritable marque d’équipement pour l’été. Que les gens puissent trouver chez nous tout ce dont ils ont besoin pour aller à la plage ». Nouvelles collaborations artistiques comme avec Ricard pour 2027 ou encore accessoires estivaux comme le sac de plage, les idées ne manquent pas.
