À l’occasion de la Journée mondiale du jeu d’échecs, reportage dans les coulisses de Marseille-Échecs après une année de résultats exceptionnels. Le club populaire du quartier des Catalans cherche des nouveaux locaux pour continuer de grandir.
C’était déjà le plus grand club de France en nombre de licenciés avec ses 600 adhérents. Mais Marseille-Échecs est aussi en train de devenir un des plus grands clubs de l’Hexagone en termes de résultats, se réjouit la présidente, Laurie Delorme. « On sort d’une année exceptionnelle sur le plan individuel et par équipe ».
Sur le plan individuel, deux jeunes talents ont brillé sur la scène nationale et internationale. Le petit prodige marseillais Luca Protopopescu (au centre de la photo de Une), 10 ans, qui a grandi au club, est devenu champion d’Europe et du monde de sa catégorie en 2025. Son collègue Marc Llari (à droite de la photo de Une), 12 ans, a de son côté remporté sont troisième sacre mondial.
Dans le même temps, le club du quartier des Catalans a brillé collectivement. « On a terminé sur le podium du top 16. C’est l’équivalent de la Ligue 1 », explique la dirigeante du club. « Avec un budget environ deux fois en-dessous des budgets des clubs dans cette compétition. Et des jeunes qui ne sont pas forcément encore pros ».
En effet, Marseille-Échecs brille particulièrement dans la formation de talents, et a été récompensé pour cela. « Pour la première fois de notre histoire, on a remporté le Top Jeunes. Un trophée très coté, car il qualifie la qualité de la formation ».
« On est à un point de bascule et on doit changer de dimension »
Une formation structurée, ouverte à tous les âges, dans une ambiance familiale appréciée des parents de jeunes talents venus de la France entière. Comme Joachim Le Geay, fraîchement arrivé de Angers (à gauche de la photo de Une). Mais le club est « ouvert à tous, quel que soit l’âge et le niveau », rappelle la présidente.
« En plus des 600 adhérents, on touche 1200 enfants chaque année, dans les écoles et lors de stages. C’est un club populaire, avec un projet sportif d’excellence, mais aussi un projet social, éducatif et de territoire », insiste Laurie Delorme.
Et avec le succès grandissant des échecs, suite au confinement ou à la série Netflix « Le Jeu de la Dame », mais aussi la reconnaissance du club, « on a presque quadruplé les adhésions ces dernières années. On est à un point de bascule et on doit changer de dimension ».
Et cela passe en priorité par la recherche d’un nouveau local, alors que celui de 150 m2 mis a disposition par la mairie des 1-7 rue Papety commence à se faire étroit. « Nous avons au moins besoin de 500 m2 pour développer notre projet », estime la dirigeante du club marseillais. « On va avoir besoin de partenaires derrière nous pour nous aider », conclut-elle. À bon entendeur.