Malgré une légère baisse de son trafic global, le Port de Marseille-Fos enregistre « un record » de flux de conteneurs, en hausse de 13%.

Le Port de Marseille-Fos a tenu sa traditionnelle conférence de presse biannuelle pour présenter ses résultats. « Malgré un contexte international instable, avec la guerre en Ukraine, les tensions en mer Rouge, dans le Golfe, le détroit d’Ormuz…. défavorable pour le secteur (transport maritime), il y a très peu d’impact sur l’activité du Port », estime le président du directoire, Hervé Martel.

Sur les six premiers mois de 2026, le trafic global s’établit à 36,4 millions de tonnes, en léger retrait « de l’ordre de – 3% » par rapport à 2025. Les principaux facteurs « sont conjoncturels », insiste le dirigeant du Port, qui se veut rassurant pour une reprise prochaine.

En effet, la baisse importante de 46% du trafic de gaz naturel liquéfié (GNL) est à mettre sur le compte d’incidents sur le réseau qui dessert ensuite les terres, qui a imposé de détourner les importations vers d’autres ports. L’activité sidérurgique, également baissière, est pour sa part en reprise.

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Hervé Martel, président du directoire du Port de Marseille-Fos.

Records sur les conteneurs et sur les investissements du Port

Les bonnes surprises viennent du trafic de conteneurs, en hausse notable de 13% sur l’année dernière, porté par des marchés en forte croissance comme la Chine ou l’Algérie. Au total, 823 127 EVP (équivalent vingt pieds) ont transité par les quais du Port de Marseille-Fos. Mais Hervé Martel préfère parler en poids. « C’est +18% en tonnage […] Un record. Peu de ports en Europe doivent connaître une telle croissance ».

Le Port met en avant d’autres bons résultats, comme les croisières, avec 1,2 million de passagers, soit une progression de 5% par rapport à 2025.

Hervé Martel insiste sur un autre record, celui des investissements du Port dans ses infrastructures (industrie, logistique, activités maritimes…). « On a déjà engagé 95 millions d’euros, et on devrait atteindre 125 millions d’investissement à la fin de l’année. En 2020, quand je suis arrivé, c’était 51 millions ».

Par ailleurs, dans les bassins ouest, du côté de Fos, les investissements privés se multiplient, notamment des industriels avec les nombreux projets en cours, comme la future usine de production d’acier bas carbone de Marcegaglia à 1,2 milliard d’euros.

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