Ce 2 juin 2026, la troisième édition de la COP régionale sur la planification écologique, initiée par l’État et la Région Sud, s’est tenue à Marseille en présence de Mathieu Lefèvre, ministre délégué à la Transition écologique.
Depuis trois ans, l’État et la Région Sud ont installé dans l’agenda politique les « COP régionales » pour associer et faire dialoguer collectivités, entreprises, associations, experts et acteurs économiques engagés dans la transition écologique dans une logique de concertation. Mais aussi déterminer une feuille de route commune.
Le changement climatique au coeur des débats
Pour le lancement en 2023, Christophe Béchu, ex-ministre de la Transition écologique, avait souligné que Provence-Alpes-Côte d’Azur était le premier territoire pilote de la planification écologique. Hier, la troisième édition s’est tenue en présence de Mathieu Lefèvre, actuel ministre de la Transition écologique.
Dans la matinée, sept tables-rondes autour de la transition écologique se sont tenues dont une sur l’accompagnement des entreprises. Ces temps d’échanges ont mobilisé 500 acteurs publics et privés.
Parmi les autres thèmes abordés figuraient la concertation autour du Schéma Régional d’Aménagement, de Développement Durable et d’Égalité des Territoires (SRADDET) et la préparation des Jeux d’hiver 2030 dans les Alpes françaises.
L’événement a aussi mis l’accent sur l’adaptation aux changements climatiques, l’un des principaux objectifs affichés par la Région. Pour l’occasion, le camion Climate Sense, conçu par le centre de recherches local Human Adaptation Institute, a été installé sur le parvis de l’Hôtel de Région. Le véhicule plonge les participants dans un environnement à 50°C pendant une trentaine de minutes afin de leur faire ressentir concrètement les effets des chaleurs extrêmes.
Un budget régional toujours plus « vert »
À l’origine de la COP en Provence-Alpes-Côte d’Azur, Renaud Muselier, président de la Région Sud, a présenté ce plan régional de transformation énergétique et écologique comme la continuité logique de sa démarche « Une COP d’avance ».
En effet, le volet 3 du plan climat « Une COP d’avance », adopté en juin 2025, est doté d’un budget de plus de 5,6 milliards d’euros. Ce plan régional, échelonné jusqu’en 2028, doit financer 123 actions dans les domaines des transports, l’énergie, l’eau, la biodiversité, les déchets, l’agriculture ou encore l’adaptation au changement climatique.
Depuis 2017, « 30% puis 40% du budget régional ont été consacrés à l’environnement », estime François de Canson, vice-président au tourisme et successeur annoncé pour prendre le relais de la présidence à l’automne si Renaud Muselier est élu sénateur.
