Les organisateurs des Jeux olympiques et paralympiques d’hiver 2030 n’ont pas trouvé d’accord avec le maire de Nice, Éric Ciotti, lors de la réunion technique de ce 17 avril. Une décision doit être rendue lundi 20 avril.

Les équipes de l’organisation des Jeux olympiques et paralympiques d’hiver 2030 étaient sous tension depuis l’élection d’Éric Ciotti à la tête de la Ville de Nice. Ce dernier répétait à l’envi son rejet du projet initial acté avec l’ancien édile Christian Estrosi.

L’élu de droite contestait ainsi la création d’un toit éphémère couvrant le stade de foot de l’Allianz Riviera afin d’y installer une patinoire provisoire de hockey pour son « coût exorbitant ». Mais aussi car l’OGC Nice « ne peut pas aller jouer à l’extérieur pendant six mois », clamait-il.

Cependant, le temps était compté. Une solution devait être actée entre le 20 et le 30 avril afin de lancer les marchés des JOP d’hiver par la Solideo dans les temps. Le président de la Région Sud, Renaud Muselier, répétait ainsi souhaiter trouver un terrain d’entente au plus vite pour ne pas perdre certaines épreuves dans sa région, notamment celles du patinage artistique.

Une première réunion le 13 avril dernier entre le maire de Nice, Éric Ciotti, et le président du Cojop Edgar Grospiron, avait souligné des « points de convergence » entre les deux partis.

Un accord sur le village olympique, mais pas sur l’Allianz Riviera

Mais la réunion technique du 17 avril « met toutefois en évidence une situation de blocage. Des convergences ont pu être trouvées concernant le village olympique ainsi que le complexe olympique omnisports et Nikaïa. En revanche, la solution initialement envisagée pour la couverture et l’immobilisation de l’Allianz Riviera n’a pas reçu d’accord », assure la Région Sud dans un communiqué.

L’alternative présentée engendrerait un surcoût estimé à 45 millions d’euros « qui ne peut être absorbé par l’organisation dans le respect des équilibres financiers fixés », peut-on lire. « De plus, elle fait peser un risque majeur d’impasse procédurale et de dérive calendaire, incompatibles avec la livraison des jeux dans les délais impartis », estime la Région.

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