Alors que la justice enquête sur des marchés publics du Plan écoles à Marseille, le préfet a effectué un audit sur les processus de commande publique de la société. « C’était conforme à nos attentes », déclare-t-il.
Il ne se prononcera pas sur l’affaire en elle-même, qui a jeté une ombre sur le Plan de rénovation et de reconstruction des écoles de Marseille en pleine campagne des municipales. « C’est au procureur de la République » de répondre, recadre avant tout le préfet Jacques Witkowski, en marge d’une rencontre avec la presse ce mardi 14 avril.
Comme l’a révélé un article de Blast début février, la justice a ouvert une enquête suite a un signalement de l’ancien préfet, Georges-François Leclerc, pour des faits « susceptibles d’être constitutifs d’infractions à la loi pénale et notamment de délits de favoritisme » concernant la Société publique des écoles marseillaises (SPEM).
Au centre du viseur : l’acquisition potentiellement illégale de l’école provisoire de Vayssière pour la déplacer à celle de La Castellane et accueillir les élèves durant son chantier. La justice dira si la SPEM, co-dirigée par l’État et la Ville de Marseille, a pris des raccourcis illicites dans les marchés publics pour assurer en urgence l’accueil des élèves de La Castellane durant le chantier de leur école.
« Il n’y a pas de difficulté à poursuivre le travail »
Mais, au-delà du cas étudié par la justice, Jacques Witkowski estime que les marchés publics de la société sont en ordre. Il affirme cela à la suite d’un travail d’audit lancé « la semaine qui a suivi la parution de l’article ».
« J’ai demandé au directeur général de la SPEM que la totalité de leurs process d’élaboration de la commande publique me soit présentée. Ce qu’il a fait ». Les services de l’État spécialisés ont ensuite contrôlé ces éléments. Ils ont conclu que « c’était conforme à nos attentes ».
« Il n’y a pas de difficulté à poursuivre le travail », assure ainsi le préfet. Et donc à continuer de dérouler le Plan écoles et ses chantiers. Un signal rassurant pour l’issue de l’enquête ? Sur ce point, il faudra attendre les conclusions du procureur.
