La Vénus d’Arles est arrivée au musée départemental Arles antique ce 14 avril. Prêt exceptionnel du Louvre, elle sera exposée du 24 avril au 31 octobre dans la ville provençale.
« La Vénus d’Arles est arrivée ce matin au musée départemental Arles antique », assure Nicole Joulia, vice-présidente du conseil départemental des Bouches-du-Rhône, lors de la plénière du 14 avril. Ce chef d’œuvre revient ainsi sur sa terre natale depuis les fouilles de 1651 dans les ruines du théâtre antique d’Arles.
C’est le musée du Louvre qui a prêté cette œuvre exceptionnelle au musée arlésien dans le cadre de l’exposition coproduite « Passage de la Vénus » du 24 avril jusqu’au 31 octobre prochain. La Vénus d’Arles y est conservée depuis la Révolution Française, après avoir habité le Château de Versailles durant plus d’un siècle.
Pour cette exposition, un cortège de chefs-d’œuvre de diverses époques, peints par Gustave Moreau, photographiés par Man Ray ou détournés par Andy Warhol, illustreront le prestige persistant de Vénus et des pouvoirs qu’elle incarne : la séduction, la beauté et l’amour.
Rebaptisée sous Louis XIV
La statue, réalisée au Ier siècle avant notre ère et sculptée dans un seul bloc de marbre blanc, tient une pomme dans sa main droite et détourne le regard. Elle trouve son écho dans l’œuvre de Praxitèle, sculpteur grec qui osa révéler la nudité d’Aphrodite au IVe siècle avant J-C.
D’abord identifiée comme la déesse Diane, elle a cependant été rebaptisée Vénus sous le règne du roi Louis XIV. Aujourd’hui installée à proximité de la Vénus de Milo dans le célèbre musée, elle y demeure l’une des œuvres phares.
La Ville d’Arles, fière de cette sculpture, a fait installer depuis début mars une copie de la Vénus d’Arles sur le rond-point de Chabourlet. Les Arlésiens et Arlésiennes pourront ainsi en profiter chaque jour.