Benoît Payan est officiellement candidat aux élections municipales à Marseille prévues les 15 et 22 mars prochains.

« Le moment était venu de dire que je suis candidat ». Le doute, s’il en existait un, est désormais levé. Ce samedi 10 janvier 2026 au matin, dans son nouveau siège de campagne sur la Canebière, le maire de Marseille Benoît Payan (DVG) a réuni la presse pour annoncer sa candidature aux élections municipales de 2026.

Marseille, « j’y suis né, j’y ai grandi, j’appartiens à cette ville, je l’ai dans le sang. C’est pour elle que je me bats et que je suis engagé », déclare le désormais candidat officiel du Printemps marseillais.

Il arbore en effet l’étiquette de ce rassemblement de la gauche qui a remporté la mairie en 2020 avec les communistes, socialistes, écologistes et société civile derrière la figure de Michèle Rubirola, que Benoît Payan a remplacée à la suite de sa démission.

Payan, Municipales 2026 : Benoît Payan officiellement candidat à la mairie de Marseille, Made in Marseille

Kits scolaires, gratuité des cantines, police de la propreté et du logement

S’il détaillera le programme progressivement à partir de mi-janvier, le maire sortant pose les grandes ambitions d’un futur mandat. En particulier des « mesures phares sur le pouvoir d’achat ». Avec la poursuite (ou l’achèvement) de la politique déjà engagée. Comme « le passage du kit scolaire à 150 € pour 80 000 petits. La gratuité de la cantine pour 15 000 enfants ».

Mais Benoît Payan insiste également sur « le quotidien » des Marseillais, et prévoit de travailler pour « vivre mieux, en sécurité, protégé dans tous les sens du terme », en renforçant les services publics et la police.

Ainsi, il vise « le doublement de la police municipale », et de (re)créer « une police de la propreté et un gendarme du logement ». Avec dans le viseur « les marchands de sommeil qui profitent de la misère des gens ».

Payan, Municipales 2026 : Benoît Payan officiellement candidat à la mairie de Marseille, Made in Marseille

Rassemblement national, LFI et gouvernance de la Métropole

Concernant ses adversaires dans la course au fauteuil de maire, pour lui, il n’y en a qu’un : « le Rassemblement national ». Et son concurrent sur la gauche de l’échiquier, l’insoumis Sébastien Delogu, rallié par l’adjoint à la transition écologique Sébastien Barles ? « Il a choisi la division. Je pense qu’il faut rassembler », lance-t-il en direction du candidat LFI.

« Le rassemblement, c’est le Printemps » peut-on lire sur les affiches de campagne du Printemps marseillais qui souhaite se présenter comme la seule coalition crédible de gauche. Et ce, même si les sondages laissent penser que le candidat de la France insoumise pèsera sur le second tour. Avec une potentielle alliance entre les deux tours ? Sujet écarté pour l’heure par le maire-candidat.

Reste aussi la question de la gouvernance de la Métropole Aix-Marseille-Provence. Malgré une ville-centre de gauche, la majorité de l’intercommunalité est restée à droite en 2020, sous la présidence de Martine Vassal. Une situation qui a laissé peu de pouvoir de décision et d’action aux élus marseillais sur les questions de transports, de propreté ou de voirie.

Cette fois, en cas de victoire, Benoît Payan estime par des calculs arithmétiques comme politiques que la majorité marseillaise prendra une véritable place dans l’exécutif métropolitain.

Les autres candidats déclarés

Si les premiers sondages, à prendre pour l’instant avec des pincettes, le placent en tête au soir du premier tour des élections le 15 mars prochain, le match est encore loin d’être gagné pour le maire sortant, qui devra cette année composer à sa gauche avec la liste de Sébastien Delogu, député et candidat de La France insoumise, soutenu par le collectif écologiste Vaï avec l’adjoint au maire Sébastien Barles.

Pour la droite et le centre, c’est Martine Vassal (DVD), présidente de la Métropole et du Département, qui repart au combat. La candidate investie par Les Républicains, Renaissance, Horizons et l’UDI, fait cette fois-ci l’unité dans son camp pour rassembler plus largement. Sa candidature est également appuyée par le collectif « Une Génération pour Marseille », emmené par Romain Simmarano, directeur de cabinet de Renaud Muselier (Renaissance) à la Région Sud et porte-parole de sa campagne, et l’avocate marseillaise Sandra Blanchard.

Autre adversaire de poids pour Benoît Payan : Franck Allisio, député et candidat pour le Rassemblement national qui a le champ libre à l’extrême droite après le ralliement du sénateur (Reconquête !) Stéphane Ravier.

Enfin, la liste citoyenne « Marseille pour Tous » menée par Erwan Davoux, ancien agent du département des Bouches-du-Rhône à l’initiative d’une plainte contre sa présidente Martine Vassal, et Nora Preziosi, ex-présidente de 13 Habitat, qui avait été évincée de son poste suite à la publication d’un rapport accablant de l’Agence nationale de contrôle des logements sociaux (Ancols), révélant des conflits d’intérêts dans l’attribution des logements et des commissions d’attribution dysfonctionnelles.

La campagne est désormais lancée.

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