A Marseille, l’atelier de joaillerie Mermere propose la réalisation de projets sur-mesure ainsi que des créations inspirées de la mer. La fondatrice Noé Selve a lancé en juin dernier une première collection en hommage à la cité phocéenne et vient tout juste de dévoiler une nouvelle collaboration printanière autour de l’univers de sa pièce maîtresse, la bague Delphis.

Noémie Selve, ou simplement Noé, a créé Mermere, un atelier de joaillerie marseillais inspiré de la Méditerranée. « Je suis fascinée par les fonds marins depuis ma plus tendre enfance. Mes parents étaient moniteurs de plongée et ont transmis à mon frère et moi, leur passion pour l’océan », nous raconte-t-elle.

Durant 5 ans, elle travaille au Chili dans le domaine du marketing. « À l’époque, un bijoutier m’a proposé de venir le voir travailler dans son atelier chaque samedi », se rappelle Noé. Charmée par la beauté du métier, elle démissionne de son poste dans le marketing et prend un travail alimentaire le temps de mûrir son projet d’artisanat.

En 2017, elle retourne auprès de sa famille à Marseille, sa « ville de cœur ». Elle réalise alors plusieurs stages auprès d’artisans bijoutiers et lance enfin, en octobre 2019, l’atelier de joaillerie Mermere. Le nom s’inspire du roman éponyme d’Hugo Verlomme, narrant l’histoire d’un peuple, des noés, vivant sous l’eau à la suite d’un désastre écologique. « C’est le livre préféré de mes parents. Hugo Verlomme m’a d’ailleurs contacté après être tombé sur mon site internet. J’étais impressionnée mais c‘est une personne très gentille et généreuse », nous raconte-t-elle non sans émotion.

, Mermere, l’atelier de joaillerie inspiré des fonds marins, Made in Marseille
Noé Selve, fondatrice de Mermere © Mermere

Collection Gyptis & Protis en hommage à Marseille

En plus de son activité de réparation et de confection de bijoux sur-mesure, Noé propose aussi ses créations. Elle a lancé en juin dernier sa première collection, Gyptis & Protis, en hommage à la ville de Marseille et à son mythe fondateur. Ce dernier raconte l’union entre la princesse celte Gyptis et le marin phocéen Protis, à l’origine de la création de la cité. Ainsi, le modèle Delphis représente la bague de fiançailles de Gyptis. Le médaillon Octopus, une pièce de monnaie antique que l’on porterait au cou…

« Chaque pièce est inspirée de bijoux archéologiques, comme un trésor sous-marin que l’on aurait découvert. Avec des marques d’aspérité, de corrosion. La recherche de perfection, d’équilibre peut parfois devenir angoissante. Je trouve tous ces petits défauts rassurants, ils donnent aux bijoux un aspect unique », continue la créatrice.

En janvier, elle a d’ailleurs reçu la distinction “Artisan d’Art” de la Chambre des Métiers et de l’Artisanat de la région Sud. Une appellation qui récompense les artisans pour leur technique de fabrication de haute qualité.

 

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La bague Delphis revêt des couleurs printanières

Et pour fêter l’arrivée des beaux jours, l’artisane vient de sortir une collection capsule autour de l’univers de la bague Delphis. Réalisée en collaboration avec la créatrice et styliste spécialisée dans l’upcycling, Hemma Lange, elle « ouvre le champs des possibles » de cette pièce maîtresse de la collection.

« La bague est normalement sertie de deux gemmes identiques : péridot, topaze ou améthyste. Pour la nouvelle version, Hemma a sélectionné de nouvelles pierres et de nouvelles combinaisons qu’il est possible de personnaliser à sa guise », ajoute-t-elle. Une collaboration 100% Sud aux couleurs printanières et chatoyantes. Le tout, sublimé par le travail de l’atelier floral marseillais Lila Noir.

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Introduction de trois gemmes : tourmaline, cordiérite et quartz © Mermere X Hemma Lange

Des coquillage nacrés aux allures d’amulettes

Enfin, Noé dévoile régulièrement une sélection d’amulettes exclusives conçues à partir de véritables coquillages. « J’utilise des ormeaux parce que j’ai toujours aimé ces coquillages avec leur jolie nacre à l’intérieur », nous confie-t-elle.

Afin de les mettre en valeur et ne pas les dénaturer, l’artisane leur fabrique une coque en argent, sculptée en fonction de la forme du coquillage. Chaque pièce est faite sur-mesure, à partir d’ormeaux qu’elle ramasse au bord de l’eau ou offerts à l’atelier.

« Dernièrement, on m’a envoyé des ormeaux de Bretagne qui font la taille de la main, je me demande encore comment je vais les travailler », ajoute-t-elle, songeuse. L’occasion de créer des pièces uniques à partir de matière organique, dans une démarque purement artistique.

 

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Une deuxième collection sous le signe du corail

Et cette créatrice de seulement 30 ans ne s’arrête pas là. Actuellement basée dans un petit atelier à Marseille, elle souhaiterait déménager dans un lieu plus spacieux, en cohabitation artistique avec d’autres artisans, dans les prochains mois. Afin de faire connaître ses bijoux au plus grand nombre, elle est aussi activement à la recherche de boutiques et concept stores correspondant à son univers et souhaitant proposer ses créations.

En parallèle, la deuxième collection de Mermere est en cours d’élaboration. Elle portera sur le thème du corail « et ses nombreuses couleurs naturelles », avec l’upcycling de colliers de coraux trouvés dans des boutiques de seconde main et des brocantes. Noé travaillera également à la reproduction en métal de la structure de ces animaux si particuliers. À découvrir au mois de juin 2021.

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