Cedric O, Secrétaire d’Etat au numérique, était en visite à Marseille aujourd’hui. L’occasion de faire un tour d’horizon des structures qui participent au développement du numérique sur le territoire.

Un an et demi après sa première visite, Cédric O rencontrait ce matin Cyril Zimmermann dans son école du numérique, la Plateforme, à la Joliette, aux côté d’Olivia Grégoire, Secrétaire d’Etat en charge de l’Économie sociale, solidaire et responsable, Serge Magdeleine, directeur général du Crédit Agricole Alpes Provence, et Élisabeth Fonteix, directrice de la formation et du développement des compétences du groupe Orange.

La Plateforme forme aujourd’hui 200 étudiants de tous horizons et « notre ambition c’est de former 3 000 personnes par an, indique Cyril Zimmermann. Ici, on essaye de mélanger les profils d’horizons différents, certains ont moins les codes de l’accès à l’emploi que d’autres ». Cette année, l’école a, par exemple, formé un migrant et un sans domicile fixe. L’idée première est de donner la même chance à tout le monde, qu’ils soient dans des situations financières et personnelles difficiles, ou qu’il s’agisse de jeunes déjà diplômés.

Une démarche saluée par Cédric O : « Le numérique vient transformer le business, la vie quotidienne et notre rapport aux autres. C’est un changement qu’il faut accompagner, on doit faire en sorte que tout le monde soit à bord. C’est une question de solidarité, mais aussi de performance économique ».

Un partenariat avec Orange pour la formation des jeunes

La Plateforme s’est associée au groupe Orange pour former toujours plus de jeunes. Élisabeth Fonteix, présente ce matin, nous explique : « Au-delà du mécénat que l’on fait avec l’école, on a accueilli deux alternants. On a besoin de compétences aussi bien dans le développement logiciel que la cyber sécurité, la data et l’intelligence artificielle. C’est l’occasion pour nous de contribuer à alimenter le vivier local pour les PME. On croit beaucoup à ce genre d’initiatives ».

Olivia Grégoire, qui est en visite depuis hier à Marseille, insiste quant à elle sur le rôle du numérique dans l’inclusion sociale : « Ici, à la Plateforme, on fait du social et de l’inclusion numérique, via l’éducation, mais moi ce que j’aime dans ce que vous portez, c’est que vous fabriquez les ressources qui sont au centre de notre performance économique ».

Casser les codes de l’économie sociale et solidaire Vs l’économie traditionnelle

« On a souvent laissé l’économie sociale et solidaire à côté de l’économie traditionnelle, et, en ce moment, on est en train de casser les murs. On construit l’économie de demain, pas dans 5 ans, mais dès l’année prochaine », défend Olivia Grégoire.

C’est le rôle que veut jouer la Plateforme : « rattacher les acteurs dit de l’ESS et les entreprises qui existaient déjà. Et qui d’ailleurs faisaient déjà de l’ESS sans le savoir et qui continueront à en faire demain », explique Cyril Zimmermann.

Pour Élisabeth Fonteix, « performances économiques et sociales sont plus que jamais reliées. C’est dans notre raison d’être. Pour nous, le clivage entre business et social et solidaire ne peut plus exister avec le numérique. En s’associant à cette école, on participe à la fabrique des talents de demain, quel que soit leur profil et leur parcours. Ici à la plateforme, on voit que chacun peut trouver sa place, quel que soit son niveau ».

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