A l’occasion des traditionnels voeux à la presse, qui se déroulaient ce matin à l’Hôtel de Ville, Jean-Claude Gaudin, maire (LR) de Marseille est revenu sur la tragédie de rue d’Aubagne, les écoles, le projet de téléphérique, … Il a évoqué sa volonté d’aller au bout de son mandat “Quel maire oserait quitter ses administrés ?” a-t-il clamé aux journalistes.

Selon le premier élu de la ville, l’heure n’est pas au bilan. Et “Aux critiques infondées, je leur réponds que je suis plus que jamais présent et j’agis sans relâche sur tous les dossiers avec des adjoints au maire de qualité, avec un dévouement exemplaire” a soutenu le maire de Marseille. Pas question pour lui de quitter son fauteuil de maire avant la fin du mandat et les prochaines élections municipales de 2020.

Retrouvez l’intégralité de notre Live pour ne rien rater de la prise de parole de Jean-Claude Gaudin



Les temps forts de la conférence de presse

Le téléphérique sur la voie de la Bonne Mère ?

Annoncé par Gérard Chenoz, adjoint au maire en charge des grands projets, mais remis en cause par Sabine Bernasconi, maire du 1er secteur de la ville, proche de Martine Vassal qui pilote le bateau métropolitain, le projet de téléphérique est en ballotage. Favorable selon le maire de Marseille qui a évoqué “Nous suivrons de plus près les études pour le téléphérique que je souhaite voir mis en place vers Notre Dame de la Garde“.

Les écoles de Marseille : la question du PPP pour le financement

Nous consacrons 40 millions d’euros par an pour nos écoles. Il est clair que dans mon esprit, je souhaite que l’on supprime les 34 écoles qui sont en formule “Pailleron”, (…) au fur et à mesure. Je veux amorcer cela… (…) Le temps est venu de construire des écoles neuves là où il peut y avoir un danger. (…) Le projet prévoit la démolition et la reconstruction de 34 écoles (…) et la création d’ici à 2025 de 6 nouveaux groupes. (…) Le PPP permet d’agir immédiatement. (…) La livraison des premières écoles est attendue pour 2021. La pétition lancée par deux élus, a réuni 10 000 signatures, ainsi le sujet sera évoqué s’il le faut au conseil municipal dans les 3 mois suivants le dépôt en application du règlement intérieur du conseil municipal, et après vérification de la commune de résidence des 10 000 signataires de la pétition. Nous continuerons le vote le 4 février, de toute façon, on a déjà tout voté. (…) Et le maire qui viendra, s’il veut, il l’annulera !”  s’est exclamé Jean-Claude Gaudin.

Aujourd’hui, Bruno Gilles, candidat déclaré à la succession de Jean-Claude Gaudin en 2020, se positionne comme critique envers le PPP. Il étudie sa faisabilité financière avec une équipe d’experts et ne s’empêchera pas de revenir sur le projet s’il venait à être élu.

La question de la restriction des repas dans les cantines scolaires

Evoqué dans La Provence, une enquête révèle que les petits Marseillais ont été privés d’entrées à la cantine. Jean-Claude Gaudin a vivement réagi, rejetant la faute sur la grève de la CGT et assurant que le service minimum a été rempli dans l’intérêt des enfants. “Après de nombreuses semaines de négociation, la CGT continue de provoquer la fermeture de plusieurs restaurants scolaires. Pour mettre fin à la situation, la ville a réquisitionné du personnel. La grève perlée, ça suffit ! C’est pour l’intérêt des enfants que nous devons faire des efforts. La générosité de la ville de Marseille est totale. En réquisitionnant du personnel dans les cantines, dans ce contexte de service minimum, nous avons fait le choix de garantir un plat chaud, un fromage et du dessert, car les services n’étaient pas en mesure d’assurer tout le repas, en accord avec des diététiciennes. Un exemple de menu : émincé de chapon sauce au citron, yaourt bio et canistrelli“.

Le rapport Nicol face aux effondrements rue d’Aubagne

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Jean-Claude Gaudin

Nous avons tout donné à ce monsieur Nicol qui nous a pourri ! Depuis que je suis maire, nous avons travaillé sur le sujet du logement. Nous sommes intervenus dans les copropriétés privées, comme à Bellevue. En 2017, Madame Fructus a conclu un accord avec Monsieur Denormandie qui vient aujourd’hui à Marseille. Je vous rappelle que ces copropriétés indignes sont toujours des propriétés privées, et c’est très compliqué d’y intervenir. Je rappelle que c’est dans le nord que j’ai fait le plus de choses dans mes mandats…” a précise le maire, agacé qu’on lui reproche toujours de financer des projets dans les secteurs les plus aisés de la ville.

La pluie “coupable” des effondrements ? “Vous savez, j’ai été très blessé, c’est pour ça que je me suis peu exprimé dans la presse. J’ai dit que je ne regrettais rien globalement de ce que j’ai fait, mais je ne pensais pas forcément à la rue d’Aubagne. Sur la rue d’Aubagne, je pense que dans ces immeubles très anciens, l’automne que nous avons eu a pu contribuer au drame, mais ce n’est pas la raison majeure” a répondu Jean-Claude Gaudin.

Le relogement des délogés rue de la République, pourquoi pas des réquisitions ?

Cet après-midi, le ministre du Logement, Julien Denormandie, sera à Marseille pour avancer sur le dossier de l’habitat indigne et du relogement des habitants évacués. “La réquisition peut se faire, nous avons fait des pressions énormes, le ministre et nous ! Quand on me dit, dans la rue de la République, il y a des centaines de logements vides… C’est faux ! Il y a aujourd’hui 50 logements, 25 habitables, 25 pour lesquels ils faut faire quelques travaux rapidement” a précise le maire de Marseille.

Les élections municipales 2020, quel successeur pour Jean-Claude Gaudin

A droite, Bruno Gilles, est le seul candidat déclaré à la mairie de Marseille en 2020, Martine Vassal “ne s’interdit rien”, et Renaud Muselier “ne ferme pas la porte“… La liste des potentiels candidats s’allonge au fur et à mesure que les semaines passent. A 15 mois des élections, Jean-Claude Gaudin appelle au consensus “Vous savez, à quatre reprises, j’ai été élu et réélu, j’ai consacré beaucoup de temps au dialogue, à convaincre, à observer, à chercher des personnalités qui n’étaient pas toujours de mon camps, pour le bien de la ville. Je pense que 2020, c’est l’année où ma famille politique doit se mettre d’accord…

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