Jannah Theme License is not validated, Go to the theme options page to validate the license, You need a single license for each domain name.

Le comité national olympique et sportif a organisé ce 7 novembre une conférence de presse suite à la déclaration de candidature des Alpes françaises pour l’organisation des Jeux d’hiver en 2030. Découvrez les premiers sites qui pourraient accueillir les épreuves.

C’est à la Maison des sports à Paris que le comité national olympique et sportif (CNOSF) a tenu cet après-midi une conférence de presse, suite à la déclaration de candidature des Alpes Françaises pour l’organisation des Jeux Olympiques et Paralympiques 2030.

Mardi 7 octobre est la date butoir pour le dépôt définitif du dossier des régions Provence-Alpes-Côte d’Azur (Sud) et Auvergne-Rhône-Alpes (AURA) qui ont proposé, mi-juillet, une candidature commune avec l’ambition de prendre en compte les enjeux environnementaux pour des « Jeux sobres » et « inscrits dans un héritage durable » comme cela a été  rappelé à l’occasion de la conférence de presse.

Quatre pôles majeurs dans les deux régions

Dans un dialogue permanent et dans un travail collectif, salué par toutes les parties prenantes, Renaud Muselier, président (Renaissance) de la Région Sud et Laurent Wauquiez, président (LR) de la région AURA ont trouvé un terrain d’entente pour la répartition des épreuves sur leur territoire respectif avec quatre pôles majeurs : Nice Côte d’Azur, Briançonnais, Savoie et Haute-Savoie.

« Il a fallu faire quelques arbitrages naturellement parce que le massif est grand et qu’on ne peut pas avoir des Jeux complètement éclatés par rapport à l’expérience des athlètes, aux nécessités de maîtriser l’ensemble des transports, de ne pas multiplier les sites et de ne pas multiplier les coûts », a souligné au préalable David Lappartient, président du Comité national olympique et sportif français (CNOSF).

Il était également indispensable pour cette candidature de capitaliser sur des infrastructures existantes, notamment l’héritage des Jeux d’Albertville en 1994, sur des sites qui disposent déjà d’une expertise dans l’accueil de grandes compétitions mondiales et para-sportives. « La notion d’accessibilité a été un vrai enjeu dans le choix de ces sites »  qui ont été sélectionnés « pour apporter le meilleur équilibrage territorial mais aussi la meilleure cohérence sportive », a ajouté Marie-Amélie Le Fur, présidente du Comité paralympique olympique et sportif français.

L’ancienne athlète voit aussi dans cette candidature l’opportunité de créer une « vallée inclusive » et permettre « une ouverture pour un plus grand tourisme handicap dans les montagnes ».

Les sports de glace à Nice

Pour la région Sud, les épreuves seront concentrées dans les Hautes-Alpes et les Alpes-Maritimes. Place aux sports de glisse à Nice, avec le patinage artistique, le hockey sur glace, le short-track et le curling. Isola 2000 devrait accueillir les disciplines de ski et de snowboard cross.

Autre cluster sportif (pôle Briançonnais) dans les Hautes-Alpes avec Serre-Chevalier et Montgenèvre pour accueillir une grande partie des épreuves de freestyle : snowboard cross, para banked, half-pipe, saut acrobatique…

D’autres propositions seront formulées sur le ski alpinisme dans les Écrins et sur le kilomètre lancé (ou ski de vitesse) à Vars, « mais il faut voir ce qu’il se passe ailleurs dans le monde, comme nous l’a expliqué le CIO », a ajouté Renaud Muselier, en faisant la présentation des sites sélectionnés.

Depuis près de 30 ans, Vars est le lieu de prédilection de tous les passionnés de ski de vitesse. La mythique piste de Chabrières est l’une des plus raides, rapides et impressionnantes du monde avec 98% d’inclinaison de pente sur les 400 premiers mètres et un départ à 2 720 mètres d’altitude.

alpes françaises, JO 2030 : découvrez les sites de la candidature des Alpes françaises, Made in Marseille

Les domaines skiables de Savoie-Mont-Blanc

Au Nord, les compétions auront lieu sur les territoires de Savoie-Mont-Blanc. Après les Mondiaux de 2023, les pistes de l’Eclipse et du Roc de Fer à Courchevel-Méribel seront de nouveau mise à l’honneur avec l’ensemble du ski alpin. Les épreuves de slaloms se disputeront à Val d’Isère, destination régulière de la Coupe du monde masculine.

Enfin, le bobsleigh, le skeleton et la luge auront lieu dans le seul stade de bob à La Plagne, le ski nordique en Haute-Savoie, au Grand Bornand, le biathlon et à La Clusaz, le ski de fond. Chaque pôle accueillera un village olympique ainsi que des centres nécessaires aux médias.

Si la plupart des infrastructures sont existantes, le patinage de vitesse nécessite la construction d’une piste ovale de 400 mètres couverte. « Il n’y aura pas d’anneau de vitesse en France » a souligné David Lappartient, président du CNOSF.

Deux options sont avancées : un site temporaire installé dans un Parc des expositions en Provence-Alpes-Côte d’Azur, sans en préciser la ville ou choisir un site à l’étranger (Allemagne ou au Pays-Bas). « Nous n’avons pas besoin de les finaliser maintenant » a commenté David Lappartient. Le choix sera discuté dans le « dialogue ciblé » avec le CIO fin novembre.

Les cérémonies d’ouverture et clôture

La cérémonie d’ouverture aura lieu en Auvergne-Rhône-Alpes, « en explorant une nouvelle façon de faire, avec des tableaux qui permettent de faire des échos à différents sites » a annoncé Laurent Wauquiez.

Grenoble, Albertville, Chamonix… le choix n’a pas encore été arrêté, mais la volonté est vraisemblablement de l’organiser dans une ville ayant déjà accueillie les Jeux par le passé. La cérémonie de clôture aura lieu en Provence-Alpes-Côte-d’Azur.

Dernière ligne droite

Restera à passer le grand oral prévu ce 21 novembre devant le comité national olympique pour rester dans la course. La ministre des Sports sera présente pour montrer le soutien de l’État à cette candidature. Après l’abandon de Sapporo (Japon) et du retrait de la Catalogne, restent en lice la Suisse et la Suède face aux Alpes françaises.

Le Comité international olympique effectuera, de son côté, une présélection au mois de décembre, avant une décision finale attendue courant 2024, après les JO de Paris. Le CIO devrait attribuer conjointement deux éditions des Jeux d’hiver, celles de 2030 et 2034, si les hôtes potentiels remplissent tous les critères.

Bouton retour en haut de la page