Le centre commercial des Terrasses du Port projette de développer l’agriculture urbaine sur ses toits.

Depuis son ouverture, les Terrasses du Port sont engagées dans une démarche sociale et environnementale ambitieuse. Depuis 2015, le groupe Hammerson développe une politique « Net Positive », qui repose sur quatre piliers : gestion des déchets, économie d’eau, réduction de l’empreinte carbone, proximité et lien social.

Pour respecter cet engagement, le centre s’est doté d’une ferme photovoltaïque sur sa toiture. Les 5000 m2 de panneaux solaires lui permettent de produire sa propre énergie. « Nous avons réduit de 40 % nos consommations électriques » assure Marie Canton, directrice des Terrasses du Port.

Grâce à son raccordement à la centrale Thassalia, depuis 2021, le centre commercial et ses 190 boutiques sont également chauffés et climatisés grâce à la géothermie marine. Une première en France.

La gestion des déchets du sous-sol jusqu’aux toits

Dans cette stratégie, « on est aussi assez avancé sur la gestion des déchets puisqu’on valorise aujourd’hui plus de 80 % de nos déchets grâce à des actions innovantes menées en collaboration avec nos commerçants et nos 2 000 salariés ».

Les Terrasses du Port disposent, en effet, d’un centre de tri intégré au niveau de son quai de livraisons qui lui permet de gérer la totalité de ses déchets, soit 1 700 tonnes par an.

Le centre prévoit également l’installation d’une station de biométhanisation sur son toit. Depuis que le bâtiment est alimenté grâce à la boucle d’eau de mer pour produire son énergie, les équipements sont devenus obsolètes, permettant ainsi de mettre en œuvre ce projet, développé en partenariat avec la start-up Bee&Co et Véolia.

L’entreprise bordelaise a remporté le défi des Terrasses du Port lancé dans le cadre du Smart Port Challenge, l’année dernière. Elle a élaboré une solution de transformation des déchets organiques : la BioBeeBox. « Cette solution nous permettra de gérer des bio-déchets générés par les commerçants des Terrasses du Port, mais pas seulement, car on travaille sur un écosystème tout autour pour gérer les bio-déchets des restaurateurs dans le centre-ville ».

Un laboratoire expérimental

Panneaux solaires, BioBeeBox, les toits disposent aussi d’un jardin de 200 m2 qui reproduit le biotope de l’archipel du Frioul et permet de l’étudier… « mais il reste encore de la place », lance Marie Canton. « L’impact environnemental et sociétal d’un bâtiment est un enjeu majeur. Les pistes de limitation de cet impact sont variées et peuvent notamment passer par une optimalisation des toits-terrasses dans le but de faire émerger des projets de récupérations de l’eau, de production d’énergie, de préservation de la biodiversité ou encore de production agricole…».

C’est dans ce but que Hammerson et Véolia ont décidé, pour la nouvelle édition du Smart Port Challenge #4, de capitaliser sur la surface de ces toitures pour promouvoir un projet d’agriculture urbaine, d’autant que « la Ville et la Métropole travaillent à une souveraineté alimentaire », reprend la directrice. Pour elle, « le défi consiste aujourd’hui à imaginer un projet en lien avec la biodiversité ».

Quelles solutions techniques ? Quelles synergies avec les équipements existants et prévisionnels ? Quels partenariats et débouchés privilégier via ce projet ? Quel modèle économique ? Autant de questions que les porteurs de projets devront se poser pour élaborer une solution qui « cocherait plusieurs cases, car cela permettrait d’améliorer encore plus l’étanchéité de nos bâtiments » et répondrait à la problématique de la gestion de l’eau. « On sait que c’est un vrai sujet : que faisons-nous de l’eau pluviale aujourd’hui ? Ça pourrait servir à faire de la production maraîchère ou d’autres choses… ».

Le projet vise aussi à alimenter en circuit-court les restaurants des « Terrasses », mais aussi ceux situés à proximité. « On a besoin d’une start-up qui fasse de la production maraîchère, mais pas seulement, car on voudrait vraiment un projet très global ».

En effet, les Terrasses du Port misent également sur un volet pédagogique. « On peut imaginer que cet espace permette à des classes et aux particuliers de venir visiter, expérimenter et faire des ateliers. Surtout, cette solution pourra être dupliquée sur d’autres bâtiments ».

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