L’ancienne église de la rue d’Aubagne, devenue le théâtre Mazenod, va se transformer en équipement public socio-culturel ou sportif. La Ville de Marseille a préempté l’édifice mis en vente par l’association de la rue d’Aubagne*.

* : Cet article a été mis à jour le 4 novembre après que le diocèse de Marseille ait rectifié les déclarations de la municipalité. Le rectificatif complet est disponible en fin d’article.

Construite dans les années 1860, l’église conventuelle des bénédictins, de style néo-gothique, trône en haut de la rue d’Aubagne, presque cachée en retrait des immeubles voisins. Elle a été désacralisée avant d’accueillir à partir de 1935 le théâtre Mazenod, dont l’activité rayonnante a petit à petit pris fin ces dernières années.

C’est un bâti « remarquable au plan de son histoire patrimoniale et de son enchevêtrement dans un tissu vernaculaire », décrit Mathilde Chaboche, adjointe à l’urbanisme à la Ville de Marseille, lors d’une conférence de presse pour faire le point sur les différents projets d’aménagement pour ce quartier.

L’édifice appartient à l’association de la rue d’Aubagne, qui assure les missions de gestion du patrimoine paroissial. Cette dernière « a conclu une promesse de gré à gré avec un acquéreur », précise le diocèse de Marseille.

« Nous avons ainsi pu lancer une procédure de préemption », annonce Sophie Camard, maire des 1er et 7e arrondissements de Marseille.

théâtre Mazenod, La Ville préempte le théâtre Mazenod pour créer un équipement public rue d’Aubagne, Made in Marseille
Malgré quelques activités artistiques, le site n’est quasiment plus occupé.

Centre socio-culturel ou sportif ? « On associera les habitants pour décider »

« La procédure est en voie de finalisation », reprend Mathilde Chaboche. Elle était également présente pour évoquer la situation de ce secteur du centre-ville, quatre ans après le drame de la rue d’Aubagne.

Car l’ancienne église se situe « en face du lieu des effondrements », poursuit-elle. « Ce qui en fait un sujet symbolique important. Il faut remettre du commun ici. Que ça ne parte pas entre les mains d’un promoteur privé […] Amener du service public dans un quartier qui en a bien besoin ».

Il s’agira donc d’un équipement public municipal dont la vocation est encore à définir. Plusieurs options sont sur la table. D’un centre socio-culturel à un équipement sportif. « On associera les habitants pour décider de l’avenir du site », assure l’adjointe à l’urbanisme. Sous réserve des études de faisabilité qui permettront de dimensionner le projet.

Rectifications du diocèse concernant les déclarations de la Ville :

  • Le diocèse, qui n’est pas propriétaire des lieux, n’a jamais « mis aux enchères» le théâtre Mazenod : l’association de la rue d’Aubagne a simplement conclu une promesse de gré à gré avec un acquéreur, comme tout propriétaire désireux de se dessaisir d’un bien.
  • Comme l’association de la rue d’Aubagne peut le confirmer, l’acquéreur en question n’est pas un « marchand de biens » mais un promoteur dont le projet, très élaboré, était bien de respecter les lieux et de développer des activités utiles au quartier.
  • Le diocèse, dont une école est située en des lieux attenant à la parcelle en vente, est bien évidemment très attaché au service des habitants de ce même quartier et se réjouit que la mairie manifeste ainsi son intérêt.
    Il est disponible pour aider à tout projet allant en ce sens.
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