À Marseille, la disparition des anciennes fresques dans le métro fait l’objet d’une pétition. La RTM indique que certaines œuvres retirées seront exposées, comme au J1.
« Stop à la rénovation moche des stations du métro de Marseille ! ». C’est le nom donné à la pétition, soutenue par près de 900 citoyens, qui dénonce les travaux entrepris dans le métro marseillais.
La tribune, signée de l’Université hors les murs de Marseillologie, fustige le « démantèlement d’un patrimoine » alors que la RTM procède depuis 2020 à la modernisation des stations pour apporter « plus de confort, de luminosité et de sécurité aux voyageurs ».
Dans les stations de Saint-Charles, Joliette et Noailles, déjà livrées ou en cours de livraison, les murs colorés ont été remplacés par des carreaux de couleur beige et les grandes fresques peintes dans les années 70-80 ont été déposées. Mais certaines pourraient trouver une nouvelle vie ailleurs.
D’anciennes œuvres exposées
Selon des informations dévoilées par le journal La Marseillaise, les artistes à l’origine des anciennes fresques ont été contactés en ce début d’année par la Régie des transports métropolitains (RTM) et notifiés de l’issue réservée à leur travail.
Parmi les œuvres les plus emblématiques, celle d’Albert Jaubert, qui rend hommage au passé portuaire de la cité phocéenne, autrefois visible à la Joliette, doit déménager dans le hangar du J1. Une place lui sera faite dans le futur temple des loisirs au sein du centre culturel et scientifique dédié à la mer.
La fresque de John Pendray, représentant un TGV et une locomotive, a quant à elle quitté la station Saint-Charles pour être remise à l’association des Amis du Rail et des Transports de Marseille. Elle devrait atterrir au « musée provençal des transports » à Fuveau.
En revanche, à Noailles, les décors réalisés par ce même artiste n’ont pas vocation à être retirés, assure la RTM. Enfin, du côté de la station de Castellane qui débute sa rénovation, l’œuvre de l’architecte Roland Carta, sur la thématique des platanes, doit être repositionnée au terme des travaux.
De nouvelles fresques attendues
Si la disparition dans le métro marseillais de quelques fresques emblématiques est bien actée, de nouvelles œuvres devraient cependant venir décorer les murs et les plafonds des stations. Trois fresques murales en trompe l’œil sont par exemple prévues dans la station Estrangin, dont les travaux ont débuté en 2025.
Elles représenteront les bâtiments extérieurs de la place ainsi que sa fontaine. Visibles à la fois depuis les quais et la mezzanine, et doivent donner l’impression d’une fenêtre sur l’extérieur.
Une anamorphose est également annoncée à l’entrée de la station. Elle illustrera la place Estrangin lors de sa construction au 19e siècle et sa configuration aujourd’hui, en fonction de l’angle d’observation.
La station Castellane comptera aussi deux nouvelles œuvres en suspension à la fin de sa rénovation en 2027. Elles seront situées au niveau de la mezzanine qui surplombe les quais, nous précise la RTM. Quant à la station Désirée Clary, dont le chantier de modernisation doit débuter prochainement, elle arborera un nouveau portrait de la reine consort de Suède.