Le salon Made in PME Sud revient ce jeudi 9 avril au parc Chanot pour favoriser les échanges économiques entre les entreprises de la région. Entretien avec le président de la CPME Sud, Alain Gargani, qui affirme ses ambitions.

À la tête de la Confédération des petites et moyennes entreprises Sud Provence-Alpes-Côte d’Azur (CPME Sud), Alain Gargani reconduit le salon Made in PME Sud le 9 avril au parc Chanot, une initiative née de la CPME lyonnaise il y a quelques années.

Plénières, workshops, speed meeting entre patrons… seront organisés pour faciliter les connexions de travail entre les entreprises du territoire, de Nice à Briançon en passant par Aix-en-Provence et Marseille.

Fort d’un premier succès en 2024, la CPME Sud entend cette année doubler les chiffres avec 10 000 visiteurs attendus et entre 300 et 400 exposant pour en faire « le plus grand salon économique de la région ». Entretien.

Made in Marseille : Vous avez lancé ce salon en 2024 pour la première fois. Quel bilan en avez-vous tiré ?

Alain Gargani : La première édition de 2024 a été plutôt une belle réussite. Plusieurs milliers de participants, près de 200 stands, et surtout près de 20 000 connexions de business via la plateforme mise à disposition des inscrits. On s’est rendus compte que certains espaces avaient aussi très bien marché, ce qui nous a permis de repenser le modèle de cet événement qui arrive à grands pas.

Plutôt que d’aller chercher des partenaires en dehors de notre région, essayons de travailler en circuit court.

Quelles sont les nouveautés cette année ?

Nous avons doublé les rencontres avec les acheteurs. Mais aussi les « speed meeting » qui sont les moments d’échanges de business direct entre les chefs d’entreprise. Nous avons également reformaté l’événement sur une journée, au lieu de deux jours, à la demande de nombreux partenaires.

Beaucoup de salons professionnels existent déjà à Marseille et dans la région. Quelle est votre plus-value ?

Certes, il existe beaucoup de salons dans les territoires. Mais, Made in PME Sud s’adresse à l’ensemble des entreprises de Provence-Alpes-Côte d’Azur pour qu’ils puissent se rencontrer, se connecter et échanger librement afin de créer des partenariats et du business. Un Niçois peut facilement rencontrer un Marseillais, un Salonais ou un Briançonnais. Plutôt que d’aller chercher des partenaires en dehors de notre région, essayons de travailler en circuit court et d’apporter les conditions pour le faire.

Comment le salon va s’organiser très concrètement ?

Ce qui est assez magique avec ce salon, c’est la scène centrale au milieu des stands qui sera animée tout au long de la journée avec de grandes plénières sur les Jeux olympiques d’hiver ou l’intelligence artificielle. Il y aura aussi des thématiques plus techniques traitées autour d’une quarantaine de workshops, comme la facturation électronique qui entre en vigueur en septembre.

Vous aurez aussi deux speed meeting XXL avec 200 chefs d’entreprise qui échangent des cartes de visite. Et enfin des rencontres spécifiques avec des acheteurs du territoire avec un focus pour répondre aux appels d’offres des Jeux d’hiver 2030 dans les Alpes françaises.

Comment allez-vous accompagner les entreprises pour les inciter à répondre aux appels d’offres des JO 2030 dans les Alpes ?

Seront présents les acteurs de la Solideo, la société qui lance les marchés. Il y a eu une première présentation de la plateforme Marchés 2030, mais sur le salon les responsables rentreront directement en contact avec les entreprises. Ce sera une vraie journée de travail. Les entreprises pourront aussi aller plus dans le détail sur le stand de la Région Sud. Nous sommes suffisamment en amont pour que les entreprises aient conscience qu’il va y avoir des marchés et qu’elles y répondent.

L’IA est aussi une problématique que vous allez évoquer en plénière pour leur permettre d’accélérer leur croissance.

Je suis engagé à la CPME nationale, ça ne vous aura pas échappé. C’est un sujet qui est abordé lors de chaque Comex. Aujourd’hui, les entreprises doivent prendre conscience que si elles ne prennent pas le train maintenant, elles seront dépassées. Dans la réponse aux appels d’offres notamment. Il y a des tas de métiers où on accélère la connaissance par l’IA. Mais pour autant, il faut comprendre comment ça fonctionne, comment on intègre des briques dans nos entreprises. Et quelle que soit l’entreprise, il faut y aller.

Le but de cette plénière, c’est à la fois d’inspirer et de montrer comment l’IA va être disruptive dans nos modes de pensée. Yann Ferguson, sociologue et directeur scientifique à l’Inria, expert de l’impact de l’IA sur le monde du travail, donnera sa vision aux côtés de l’entrepreneur Kevin Polizzi, patron d’Unitel Group.

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