Jusqu’au 15 septembre, 250 gardes veillent sur les massifs de la région Paca, dont 17 à Marseille. La rédaction a suivi l’une de ces équipes au cœur de la Sainte-Victoire, où la prévention est clé.

Cet été, 17 gardes régionaux forestiers (GRF) sont mobilisés sur les massifs marseillais, de l’Étoile aux portes des Calanques. En Provence-Alpes-Côte d’Azur, ce sont 250 agents qui patrouillent dans les 23 massifs pour prévenir les incendies.

À quelques kilomètres de Marseille, le barrage de Bimont marque l’une des principales portes d’entrée du Grand Site Concors Sainte-Victoire. Chaque année, près de 260 000 visiteurs y passent avant de rejoindre les sentiers d’un massif qui accueille au total 1,3 million de promeneurs.

Depuis 10 heures, Rosalie, Manuel et Niels sont en service. Ils passent leur journée à informer, orienter et sensibiliser le public aux risques d’incendie. Une mission essentielle alors que neuf incendies sur dix sont d’origine humaine. À 17 heures, les arrêtés préfectoraux entrent en vigueur pour réglementer l’accès aux massifs.

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Faire adopter les bons gestes

Avant de rejoindre les sentiers, les visiteurs passent par un kiosque d’information. Le niveau de risque d’incendie y est affiché quotidiennement selon les arrêtés préfectoraux.

« Si le massif est ouvert, le statut est vert et le kiosque accueille les visiteurs. Lorsqu’il passe en rouge, les gardes régionaux forestiers sont présents pour informer les promeneurs et leur demander de quitter le site », explique Arnaud Mercier, président du Grand Site Concors Sainte-Victoire.

Les gardes ne verbalisent pas. Leur rôle est avant tout pédagogique. Ils rappellent les règles d’accès, expliquent les risques liés à la sécheresse et diffusent les bons réflexes, comme ne pas fumer ni faire de feu.

« Nous essayons de donner les informations essentielles. Il nous est déjà arrivé de tomber sur des visiteurs réticents, mais nous trouvons les arguments pour leur faire comprendre qu’ils ne peuvent pas s’aventurer dans le massif sans connaître les consignes », raconte Niels, 28 ans, garde régional forestier.

gardes, Vidéo | Comment les gardes régionaux protègent les massifs forestiers autour de Marseille ?, Made in Marseille
Du 1er juin à la fin du mois de septembre, les gardes régionaux forestiers sillonnent les massifs de la région Paca.

Les patrouilles se font en binôme, à bord d’un véhicule qui permet de circuler entre les parkings et les principales pistes forestières fréquentées.

Lorsque le risque devient très élevé, les gardes installent la signalétique de fermeture et informent les derniers promeneurs. Équipés d’une trousse de matériel, ils sécurisent les accès jusqu’à la fermeture complète du site.

« Parmi les remontées de terrain, nous constatons que les visiteurs qui ne vivent pas à proximité des massifs forestiers n’ont pas toujours conscience du danger. Un mégot jeté depuis une voiture peut suffire à provoquer un incendie », rappelle Manuel.

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Un costaud dispositif de surveillance

Les gardes disposent d’une liaison téléphonique directe avec les agents du Grand Site, les comités communaux feux de forêt, la Direction départementale des territoires et de la mer (DDTM), le Service départemental d’incendie et de secours (SDIS), la gendarmerie et les Comités communaux feux de forêt (CCFF).

Sur site, des véhicules de surveillance et d’intervention (VSI), équipés de réserves d’eau, peuvent intervenir sur un départ de feu entre cinq et dix minutes.

« Depuis le début de l’été, les départs de feu ont pu être rapidement maîtrisés. Toute notre stratégie repose sur l’attaque des feux naissants afin d’éviter qu’ils ne prennent de l’ampleur », souligne Sophie Hérété, directrice du Grand Site Concors Sainte-Victoire.

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Une mission saisonnière essentielle

Recrutés du 1er juin au 15 septembre, les gardes suivent une semaine de formation au lycée agricole de Valabre, à Gardanne. Ils y apprennent principalement les techniques de sensibilisation, la réglementation des massifs et les comportements à adopter face au public.

Depuis sa création en 2018 dans le cadre de la « COP d’avance »de la Région Sud, le dispositif est financé à 80 % par l’institution, le reste étant pris en charge par la Métropole Aix-Marseille-Provence.

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