Vitrolles, ville de plus de 35 000 habitants, se prépare à élire son maire lors des élections municipales les 15 et 22 mars 2026. Qui sont les candidats déclarés ? Quels sont les enjeux et le contexte politique ?

Située sur la rive Est de l’étang de Berre, limitrophe de Rognac, Les Pennes-Mirabeau et Marignane, la commune de Vitrolles est proche de l’aéroport Marseille-Provence et la gare d’Aix-en-Provence TGV.

Avec plus de 36 000 habitants, la commune dispose de 39 sièges au conseil municipal. Elle dispose aussi de quatre sièges au sein de la Métropole Aix-Marseille-Provence, au même titre que La Ciotat et Marignane.

Loïc Gachon, maire sortant et candidat pour la liste « Ensemble Pour Vitrolles »

Loïc Gachon, maire socialiste de la commune depuis 17 ans, espère briguer un quatrième mandat à Vitrolles. Ce dernier est soutenu par les Écologistes, le PCF, Place publique, Génération.s et le Modem.

Il fait campagne avec une équipe largement remaniée avec de 19 nouvelles têtes, telles que le docteur Florence Zemour, en charge de la maison de santé pluridisciplinaire Simone Veil ou Thomas Robert, directeur de l’école Badinter. L’élu compte également sur des fidèles au poste comme Malik Mersali, adjoint au développement économique, emploi, formation de Vitrolles.

Il a présenté mi-février son équipe et les trois grands piliers de son programme : protéger, projeter et rassembler. Protéger avec un service de police municipale de proximité et se projeter face au changement climatique, sensible aux questions écologiques en tant qu’ancien ingénieur au sein de l’agence régionale pour l’environnement (Arbe).

Le candidat centriste Philip Farrugia, tête de la liste « Vitrolles Unie »

Tête de liste de « Vitrolles Unie », Philip Farrugia (sans étiquette) est candidat à Vitrolles. L’ancien président de Vitropole, association des entreprises du pôle d’activités, propose une liste allant des écologistes jusqu’à la gauche. Il est gérant d’une société de peinture et a été ancien président du conseil des gouverneurs de 2023 à 2024 (Lions club de France).

Le directeur de cabinet de la mairie de Rognac, Fabien Bravi, candidat RN

Le candidat d’extrême droite, Fabien Bravi (RN) ne cesse de faire des appels du pied à Philip Farrugia qui refuse cette alliance pour le moment. Cet ex-directeur de cabinet de la mairie de Rognac s’était déjà présenté en 2020 et avait récolté seulement 3,76% des voix.

La droite s’est retirée au profit du RN

Le candidat de droite, Bruno Morosini (DVD), a annoncé mi-février se retirer en faveur du Rassemblement national pour « ne pas diviser les voix de droite et faire barrage aux socialistes ». Si ce dernier n’avait pas vraiment fait campagne, il a profité de la tribune médiatique pour renforcer l’extrême droite.

Enjeux locaux avec un RN menaçant

En 2020, la liste de Loïc Gachon avait remporté 50,71% du suffrage (élu dès le premier tour) permettant de rafler 30 sièges sur les 39 disponibles. Les Ecologistes (EELV) ont obtenu quatre sièges, comme le Rassemblement national (RN). Un seul siège était occupé par les Républicains (LR).

Cependant, rien n’est joué pour le maire sortant. Le député RN, Franck Allisio, s’est fait élire dès le premier tour aux dernières élections législatives de 2024 avec 54,07% des voix. Ce dernier est d’ailleurs candidat à la mairie de Marseille.

Vitrolles fait donc partie des communes qui pourraient passer dans le giron de l’extrême droite, comme entre 1997 et 2002 lorsque Catherine Mégret, l’épouse de l’ancien bras droit de Jean-Marie Le Pen a incarné l’exécutif de la commune sous l’étiquette FN puis MNR, laissant planer, depuis, une potentielle reconquête.

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