Le président de la République est arrivé à Marseille ce lundi 26 octobre dans le cadre d’un déplacement surprise. Après être passé par la mairie, vandalisée lors des récentes mobilisations, il est allé en préfecture à la rencontre des commerçants victimes de pillages.
C’est une visite qui n’avait pas été annoncée. Emmanuel Macron est de passage à Marseille ce lundi 26 octobre 2026, quelques jours après les violences qui ont émaillé les mobilisations citoyennes des samedis 17 et 24 octobre.
Le président de la République est d’abord venu vers midi à l’hôtel de Ville, qui avait été vandalisée le 17 octobre. Une statue de Marianne avait notamment été renversée.
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« Un manque d’anticipation »
« J’ai tenu à venir ce matin pour être aux côtés du maire et de ses équipes alors que la mairie a été durement touchée, a indiqué Emmanuel Macron aux journalistes. Ce samedi 24 octobre, l’ordre a été tenu et le droit à manifester a été protégé car l’anticipation a été là ».
Le chef de l’État a reconnu qu’à Marseille « il n’y avait pas eu assez de forces de l’ordre » déployées lors du premier « Acte » des Gilets Jaunes. Il a également regretté un manque d’anticipation concernant les « mouvements d’ultra gauche mobilisés très tôt le matin », rejoint ensuite par « la délinquance ».
Il estime désormais qu’« il faut préparer la suite. Samedi prochain est une journée a risque. Il faut continuer à protéger les personnes, les commerces, les bâtiments publics. On va continuer à avoir des tracés déclarés en dehors des centres-villes. Et on va continuer à accompagner les commerçants, en mettant en place un fonds et en allant chercher les assureurs ».
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Visite des forces de police
Emmanuel Macron promet aussi de « répondre aux demandes légitimes qui sont à l’origine de ce mouvement social » alors que le premier ministre Sébastien Lecornu doit rencontrer ce lundi les organisations lycéennes et que des annonces concrètes pourraient être formulées, comme la réforme de Parcoursup, qui fait partie des revendications. Les forces syndicales et patronales devraient aussi être reçues.
Le président de la République a par ailleurs pointé du doigt le rôle des réseaux sociaux qui contribuent à « déréaliser la violence. Il y a une forme de fascination et ça abîme notre démocratie ». Il a rappelé que la France était à six mois d’une élection présidentielle : « ça ne doit pas être un moment de violence mais un moment de débat ».
Le chef de l’Etat a profité de son passage dans la cité phocéenne pour aller remercier les forces de police à la Préfecture. « Je sais les risques que vous avez pris, je sais aussi qu’on a dû faire revenir des collègues qui étaient en congé, leur a-t-il déclaré. Mais c’est grâce à vous qu’on a pu protéger les commerces et les bâtiments publics ce samedi », a-t-il ajouté avant de redire « sa fierté et sa reconnaissance ».
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À la rencontre des commerçants victimes de pillages
Le maire de Marseille, Benoît Payan, a quant à lui tenu à souligner que « les manifestants ne sont pas des casseurs. Les casseurs sont des voyous et leur place est devant un juge ». Il regrette par ailleurs que « des apprentis sorciers essayent de monter les Français les uns contre les autres ». Il appelle désormais le gouvernement à « trouver des réponses pour sortir de la crise » et au personnel politique qui aspire à diriger le pays à « se montrer à la hauteur du moment ».
Au cours de sa visite marseillaise, le chef de l’État doit maintenant s’entretenir avec les commerçants « victimes des pilleurs et des casseurs », indique l’Élysée. Plusieurs établissements, dont une bijouterie et un supermarché, ont de nouveau été dévalisés ce 24 octobre.
Pour cette séquence politique, le président est accompagné de Laurent Nuñez, ministre de l’Intérieur, Serge Papin, ministre du Commerce, et Sabrina Roubache, Ministre déléguée chargée de l’Enseignement et de la Formation professionnels et de l’Apprentissage.
