Le classement ICCA 2025 positionne Aix-Marseille-Provence dans le top 100 mondial des destinations pour le tourisme d’affaires. Congrès, salons, conventions représentent un enjeu stratégique pour l’économie touristique du territoire.

Congrès, conventions, salons… Marseille et le territoire provençal s’imposent comme une destination de choix à l’international pour le tourisme d’affaires. « Aix-Marseille Provence réintègre le Top 100 mondial du classement ICCA 2025 (International Congress and Convention Association) », annonce l’Office de Tourisme, des Loisirs et des Congrès de Marseille.

Selon le classement ICCA 2025 , référence mondiale du secteur des congrès internationaux, Aix-Marseille se hisse à la 95ᵉ place mondiale sur 4728 villes classées, avec 29 congrès internationaux associatifs accueillis en 2025, contre 24 en 2024.

« Cette progression permet à Marseille de retrouver sa place de 3ᵉ ville française, derrière Paris et Lyon, et de gagner également 10 places au niveau européen, où la destination atteint désormais la 53ᵉ position », précise l’institution du tourisme. Cette distinction « démontre qu’Aix-Marseille Provence dispose de tous les atouts pour accueillir les plus grands congrès internationaux », indique Maxime Tissot, directeur général de l’Office de Tourisme.

tourisme, Aix-Marseille-Provence intègre le top 100 mondial pour le tourisme d’affaires, Made in Marseille
Congrès Preventica en 2019.

Un enjeu stratégique pour l’économie touristique du territoire

Le tourisme est une filière économique incontournable du territoire. 5 millions de visiteurs par an à Marseille pour « 23 000 emplois », selon l’Office de tourisme. En Provence, le chiffre grimpe à 9 millions et représente « 3,4 milliards d’euros chaque année, soit 7% du PIB, et 50 000 emplois directs ou indirects », d’après l’agence départementale Provence tourisme.

Mais le secteur doit répondre à de nouveaux enjeux. Écologiques, par exemple, alors que les pics de tourisme se concentrent l’été, avec une surfréquentation de certains sites naturels et des impacts liés au trafics routiers, aériens et maritimes (croisières). Mais aussi économiques, quand la filière professionnelle du tourisme travaille en intermittence, avec des emplois saisonniers, et est soumise au risques d’une saison ratée.

Dans ce contexte, les acteurs politiques et économiques tentent de « désaisonnaliser » le tourisme, et d’étaler au maximum les flux de visiteurs tout au long de l’année. Le développement du tourisme d’affaires est une réponse à cet enjeu pour Maxime Tissot. « L’avantage des congrès et salons, c’est qu’ils fonctionnent toute l’année. On en reçoit surtout hors vacances scolaires, plutôt en automne et au printemps ».

L’autre bénéfice concerne le porte-monnaie : « Les congressistes sont une clientèle plus internationale et ont un pouvoir d’achat plus fort ». Ce que confirme Pierre Arvis, directeur général de Marseille Events. La société gère l’équipement de congrès le plus important du territoire : le parc Chanot. « Un congressiste, un exposant de salon ou un visiteur, dépense de 600 à 1200 euros. Il ne fait pas travailler Airbnb mais les hôteliers, les restaurateurs, les traiteurs, les agents de sécurité, les agents d’accueil… ».

Bouton retour en haut de la page