L’enseigne d’ameublement Alinea est placée en liquidation judiciaire ce 31 mars. Cette décision entraîne la suppression de 1 200 emplois, dont 249 salariés au siège social d’Aubagne.

L’enseigne française d’ameublement Alinea, fondée à Avignon en 1988, ferme définitivement ses portes. Le tribunal des activités économiques de Marseille a acté, ce 31 mars, la liquidation judiciaire de la société de l’empire Mulliez (Leroy Merlin, Kiabi, Décathlon…) placée en redressement judiciaire depuis novembre dernier.

Malgré une offre de reprise déposée par le promoteur immobilier roumain SDL Properties, retirée en février dernier, puis redéposée début mars à la dernière minute, la direction et les salariés ont jugé sa proposition irrecevable pour sauver 36 magasins et ses 1 200 salariés. Le candidat souhaitait, en effet, ne reprendre que 582 emplois et fermer de nombreux magasins.

Les points de vente ont ainsi définitivement fermé dimanche. « Seuls les magasins franchisés d’Annemasse, Villefranche-sur-Saône, Mâcon, Sarrebourg, Beauvais, Creil, Le Havre et Mantes restent ouverts », assure Alinea sur son site internet.

Dans la région, Alinea possédait quatre magasins, à Toulon, Vedène (Avignon), Cabriès (Plan-de-Campagne), mais aussi le siège social à Aubagne. Le siège aubagnais représentait, à lui seul, 249 emplois.

Un premier redressement judiciaire en 2020

L’enseigne ne peut pas lutter contre l’expansion des hard-discounter en France comme Temu, Hema ou Action. Ce dernier, qui possède déjà 900 magasins en France, vient d’ailleurs d’ouvrir son dernier magasin le 21 mars au Centre Bourse dans le centre-ville de Marseille.

La société Alinea avait déjà connu des remous en 2020. En mai, son directeur Alexis Mulliez avait demandé son placement en redressement judiciaire. En septembre de cette même année, ces mêmes actionnaires avaient repris Alinea via Néomarché (entreprise propriété des Mulliez) grâce à une loi post-Covid permettant l’effacement des dettes.

Mais cela n’a pas empêché l’entreprise, qui réalisait jusqu’à 50 millions d’euros de perte pour 162 millions d’euros de chiffre d’affaires, de sombrer. Un conseil économique et social (CSE) prévu ce 2 avril doit préparer le plan de licenciement.

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