Suite aux municipales, les nouveaux rapports de force de la Métropole ouvrent la question de son futur président. Nicolas Isnard (LR), maire de Salon, a la faveur des pronostics. Et la maire d’Aix, Sophie Joissains (UDI), laisse entendre qu’il sera son candidat.

La maire réélue à Aix-en-Provence, Sophie Joissains (UDI), se positionne concernant la présidence à venir de la Métropole Aix-Marseille-Provence. « J’ai rencontré le maire de Salon (Nicolas Isnard, LR) hier, et je dois dire que ce qu’il m’a présenté correspond à ce que je souhaite comme réforme interne de cette Métropole », a déclaré la maire au sortir de l’installation de son conseil municipal, ce vendredi 27 mars.

Elle confirme ainsi que des pourparlers directs ont eu lieu entre ces deux figures importantes du territoire métropolitain. « Je suis en réflexion mais je pense qu’il sera mon candidat », confirme Sophie Joissains. Elle précise que la vision du maire de Salon-de-Provence correspond à la sienne : « faire en sorte que ce soit une Métropole au service des communes, et en même temps des bassins de vie ».

La maire d’Aix-en-Provence semble ainsi balayer l’hypothèse, qui circulait, de sa propre candidature à la tête de l’intercommunalité : « Je n’étais pas candidate. Je regardais ce qu’il se passait ».

Nicola Isnard à la tête de la Métropole : l’hypothèse se consolide

Les résultats des municipales pour les 92 communes de la Métropole Aix-Marseille-Provence indiquent qu’il n’y aura pas de majorité absolue pour élire un(e) président(e). Trois blocs se dégagent. Le plus petit, l’extrême droite, avec 34 élus. La gauche diverse (socialistes, communistes et écologistes) réunit le plus grand groupe avec 93 conseillers.

Mais la droite, le centre et les maires sans étiquette (souvent « divers centre »), semblent proches politiquement. S’ils unissent leurs voix, ils représentent une majorité relative, avec environ 110 conseillers. Mais toujours pas de majorité absolue, qui se situe à 120 sièges sur les 238 du conseil métropolitain.

Alors que Martine Vassal ne se représente pas après son échec à Marseille, tout le monde s’accorde pour rejeter une candidature marseillaise et mettre fins aux « chicayas » entre la ville-centre de gauche et la métropole. Et, dans toutes les sensibilités politiques, chacun semble chercher une candidature consensuelle et transpartisane.

Par un jeu d’élimination et bruits de couloirs, quelques noms sortent du lot. On peut citer Georges Cristiani, maire divers centre de Mimet, à l’origine de la création du rassemblement apolitique des maires de Provence. Celui de Sophie Joissains, à la tête d’un groupe de 13 élus aixois, semble désormais écarté. En se rangeant derrière le maire LR de Salon, Nicolas Isnard, déjà bien placé dans les pronostics, elle donnerait à sa candidature encore plus de force.

Joissains, Présidence de la Métropole : Sophie Joissains se range derrière Nicolas Isnard, Made in Marseille
Nicolas Isnard au Salon des maires en 2025.

La gauche marseillaise envisage également des élus assez consensuels, comme le maire de Vitrolles Loïc Gachon, ou celui de Miramas Frédéric Vigouroux. Mais, étant donné les rapports de force assez équilibrés et l’envie partagée de réinsuffler un esprit de coopération dans l’intercommunalité, il est probable qu’un accord se dessine derrière une candidature rassembleuse, quelle que soit son étiquette. Pourvu qu’elle respecte le « cahier de doléances » de Marseille, et des autres communes. À Nicolas Isnard de les convaincre.

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