La Fête du court métrage investit Marseille du 25 au 31 mars et fête ses 10 ans. L’évènement entend rendre le format accessible à tous, bien au-delà des salles spécialisées.
Pendant une semaine, le court métrage quitte ses circuits habituels pour investir toute la ville. Du 25 au 31 mars, la Fête du court métrage célèbre sa 10e édition avec une ambition : faire découvrir au plus grand nombre une forme de cinéma encore trop souvent cantonnée aux festivals.
À Marseille c’est l’association Des courts l’après-midi qui pilote l’évènement. Depuis dix ans, elle s’attache à diffuser ce format dans toute la région avec une volonté assumée de décloisonner les pratiques. « La fête du court métrage […] permet de mettre en lumière le travail mené toute l’année par de nombreux auteur.ice.s culturel.le.s qui sont centraux dans l’existence et la visibilité du court métrage aujourd’hui », explique-t-elle.
La programmation est gratuite et répartie dans des lieux aux quatre coins du territoire : cinémas, bibliothèques, écoles ou espaces culturels, à Marseille comme à Aix-en-Provence. L’objectif est autant de montrer la diversité du format que d’aller à la rencontre des publics éloignés.
Des projections dans les écoles et en prison
Le festival s’ouvrira mercredi 25 mars avec une soirée à 20h30 à l’Artplexe Canebière. À l’affiche, une sélection des coups de cœur du Festival international du court métrage de Clermont-Ferrand, considéré comme l’un des rendez-vous majeurs du genre. Une manière d’ancrer d’emblée cette édition dans une dynamique nationale et internationale, tout en restant accessible, avec une entrée fixée à 5 euros.
Au-delà de cette soirée d’ouverture, la programmation joue sur la variété des formats et des publics. Films d’animation, documentaires, comédies ou œuvres expérimentales : le court métrage se décline ici sous toutes ses formes. Certaines séances mettent en avant la jeune création, d’autres revisitent des œuvres plus anciennes ou donnent carte blanche à des collectifs et festivals partenaires.
L’évènement accorde aussi une place importante à la transmission. Des ateliers d’initiation, notamment à l’animation en stop-motion, côtoient des masterclass avec des réalisateurs, tandis que des projections sont organisées dans des établissements scolaires, centre sociaux ou même en milieu pénitencier.