Les six principaux candidats aux élections municipales de Marseille ont signé le « Pacte pour Marseille Propre » porté par la mobilisation citoyenne Basta. Ils s’engagent ainsi sur 21 mesures pour améliorer la gestion des déchets dans la ville.

« 40% de déchets de plus que dans des villes équivalentes », « trois fois moins de tri que la moyenne nationale », une « taxe des ordures ménagères la plus chère de France », et une ville jugée très sale… C’est le résultat de l’enquête de Basta. Cette mobilisation citoyenne, née à Marseille pour les élections municipales, veut mettre la gestion des déchets au cœur de la campagne électorale.

Pari réussi. Après sa grande enquête en ligne pour recueillir les avis des habitants et la formulation de solutions pour améliorer la situation, les six principaux candidats à la mairie de Marseille ont signé le « Pacte pour Marseille Propre ».

En effet, ce 5 mars, les représentants de Benoît Payan (divers gauche), Martine Vassal (droite et centre), Sébastien Delogu (La France insoumise), Franck Allisio (Rassemblement national), Christine Juste (écologiste) et Erwan Davoux (sans étiquette) ont signé ce document.

« Face à un système jugé « dysfonctionnel » et « catastrophique » par les habitants, la société civile a réussi l’exploit d’imposer un consensus politique », se réjouit Basta. Les têtes de listes se sont engagées, si elles sont élues, à mettre en place 21 mesures sur la propreté et la gestion des déchets à Marseille. Ainsi, peu importe le résultat de l’élection, si le gagnant respecte son engagement, il devrait y avoir du changement sur la propreté à Marseille.

pacte, Poubelles, tri, cantonniers… tous les candidats ont signé le « Pacte pour Marseille Propre », Made in Marseille
Les représentants des candidats lors de la signature du pacte. De gauche à droite : Christophe Madrolle (Martine Vassal), Sébastien Barles (Sébastien Delogu), Thomas Battesti (Franck Allisio), Olivia Fortin (Benoît Payan), Erwan Davoux et Christine Juste.

Fini les bacs d’ordures ménagères à roulettes dans les rues

Parmi les principales mesures, il s’agit déjà de remettre à plat la gouvernance compliquée de cette compétence, gérée par la Métropole Aix-Marseille-Provence. Le pacte prévoit : « un·e élu·e marseillais·e et un·e responsable opérationnel unique pour coordonner l’ensemble des sujets propreté, collecte des déchets et aménagements nécessaires de la voirie. Et un comité citoyen trimestriel pour Marseille et par quartier auprès duquel les élus, fonctionnaires et opérateurs viendront rendre des comptes ».

Plus concrètement, dans les rues de Marseille, les grandes poubelles à roulettes des ordures ménagères, souvent ouvertes et isolées, devraient disparaitre. En effet, le document prévoit de changer le système de collecte et de tri. Objectif : rassembler tout (ordures ménagères, tri, biodéchets, verre) au même endroit. Sur des « points d’apport volontaire d’ultra-proximité tous les 100 à 200 mètres (comme à Barcelone) », indique Basta.

Le « Pacte pour Marseille Propre » souhaite également régler la question des déchets professionnels. Avec des « solutions de collecte dédiées. Et une transparence totale sur les sanctions liées aux dépôts sauvages massifs comme la collecte de la redevance spéciale ».

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Des poubelles d’ordures ménagères débordant sur Rabatau.

Des « États Généraux de la propreté » en 2026

Au sujet de la propreté des rues, les candidats s’engagent à un « retour du cantonnement humain hebdomadaire dans chaque rue ». Basta insiste également sur le changement des comportements, avec « un déploiement progressif du plan par quartier, une sensibilisation axée autour de l’utilité du tri », tout en évitant les sanctions pour les particuliers avant la refonte du système.

Ainsi, des « États Généraux de la propreté » se tiendront entre mai et octobre 2026, co-présidés par la Mairie, la Métropole et le collectif Basta. Il s’agira de « sanctuariser le financement du plan, lever les blocages opérationnels et choisir les premiers quartiers pilotes ».

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