À Marseille, les salariés d’Orange à Saint-Mauront ont été temporairement redéployés après la découverte d’impacts de balles début janvier. L’opérateur confirme être à la recherche d’un nouveau site.
Dans le quartier de Saint-Mauront (3e) à Marseille, la sécurité des salariés d’Orange fait couler beaucoup d’encre depuis quelques semaines. Le site « Orange Massalia », qui emploie environ 1 100 personnes, fait face à une recrudescence de violences urbaines potentiellement liées aux points de deal alentours.
Une première fermeture avait été actée fin novembre 2025 à la suite de bagarres signalées à proximité du bâtiment. Les salariés étaient finalement revenus mi-décembre dans le cadre d’un dispositif policier renforcé.
Le 7 janvier dernier, la tension est montée d’un cran après la découverte d’impacts de balles sur la façade du site. L’opérateur a donc été contraint de fermer à nouveau ses bureaux et de relocaliser ses salariés, en attendant la mise en place d’une solution pérenne.
« Orange Massalia ne va pas fermer »
Cette solution pourrait passer par la prospection d’un nouveau site, nous confirme la direction de la communication d’Orange Sud-Est. « C’est un projet qui est en réflexion depuis plusieurs mois et qui ne date pas des incidents de novembre et janvier », nous assure-t-on.
« Nous sommes attentifs aux opportunités à Marseille et autour de Marseille mais rien n’est arrêté, que ce soit pour la localisation ou le nombre de salariés concernés », ajoute la direction régionale.
L’opérateur tient à souligner que le site d’Orange Massalia ne va pas fermer pour autant : « Il a vocation à être pérennisé avec le maintien des techniciens dont le travail n’est pas délocalisable. Une partie de la direction pourrait également rester. Tout reste ouvert à ce jour, c’est un projet qui devrait prendre 18 mois ».
Télétravail et coworking « le temps de l’enquête »
Pour le moment, les salariés de Saint-Mauront sont invités à rester en télétravail. « 1 100 personnes sont rattachées à ce site mais ils sont rarement plus de 450 sur place en même temps », tient-on à nous préciser.
Ces dernières semaines, 300 places ont néanmoins été ouvertes pour les salariés qui ne souhaitent pas travailler depuis chez eux. Ils peuvent se rendre sur un des huit sites d’Orange dans la région marseillaise ou sur un des deux espaces de coworking mis à disposition à Marseille.
Une centaine de techniciens continuent, par ailleurs, de se rendre à Saint-Mauront dans le cadre d’un dispositif d’accès sécurisé. Les personnes extérieures peuvent également venir « sur rendez-vous ». Une situation qui devrait perdurer « pendant toute la durée de l’enquête ».