La 33e pride de Marseille investira les rues du centre-ville le samedi 4 juillet. D’ici là, tout le mois de juin, une quarantaine d’évènements culturels et festifs sont annoncés à travers la métropole.

« Aucune marche arrière » ! C’est le slogan de la 33e édition de la Pride Marseille qui vient de s’ouvrir cette semaine. Ce « mois des fiertés » sera marqué comme chaque année par l’incontournable marche de la Pride, organisée le samedi 4 juillet prochain.

Un nouveau parcours est annoncé cette année. Le top départ sera donné à 16h30 depuis la place Castellane, où sera installé un village associatif. Le point d’arrivée se situera devant l’Hôtel de Ville où un concert gratuit de l’Été marseillais attendra les marcheurs.

La journée se poursuivra ensuite à La Plateforme, ancien Dock des Suds, pour la grande soirée officielle qui devrait se prolonger jusque tard dans la nuit.

Mais de nombreux autres événements vont aussi animer les prochaines semaines. Expositions, dragshows, comedy club, compétition de running, nage collective, tables rondes, rencontres littéraires… L’agenda du mois de juin liste une quarantaine de rendez-vous culturels, militants et festifs.

pride, Le « mois des fiertés » est lancé à Marseille en attendant la grande marche du 4 juillet, Made in Marseille
Marche des fiertés 2025 – © Pride Marseille

La crainte d’un retour en arrière

À l’occasion de la soirée d’inauguration de la Pride 2026, ce jeudi 5 juin, les organisateurs ont remis l’ensemble de leurs revendications aux élus présents. Un « travail de collecte » réalisé auprès des collectifs et associations membres du comité de pilotage de la marche des fiertés.

L’association sonne l’alerte. « Des décennies de luttes et d’avancées pour les personnes LGBTQIA+ sont aujourd’hui piétinées, met-elle en garde. Partout dans le monde, le chemin emprunté est celui de la dérive. Certains essaient de reprendre nos droits durement acquis, comme si nos existences pouvaient être révisées ».

pride, Le « mois des fiertés » est lancé à Marseille en attendant la grande marche du 4 juillet, Made in Marseille
Lilian Agostini Rivière, chargé de projets au sein de la Pride Marseille, présente le programme aux côté de la drag queen Fifi du Calvaire, animatrice de la soirée d’ouverture.

Elle craint « des retours en arrière de toutes parts, portés par des courants réactionnaires et conservateurs toujours plus nombreux ». Comme au Burkina Faso, qui a adopté en 2025 une loi rendant l’homosexualité illégale et passible d’emprisonnement. Ou au Sénégal, qui a également durci ses lois en mars 2026.

« Il y a aujourd’hui encore 64 pays dans lesquels être LGBTQIA+ est synonyme de prison ou de peine de mort », rappelle Stéphane Bernard, président de la Pride Marseille. En France, « il y a eu des avancées », concède-t-il, mais les revendications sont encore nombreuses.

L’association demande notamment « la reconnaissance automatique du second parent en cas de PMA », « l’intégration dans le calendrier parlementaire d’une loi pour une GPA éthique », ou encore « l’utilisation d’une formulation inclusive dans les formulaires officiels de l’Etat ». Ces combats devraient trouver des porte-voix dans le cortège du 4 juillet.

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