Le contrat de Baie, qui déploie des opérations pour préserver le littoral métropolitain depuis 2015, entre dans sa deuxième phase. Le comité de Baie vient d’acter le programme d’action jusqu’en 2021, dont l’extension du périmètre géographique jusqu’au golfe de Fos.

Sensibilisation, amélioration du traitement des eaux usées, opérations de restauration du milieu, voilà trois ans que le Contrat de Baie signé entre différents acteurs du territoire mène des actions pour améliorer la qualité du milieu côtier de 39 communes de la Métropole Aix-Marseille-Provence.

Le comité de Baie, organe exécutif de ce dispositif, s’est réuni ce mardi 9 juillet pour acter les grandes lignes de la deuxième phase qui se poursuit jusqu’en 2021. Elle s’appliquera sur un périmètre plus vaste, comprenant le golfe de Fos, jusqu’à Port Saint-Louis, alors qu’il s’arrêtait jusqu’à présent à Martigues.

« Le golfe de Fos est une zone environnementale sensible fortement industrialisée », explique le président du comité de baie et maire LR de la Ciotat, Patrick Boré. « Il y a eu beaucoup de progrès et de sensibilisation, et une prise de conscience des industriels. Ils n’auraient pas accepté de signer le Contrat de Baie à l’époque. Aujourd’hui, ils vont travailler avec nous, notamment sur leurs rejets en mer ».

, Le Contrat de Baie étendu au golfe de Fos, Made in Marseille
Le comité de Baie

Continuer le travail autour de l’Huveaune

À la signature du contrat en 2015, 265 millions d’euros ont été engagés, dont 120 millions sont d’ores et déjà consommés. 144 millions d’euros porteront donc sur le programme d’action de la seconde phase jusqu’en 2021. Parmi les axes de travail : l’extension du Contrat de Baie sur le golfe de Fos et les actions des industriels, les nouvelles actions menées dans le cadre des Jeux olympiques 2024, les actions menées par le Grand Port Maritime de Marseille, et la seconde phase du Contrat de Rivière de l’Huveaune.

L’Huveaune est en effet au cœur des problématiques de pollution des eaux côtières de Marseille : « En 2012/2013, des plages étaient susceptibles d’être rayées de la carte, celle de l’Huveaune en particulier » rappelle Didier Réault, vice-président du Comité de Baie et président du Parc national des calanques. Le cours d’eau récolte les eaux pluviales de Marseille et ses alentours avant de se déverser dans la mer. Sur un territoire fortement imperméable, un phénomène de « lessivage » entraîne la pollution avec les eaux de pluie vers la Méditerranée, via l’Huveaune.

, Le Contrat de Baie étendu au golfe de Fos, Made in Marseille
L’embouchure de l’Huveaune dans la baie de Marseille

Face à cela, les infrastructures d’assainissement devaient être améliorées. Le bassin Ganay, inauguré en 2017 et financé en partie par le contrat de Baie, permet de contenir une partie des eaux de ruissellement lors d’épisodes orageux. La station d’épuration Géolide dispose ainsi de plus de temps pour les traiter.

« Mais ce n’est pas suffisant, et il faut aussi traiter le problème en amont », poursuit Didier Réault. « Nous allons travailler maintenant à la « désimperméabilisation » des sols, pour qu’ils absorbent mieux l’eau, la filtrent, et que les nappes phréatiques se rétablissent. Enlever par exemple le revêtement bitume de certains parkings. Il faudra également restaurer les cours d’eau naturels en amont de l’Huveaune et créer des zones de rétention de crues ».

 

A lire aussi

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Bouton retour en haut de la page