Afin de décupler les solutions de lutte contre les moustiques tigres, le Département des Bouches-du-Rhône lance un appel à projets destiné aux laboratoires de recherche publique. Une initiative en soutien à la lutte menée par l’État et les agences régionales de santé (ARS).

En matière d’éradication du moustique tigre, l’union fait la force. C’est en tout cas l’avis de Sylvain Di Giovanni, conseiller départemental délégué à la Santé, à l’Enseignement supérieur et à la Recherche. Selon lui, « c’est le cumul de solutions déjà existantes et l’encouragement à la recherche qui peut aider à lutter efficacement ».

En effet, la prolifération du moustique tigre est telle que ce dernier est passé « d’un simple problème d’inconfort à un enjeu de santé publique », abonde l’élu, porteur du projet. Pour preuve, l’année passée, l’insecte tigré qui peut être porteur de la Dengue, du Zika ou du Chikungunya, a été responsable de 122 cas de foyers dans seize communes des Bouches-du-Rhône.

Alors pour inciter les chercheurs à se pencher sur le problème, le Département s’engage à financer les équipements scientifiques nécessaires à la réalisation des projets retenus aux laboratoires publics de recherche lauréats, à hauteur maximum de 80 000 euros.

La mise en avant de la recherche dans le Département

Pourtant, cette lutte antivectorielle ne relève pas des compétences du Département, mais de l’État et des ARS. « On a voulu aller au-delà de notre rôle de coordinateur entre l’ARS et les communes, et de sensibilisateur auprès des collégiens », explique Sylvain Di Giovanni.

Un enjeu pris à bras le corps par le Département donc, qui organise chaque année le « Prix départemental pour la recherche en Provence » et qui a commencé à échanger avec d’autres acteurs engagés dans la lutte, notamment l’Entente interdépartementale pour la démoustication du littoral méditerranéen à Montpellier.

Le Conseiller départemental a d’ailleurs repéré dans d’autres laboratoires ou entreprises des solutions innovantes : stérilisation des moustiques mâles par rayon X, réintroduction de libellules dans les cours d’eau…

Qu’importe, c’est encore le cumul des solutions innovantes que défend l’élu. « Le Département est plein de ressource en matière grise, alors nous ne sommes pas à l’abri de solutions innovantes », espère Sylvain Di Giovanni, déjà pressé de découvrir les résultats de l’appel à projets dont la date limite de dépôt est le 15 août prochain.

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