Le projet de cité judiciaire à Marseille se précise. Gérald Darmanin annonce le bouclage du financement des études préalables.

Le ministre de la Justice, Gérald Darmanin, annonce par un tweet le bouclage du financement de la première phase d’étude à 10 millions d’euros pour la construction de la future cité judiciaire à Marseille. Elle doit être érigée dans le quartier d’Arenc, sur l’emprise foncière d’Euroméditerranée.

La Région Sud, le Département des Bouches-du-Rhône, la Métropole Aix-Marseille-Provence et la Ville de Marseille ont été invités à contribuer à hauteur de « 800 000 euros chacun », comme nous l’indiquions dans cet article en février dernier.

C’est « une grande avancée pour le service public de la Justice dans les Bouches-du-Rhône », a exprimé le membre du gouvernement sur le réseau X.

« Marseille a besoin d’une cité judiciaire digne de ce nom »

Si le ministère de la Justice avait tranché pour l’atterrissage du projet derrière la tour CMA CGM dès le 17 juillet 2025, le dossier semblait ne plus avancer. Avec l’achèvement du montage financier pour les études, le projet, chiffré à 350 millions d’euros, est de nouveau sur les rails.

Plusieurs étapes restent cependant à franchir. Après la réalisation études, le gouvernement devra lancer un concours d’architecture, puis les marchés publics pour une livraison annoncée, pour l’instant, en 2031. Il faudra aussi compter avec le Barreau de Marseille, qui a longtemps été défavorable au projet. Il se montre désormais ouvert au rassemblement de l’organe judiciaire marseillais sur un seul site à Arenc mais souhaite être étroitement associé.

« Comme toutes les autres grandes villes, Marseille a besoin d’avoir une cité judiciaire digne de ce nom, nous confiait la bâtonnière Marie-Dominique Poinso-Pourtal dans un entretien accordé en janvier dernier. Mais on veut faire partie du jury qui va décider de l’architecte du projet immobilier ». Le Barreau demande notamment la création de parkings souterrains et l’installation d’un nouvel arrêt de tramway au pied de la tour.

Ces derniers mois, les acteurs économiques ont quant à eux fait part de leurs inquiétudes concernant la délocalisation des tribunaux, actuellement place Monthyon (6e), vers Arenc. Ils réclament « un véritable plan pour le centre-ville permettant de préserver et conforter son attractivité économique et sociale ».

Bouton retour en haut de la page