Le conseil municipal de Marseille élira officiellement le maire ce samedi 28 mars. Benoît Payan désignera également la trentaine d’adjoints qui gouverneront à ses côtés.

Le premier Conseil municipal de Marseille se réunit ce samedi 28 mars 2026 à 10h. Les conseillers municipaux se réunissent pour désigner le nouveau maire de Marseille. Cette séquence devrait être une formalité pour Benoît Payan (divers gauche). Contrairement à 2020, où, sans majorité absolue, il avait fallu négocier âprement les huit voix de Samia Ghali pour faire élire Michèle Rubirola au second tour.

Cette fois, avec un score sans appel sous son nom, le maire sortant s’appuie sur une majorité absolue très confortable dans l’hémicycle municipal : le Printemps marseillais compte 73 conseillers sur les 111 de l’hémicycle.

Le maire devrait donc être réélu au premier tour. Et dérouler sa politique durant tout le mandat sans que l’opposition (34 élus RN, 4 élus de la droite et du centre) n’ait la capacité de faire obstruction dans l’hémicycle.

La garde rapprochée du maire

Mais pour cette première séance plénière, les conseillers municipaux voteront aussi pour les nouveaux adjoints. Il s’agit de l’exécutif municipal, une sorte de gouvernement local avec les « ministres » du maire, dédiés à des thématiques particulières. Benoît Payan soumettra ainsi au vote du conseil municipal, une liste d’environ 30 adjoints. Mais qui ?

Pour l’heure, rien ne filtre, mais des pressentis se démarquent. D’abord dans la garde rapprochée du maire. Son binôme politique historique, directeur de cabinet puis directeur de campagne, Arnaud Drouot, sera certainement en haut de la liste, voire premier adjoint. Celle qui a fait basculer la Ville à gauche il y a six ans sous son nom, Michèle Rubirola, devrait également poursuivre au côté de Benoît Payan. La médecin conservera certainement sa délégation à la santé, comme elle le souhaite.

Poids lourd de la gauche marseillaise, réélue largement dans les quartiers Nord, on imagine mal Samia Ghali ne pas figurer parmi les premiers adjoints, avec des délégations importantes. Outre sa qualification spéciale de maire-adjointe, elle gérait jusqu’à présent l’égalité des territoires, les relations euroméditerranéennes, l’attractivité et les grands événements.

adjoints, Benoît Payan révèlera ses adjoints samedi, après son élection par le conseil municipal, Made in Marseille
À gauche de l’image, Arnaud Drout, Anthony Krehmeier et Ahmed Heddadi entouraient le maire lors de sa victoire. Photo : Olivia Chaber

Les piliers de la précédente mandature

Adjoint aux finances, rôle essentiel, Joël Canicave poursuivra-t-il au même poste ? Lui aussi est un incontournable de la mandature précédente, et a longtemps présidé le groupe Printemps marseillais. Avant que Pierre Huguet ne prenne sa place. Ce dernier, également délégué à l’Éducation et aux cantines, devrait aussi trouver une place dans l’exécutif municipal, parmi d’autres anciens adjoints qui se sont illustrés au cours de la campagne. Comme Ahmed Heddadi, Audrey Garino, Yannick Ohanessian, Audrey Gatian…

D’autres figures importantes de la précédente mandature semblent pouvoir rempiler, mais avec moins de certitude, alors qu’elles ont moins pris la lumière durant la campagne, ou ne font pas partie du premier cercle du maire.

On pense à Pierre-Marie Ganozzi qui a mené le Plan écoles, mais dont la société publique (SPEM) est sous le coup d’une enquête. Va-t-il continuer dans ce rôle ? De son côté, Nassera Benmarnia espère « poursuivre le beau challenge de la nature en ville », et l’écolo Hervé Menchon exprime « l’envie d’aller au bout de mes projets » sur le Littoral. Perrine Prigent continuera-t-elle à travailler sur les espaces publics ou le patrimoine, et Rebecca Bernardi sur les commerces ?

Des nouvelles figures dans l’exécutif marseillais ?

La liste victorieuse du Printemps marseillais a aussi fait rentrer des nouveaux au conseil municipal. On note évidemment la présence d’Amine Kessaci. Le jeune écologiste est devenu une figure médiatique nationale dans la lutte contre le narcotrafic, qui lui a enlevé deux frères. Véritable argument de campagne, et en troisième position derrière Benoît Payan, nul doute qu’il deviendra adjoint. Reste à définir sa délégation.

Avec moins de certitude, d’autres nouveaux venus pourraient intégrer l’exécutif du maire. À commencer par ceux qui figurent en haut de la liste. Comme Julien Harounyan (7e), figure emblématique de la communauté arménienne marseillaise dont il est un représentant engagé, et entrepreneur reconnu. Juste derrière, Hanifa Taguelmint (8e) est une « prise de guerre » de LFI. Elle est une voix historique de la population des quartiers Nord et de la lutte contre le racisme.

Plus politiques, faudra-t-il aussi compter sur Pascaline Lécorché (12e), représentante locale du parti de Raphaël Glucksmann, Place Publique ? Ou sur le chef de file des communistes de Marseille, Anthony Conçalves, cancerologue respecté et 13e sur la liste ? Peut-être également que Nina Palomba, du parti animaliste, pourrait s’occuper de la place des animaux dans la ville ?

Parmi d’autres profils qui semblent sortir du lot, on note aussi la présence du directeur général de la Ligue de l’enseignement dans les Bouches-du-Rhône, Karim Touche. Le maire mettra fin aux suppositions ce samedi 28 mars, en présentant la liste de ses adjoints.

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