Le maire sortant Patrick de Carolis remporte les élections municipales à l’issue d’un second tour particulièrement incertain à Arles.
Patrick de Carolis (Horizons) remporte le second tour des municipales à Arles avec 42,39% des voix et conservera son fauteuil de maire pour un second mandat. Dans une quadrangulaire inédite, il devance ses trois adversaires, Nicolas Koukas, Rémy Benson et Jean-Michel Jalabert.
Les résultats du second tour
- Patrick DE CAROLIS (Divers centre) : 42,39%
- Nicolas KOUKAS (Union de la gauche) : 37,80%
- Rémy BENSON (RN) : 13,07%
- Jean-Michel JALABERT (Divers centre) : 6,73%
Une quadrangulaire qui a pesé sur le second tour
Le scénario redouté par le maire sortant s’était confirmé à l’entre-deux-tours : le maintien de son ancien adjoint centriste, Jean-Michel Jalabert, a conduit à une quadrangulaire, une configuration peu fréquente à Arles.
Arrivé quatrième au premier tour, l’ancien premier adjoint avait justifié son choix par des désaccords de fond avec l’équipe municipale, rejetant toute idée de retrait. Une décision vivement critiquée par Patrick de Carolis, qui y voyait un risque de dispersion des voix dans son camp.
Cette situation a empêché toute clarification du rapport de force et a contraint chaque candidat à mener campagne sans alliance formelle.
Un maire sortant fragilisé mais en tête
Avec 34,09% des suffrages au premier tour, Patrick de Carolis abordait ce second tour en position de leader, mais sans marge confortable. Face à lui, trois candidatures concurrentes structuraient l’opposition : une gauche rassemblée, un RN en progression et un centre dissident.
Dans les jours précédant le vote, le maire sortant a insisté sur la continuité de son action municipale et appelé à éviter une dispersion qu’il jugeait préjudiciable à la stabilité de la ville.
Le candidat de l’union de la gauche, Nicolas Koukas, a cherché à incarner une alternative crédible en misant sur un rassemblement élargi, notamment après l’élimination de la liste LFI au premier tour. De son côté, Rémy Benson, pour le Rassemblement national, s’est inscrit dans une dynamique de consolidation de son électorat, sans possibilité d’alliance, ni réserves de voix.