En difficulté après un premier tour largement dominé par le RN, la maire sortante Josée Massi est parvenue à inverser la dynamique et remporte le second tour des élections municipales à Toulon face à Laure Lavalette.

Ce dimanche soir à Toulon, Josée Massi s’impose avec 52,35% au terme d’un duel tendu aux élections municipales. Arrivée à plus de 12 points derrière au premier tour, la maire sortante a bénéficié d’un report de voix décisif. Le retrait du sénateur Michel Bonnus (LR), troisième au premier tour avec 15,71 %, a joué un rôle central.

Dès le soir du premier tour, celui-ci avait appelé sans ambiguïté à « faire barrage » au Rassemblement national. Un positionnement relayé par Hubert Falco, ancien maire de Toulon et figure locale toujours influente malgré son retrait de la vie politique après sa condamnation en 2023.

Ce front anti-RN a permis à Josée Massi de reconstituer une base électorale élargie. Entre les deux tours, sa campagne s’est recentrée sur un discours de rassemblement et de stabilité institutionnelle.

Les résultats du second tour des municipales à Toulon

  • Josée MASSI (DVD) : 52,35%
  • Laure Lavalette (RN) : 47,65%

Une dynamique du RN stoppée

En tête avec 42,05 % au premier tour, Laure Lavalette apparaissait en position favorable. Sa campagne, portée par une participation en forte hausse et un ancrage dans certains quartiers populaires, semblait en mesure de transformer l’essai.

Mais la stratégie d’union de ses adversaires a limité ses marges de progression. Malgré une mobilisation de son électorat et un score en hausse, la candidate du RN échoue à franchir le seuil nécessaire pour l’emporter.

Un entre-deux tours décisif

La semaine entre les deux tours a profondément modifié les équilibres. Contrairement à d’autres villes, les tractations ont abouti rapidement à un schéma clair : un duel frontal, sans dispersion des voix.

Josée Massi a su capitaliser sur cet alignement, tout en cherchant à élargir son socle au-delà des seuls électeurs de droite traditionnelle. Son discours s’est voulu moins clivant, insistant sur la gestion locale et la continuité. En face, Laure Lavalette avait anticipé ces rapprochements, dénonçant des « compromissions », mais sans parvenir à empêcher leur effet électoral.

Le résultat toulonnais constitue un contrepoint notable à d’autres scrutins municipaux. Il montre que, dans certaines configurations, la logique de front républicain demeure opérante, à condition d’être claire et assumée.

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